Cherchez Hortense : c’est l’histoire d’un mec...

Jean-Pierre Bacri face au(x) communautarisme(s)

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Avec « Cherchez Hortense », le réalisateur Pascal Bonitzer s’attaque à la question de l’identité et minorités. Un film qui traite d’un sujet profond, mais avec légèreté, avec un Jean-Pierre Bacri au sommet de son art.

Cherchez Hortense : c’est l’histoire d’un mec...
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Cherchez Hortense… C’est le titre du nouveau film de Pascal Bonitzer. Et autant vous le dire : vous allez passer un bon moment à le chercher. Oui, « le », car il ne s’agit pas ici d’un prénom féminin. Mais plutôt que de vous dire qui est Hortense, résumons plutôt l’intrigue du film.

Une situation simplement compliquée

En fait, c’est l’histoire de « quelqu’un qui va peut-être avoir un problème parce que j’ai pas parlé à quelqu’un de quelque chose dont j’aurais dû lui parler et maintenant je dois le dire à ce quelqu’un et je ne sais pas comment ». Vous n’avez rien compris ? C’est normal. Pourtant, c’est bien à cette situation que doit faire face Jean-Pierre Bacri dans le film.

Pour être plus concret, le comédien y campe Damien, professeur de civilisation chinoise. Alors que sa vie de couple – avec sa femme interprétée par Kristin Scott-Thomas – bat sérieusement de l’aile, Damien se voit « contraint » de demander de l’aide à son père, conseiller d’Etat, avec qui il entretient une relation plutôt compliquée. Et l’aide dont il a besoin, c’est un coup de fil à « la bonne personne » pour éviter à une certaine Zorica, une jeune fille des Balkans sans papiers, d’être expulsée…

Identité nationale et minorités (in)visibles

Au moment d’évoquer la genèse de son film, Pascal Bonitzer avoue une simple volonté de « mettre (son) grain de sel sur la question de l’identité, et notamment de l’identité nationale, que l’on a beaucoup trop entendu ces derniers temps (…). C’est aussi le cas avec les minorités visibles et invisibles ». D’où le fait d’avoir choisi une jeune femme sans papier qui parle parfaitement français « et qui ressemble étrangement à Isabelle Carré ». D’où le fait, aussi, de s’interroger sur « l’identité sexuelle » de ses personnages, notamment celui de Claude Rich.

« D’un Z qui veut dire Bonitzer »

Elément central du scénario, le personnage de Jean-Pierre Bacri est simplement un « type normal », qui doit faire face à une situation finalement assez classique, mais qui va devoir surpasser « les petites lâchetés  du quotidien » pour s’en sortir.

Engagé sur le fond, léger et percutant sur la forme – avec des dialogues excellents –, ce nouveau long-métrage est donc un joli coup d’épée adressé à tous les communautaristes… « d’un Z qui veut dire Bonitzer », dixit Jean-Pierre Bacri.

Sortie en salles le 5 septembre 2012
Note de la rédaction : ★★★★☆


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