James Bond
De Sean Connery à Casino Royale
Le 30/11/2006
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Notre nom est Bond, James Bond Le personnage de l'agent James Bond 007 a été créé en 1952 par le romancier Ian Fleming. Le premier film mettant en scène le personnage, «Dr No », est sorti en 1960. Ont été tournés à ce jour 21 films de la série officielle, un non-officiel («Jamais plus jamais »), une parodie et un téléfilm. Plus qu'un héros, une icône aussi changeante que la virilité. | |
![]() | Avec la sortie et le triomphe commercial de «Casino Royale », James Bond 007 est revenu sur le devant de la scène après un hiatus de quelques années. Plus qu'un retour, une réinvention : il a depuis longtemps cessé d'être un simple héros de film d'espionnage. Il est une icône masculine multiforme évoluant avec les modes comme les changements d'acteur. L'agent 007, est l'homme rêvé - ou cauchemardé -, un creuset où se coulent toutes les formes de l'idéal masculin. Selon Fleming, c'est un élégant, mais surtout un tueur brutal au visage cruel. Incarné par Sean Connery au cinéma, il perd de son caractère inquiétant et devient un fauve classieux, cynique et brutal à l'occasion, mais moins sauvage. Il devient surtout un parangon d'élégance qui accompagne les modes comme il les suscite. Montres Rolex, voitures Bentley, Toyota et surtout Aston Martin (dans «Goldfinger» tout d'abord). L'agent au permis de tuer devient un mètre-étalon de la classe, faisant la conquête d'avatars «exotiques» de la féminité (dans le désordre et parmi tant d'autres : Ursula Andress, Diana Rigg, Carole Bouquet, Sophie Marceau, Halle Berry, Michelle Yeoh...). Avec l'éphémère George Lazenby, Bond se fait plus humain et fragile. Mais c'est avec Roger Moore que le personnage subit sa plus grande mue : moins viril, plus âgé, plus british aussi. Au bout de quelques films, le mythe masculin ressemble à sa propre parodie - typique des années 1970 : avec «Moonraker », c'est du Austin Powers avant l'heure. Timothy Dalton est un Bond plus sec et nerveux, mais sa conception «tragique » du héros ne convainc pas tout le monde. Pierce Brosnan, plus détendu et élégant, amène James Bond au summum de la technologie : de plus en plus spectaculaires, ses aventures finissent par perdre en humanité, d'autant qu'à partir de «Goldeneye», la présence de marques à l'écran (Omega, Perrier, BMW puis à nouveau Aston Martin... jusqu'à 70 marques dans «Meurs un autres jour») se fait un peu envahissante, transformant le héros en homme-sandwich. |
SUITE : Casino Royale
AUTEUR
Nikita Malliarakis
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