Valentin Van Nhut : le digital nomade du thé matcha

Où l'on parle de crises cardiaques, de thé matcha et de digital nomadisme

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Après avoir frôlé la mort à 17 et 19 ans, Valentin a créé sa propre marque de thé, Kumiko Matcha, et adopté un style de vie digital nomade.

Valentin Van Nhut : le digital nomade du thé matcha
DR ©
Jérémy Kohlmann

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Ceux qui me connaissent savent que j’ai une passion qui n’est absolument pas raisonnable pour le thé matcha. C’est comme ça que j’ai rencontré Valentin. Son produit m’ayant été recommandé par des amis, et son histoire m’ayant été longuement racontée, il fallait que nous nous croisions.

Je ne pouvais pas garder tout ça pour moi, alors je me suis dit que son parcours de Digital Nomad, sa vie, son entreprise, c’est ce que j’ai envie de raconter aux lecteurs de Masculin ! Et puis nous voici... Prêts à entendre une belle histoire de vie ?

▶︎ Hello Valentin, peux-tu pour commencer, nous raconter ton histoire pour les lecteurs de Masculin.com ?
Salut chers lecteurs de Masculin.com, je suis Valentin Van Nhut de Kumiko Matcha. Quand j’avais 17 ans, j’ai fait une crise cardiaque. En sortant de l'hôpital le docteur m’a dit : "Valentin, on ne sait pas ce que tu as, on ne sait pas comment te soigner, et tu peux avoir une crise cardiaque n’importe quand. Profite de ta vie."
À 17 ans j’ai tout de suite pensé : "Mais je n’ai pas eu assez de petites copines pour mourir demain !" LOL.
Puis j’ai compris que c’est le plus beau cadeau que la vie m’ait fait. J’ai commencé à vivre chaque jour comme si c’était le dernier. Je voulais vivre à fond toutes les expériences que la vie pouvait m’offrir.
Alors, dès que j’ai atteint la majorité j’ai pris l’avion vers Bangkok pour m’entrainer à la boxe thaï et entreprendre mon premier voyage seul. Depuis, j’ai vécu une longue liste de voyages, rencontres, aventures et vagabondages dans le monde.

▶︎ À 19 ans, j’ai fait une deuxième crise cardiaque. On appelle ça une tachycardie ventriculaire. Allongé dans l’ambulance, je regarde l’électrocardiogramme à ma droite. Le moniteur montre plein de gribouillis super fins comme dans les films, avec un nombre qui se met à jour chaque seconde. 230. 242. 241. Les pompiers autour de moi sont très inquiets. Et je me demande : "Qu’est-ce que ça va être mon record ?" 247 battements par minute. 4 battements par seconde.
Chaque battement était de moins en moins puissant. Et à ce moment là je me suis dit "c’est ok, je suis reconnaissant de toutes les expériences que j’ai vécues, je suis ok de mourir maintenant. Et si je survis à ça, je vais vivre une vie intense encore plus géniale, je vais presser le jus de la vie jusqu’à la dernière goutte. Je vais partager ces cadeaux de la vie et inspirer mes proches, ma communauté et le monde."
Quand je suis sorti de l'hôpital, le docteur m’a dit  : "Valentin, on ne sait pas ce que tu as, on ne sait pas comment te soigner, et tu peux avoir une crise cardiaque n’importe quand. Profites de ta vie. Et prends double dose de médicaments."

J’ai survécu, et j’ai encore plus vécu à fond et voyagé. Mais à chaque fois que je partais en voyage, que je quittais la maison avec mes deux sœurs, je leur disais au revoir. Car je ne savais pas si je les reverraient. Et je disais à ma petite sœur Vanina, qui avait 9 ans : "Vanina, rappelle-toi de ces 3 choses : ne regarde pas la télé, lis des livres, et poursuis tes rêves. Répète après moi..." Et puis je partais vivre des aventures inoubliables.

En 2013, cinq années après ma première crise cardiaque, les docteurs m’ont rappelé car ils avaient trouvé comment me soigner ! J’ai été opéré et, du jour au lendemain, j’étais guéri : plus de médicaments et plus de problèmes cardiaques.

Maintenant, j’ai 26 ans et, de toute cette expérience, j’en ai tiré ce message pour le monde, et pour toi, cher lecteur de Masculin.com : "Vis comme si chaque jour était le dernier et comme si tu allais vivre pour toujours." Les deux paradigmes en même temps.

Cette façon de vivre est aussi un miroir à ma philosophie sur le thé matcha premium bio : Kumiko, la beauté éternelle, dès maintenant.


Valentin van Nhut, l'expert du thé matcha



▶︎ Parlons un peu de digital nomadisme, je sais que tu as pas mal voyagé et que ça ne t’empêchait pas du tout de travailler, de faire croître ton business ; tu nous racontes ?
Tout à fait, quand j’ai découvert le thé matcha en 2012, j'étais en Chine et je travaillais pour mon premier mentor, avec qui nous avons créé une marque de vin français pour le marché chinois.
J’ai adoré le thé matcha premium bio du Japon, ses effets bénéfiques et ce rituel auquel il se prête très bien le matin. Et lorsque je retournais en France, je ne trouvais pas de bon thé matcha bio de qualité, ce n’était pas très connu à l’époque.

