Top 5 des polémiques sur la sécurité de Facebook

Le web en émoi après un nouveau « vrai faux bug » sur le célèbre réseau social

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Ce 24 septembre 2012, Facebook a une nouvelle fois suscité une grosse polémique, notamment en France. Selon certains internautes, d’anciens messages privés seraient effectivement devenus publics, visibles par tous. Une rumeur démentie depuis par Facebook.

Top 5 des polémiques sur la sécurité de Facebook
© iStockphoto ©

« Vire tes messages. » Ce conseil était celui d’un internaute français hier, au moment où naissait une nouvelle polémique autour du réseau social Facebook. Alors que les journalistes de Metro s’interrogent sur la possibilité d’un bug ou d’une faille de sécurité chez le bébé de Marck Zuckerberg, plusieurs internautes se font écho du même phénomène : des messages privés échangés entre 2007 et 2009 apparaitraient désormais directement dans la Timeline des utilisateurs.

Face à une telle annonce, le buzz a été immédiat et c’est une véritable « crise de panique » qui a agité le web hier après-midi. Et si Facebook a révélé en fin de journée qu’il ne s’agissait pas d’un bug après avoir mené sa petite enquête – il s’agirait de messages ayant toujours été « publics » –, le mal est fait aujourd’hui… Rappelons tout de même que ce n’est pas la première polémique à laquelle Facebook doit faire face.

1- La gestion des données personnelles

La gestion des données personnelles des personnes inscrites sur Facebook est au centre de toutes les attentions depuis la création du réseau social ou presque. Si une charte concernant la vie privée a désormais été mise en place, de nombreuses personnes accusent Facebook de vendre les données personnelles de ses utilisateurs à des entreprises. Si cela n'a pas été avéré, il faut noter que le réseau social utilise vos données personnelles pour vous proposer des publicités ciblées, en fonction de vos goûts et de votre profil...

Par ailleurs, la fameuse charte Facebook précise également que le site se réserve le droit de récolter des informations sur les membres à partir de sources extérieures comme les journaux, les blogs et d'autres sources sur Internet.

2- Des informations privées pas très privées

En 2007, un site web américain révélait que les employés de Facebook avaient accès à toutes vos informations privées. Des entreprises, ou des recruteurs auraient donc pu accéder de la même façon à votre profil pour en apprendre plus sur vous. C’est en tout cas ce que révélait le Figaro en 2008, précisant que « les recruteurs appuyaient parfois un refus d'embauche sur des détails privés ainsi collectés ».

3- Facebook et les hackers

Les virus et les hackers aiment Facebook. En 2008, le virus Koobface envoyait via Facebook des mails aux amis des personnes dont l'ordinateur avait été infecté. Facebook a réagi à ce type d’attaque, en nouant notamment un partenariat avec McAfee, l’éditeur de logiciels anti-virus.

Pour autant, le 24 avril 2010, un hacker surnommé kirllos assurait détenir pas moins de 1,5 million de comptes Facebook et s’était amusé à mettre en vente les identités manifestement volées aux utilisateurs. Son prix : 25 dollars pour 1000 comptes avec 10 contacts ou moins et 45 dollars pour 1000 comptes disposant de plus de 10 amis...

Quelques jours auparavant, une fausse page Ikea – proposant des bons d’achat de 1000 dollars –renvoyait les internautes vers un site pirate où les internautes étaient invités à laisser leurs données personnelles...

4- Un logiciel trop intrusif

La reconnaissance faciale est l’une des innovations relativement récentes de Facebook. Comme son nom l’indique, celle-ci reconnait automatiquement les visages sur les photos publiées et permet donc d’identifier les personnes présentes sur les clichés… sans forcément avoir leur consentement.

Mais face au tollé suscité – encore ! – par cette nouveauté, la société de Mark Zuckerberg a décidé il y a quelques jours de suspendre la reconnaissance faciale. Toutes les données collectées par cet intermédiaire devraient être supprimées d’ici le  15 octobre 2012. Mais Facebook chercherait dans le même temps « une façon appropriée d’obtenir le consentement des utilisateurs pour ce type de technologie », et ce, dans le respect de la législation européenne.

5- Les failles de sécurité

Le « vrai-faux » bug du 24 septembre 2012 a été présenté par certains comme une faille de sécurité. Si l’on ne sait pas encore vraiment de quoi il s’agit dans le cas présent, notons que les failles de sécurité sont une réalité sur Facebook.

Le 6 mai 2010, un bug sur les paramètres de confidentialité avaient rendu publics les mots échangés en chat par les internautes, via la messagerie instantanée. Un bug qui rappelle furieusement celui d’hier… même s’il ne s’agissait pas d’un bug, comme le clame Facebook.

Au final, et comme toujours sur le web, mieux vaut ne pas trop se dévoiler. « Prudence est mère de sureté », dit le dicton. Un dicton qu’il semble donc bon d’appliquer sur Facebook comme ailleurs.

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