Donc, j’ai décidé de faire découvrir le thé matcha premium bio en France et de créer une communauté autour du thé matcha et d’un mode de vie plus sain et plus conscient. C’est comme cela que Kumiko Matcha est née.
Depuis le début, je me suis organisé pour pouvoir travailler depuis n’importe où avec une connexion internet. Parce qu'avec mon histoire, je ne voulais pas d’une carrière conventionnelle, je suis devenu un entrepreneur nomade.

Je voyage uniquement avec un sac à dos qui contient mes affaires et un iPad Pro que j’utilise presque exclusivement maintenant, avec mon téléphone. Et j’utilise les technologies de communication et de gestion auxquelles tout le monde à accès, pour faire découvrir le thé matcha premium bio au plus grand nombre de personnes.

▶︎ Qu’est-ce que tu conseillerais à celles et ceux qui veulent voyager toute l’année et vivre d’un business dématérialisé, comme tu peux le faire avec Kumiko Matcha ?
Cela demande beaucoup de discipline. Il faut exercer le "muscle de la discipline" parce que je n’ai pas de chef comme dans une organisation pyramidale. Il faut mettre en place un rituel matinal (avec un bol de thé matcha !), des moments pour œuvrer, et des moments pour faire des taches de manager. Un rituel du soir. Toutes ces tactiques pour rester productif et atteindre son potentiel par soi-même.
D’ailleurs, je commence à donner du coaching sur ce sujet. Pendant les années où je vivais comme si chaque jour était le dernier, j’étais obsédé par cette question : "Comment faire le mieux avec le temps que j’ai ?" J’ai lu des dizaines de livres sur le développement personnel, la gestion du temps et l’efficacité. Et j’en ai tiré mes propres systèmes et modèles pour être auto-motivé et multiplier son potentiel.

Mon deuxième conseil, c’est de trouver un mentor. C’est quelqu’un qui est dix à vingt ans plus avancé que toi dans le domaine que tu souhaites développer. Avoir une relation avec un ou une mentor, c’est extrêmement puissant pour se développer et profiter de leur expérience. Et ça ne va pas que dans un sens, tu as toujours quelque chose à apporter à un mentor, sur une autre ligne de développement.
Donc, trouve une personne qui est déjà un nomade digital, si c’est ton but, et contacte-la. Raconte-lui ce que tu cherches à faire et demande-lui son feedback, comment tu pourrais l’aider et participer à son succès.

Mon troisième conseil, c’est de travailler sur tes "croyances limitantes". On a tous des croyance limitantes. Un exemple pour moi, c’était la peur des erreurs et des échecs, qui me paralysait et m'empêchait d’agir.
Alors, il faut d’abord réussir à identifier cette croyance. Généralement, elle déclenche une sensation dans le corps, peut-être une boule au ventre ou à la gorge.

Ensuite, il y a une formule simple pour inverser tes croyances limitantes. C’est : "Je [l’état final que tu veux] [et les sentiments que tu ressens quand tu as ce que tu veux]". Pour l’erreur de la peur des erreurs et des échecs, voici ce que j’ai écrit : "Je suis libre de la peur des erreurs et des échecs. Les erreurs et les échecs sont de bonnes choses et sont nécessaires pour obtenir le succès. J’agis sans avoir peur d’échouer et je me sens excité, héroïque et 'instoppable'."

Cette phrase, il faut la lire tous les jours. C’est une affirmation qui va inverser la façon dont tu penses par rapport à cette croyance limitante. Il y a beaucoup de science et de profondeur derrière cette pratique simple que je pourrais expliquer à une autre occasion pour la clarté de cet article. Just do it :)



Valentin Van Nhut, digital nomade



▶︎ Une destination que tu conseille pour ceux qui veulent démarrer ?
Oui, trouves une destination avec une communauté active de "digital nomades", avec qui tu pourras te connecter. Ho Chi Minh City (Saigon) au Vietnam est super pour cela. Il y a aussi Bali, Bangkok, Chiang Mai.

▶︎ Un mot pour finir ?
Nous avons créé une communauté autour du thé matcha. Si mon histoire t’a plu, n’hésite pas à nous rejoindre pour échanger plus amplement autour de ce sujet ou de Digital Nomadisme.


Voilà, j’espère que l’histoire de Valentin vous aura inspiré comme elle le fait pour bon nombre de personnes qu’il rencontre. Son parcours de vie est une leçon pour nous tous, et sa volonté de faire découvrir un vrai beau produit d’artisanat également. Finalement, l’important ce n’est pas où vous êtes, mais bien ce que vous avez envie de partager avec le monde.

N’hésite pas à retrouver toutes mes interviews sur Masculin.com ou mes petites histoires sur Jkohlmann.fr.

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