L’hypnose : pourquoi ? Comment ?

L’art de se laisser guider : non, vous ne rêvez pas !

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On a tous vu un jour, à la télévision ou lors d’un spectacle, une personne sous l’influence d’un hypnotiseur se laisser complètement guider et donner l’impression de ne rien décider. Si l’hypnose peut être un numéro de cirque, certains l’utilisent comme un véritable outil thérapeutique. Comment fonctionne cette méthode et à qui est-elle destinée ?

L’hypnose : pourquoi ? Comment ?
3, 2, 1, fermez les yeux
Quand on voit dans un numéro de cabaret un spectateur choisi au hasard monter sur scène et se laisser complètement tomber dans les bras du saltimbanque, on est en présence de ce que l’on appelle l’hypnose classique ou de suggestion. L’hypnotiseur parle à son sujet de façon très directive voire très autoritaire. Il lui « suggère » de… dormir, parler, se coucher. Il court-circuite en quelque sorte les décisions que prendrait son cerveau.

Si des ersatz d’hypnose existaient déjà il y a plus de 6000 ans en Mésopotamie, c’est certainement au XVIIIème siècle que les prémices de ce que sera l’hypnose Ericksonienne sont mises en exergue par Franz Anton Mesmer. Puis en 1900, par le pharmacien Coué, aujourd’hui connu par sa fameuse méthode d’autosuggestion : la méthode Coué.
Hypnothérapie : la réponse est en nous
L’hypnose Ericksonienne, plus complexe et moins « dirigiste », peut aider dans le traitement de certains TOC ou angoisses. « Etre à la fenêtre et se regarder passer dans la rue », voilà, ce que cela permet. La relaxation, les symboles, les métaphores aident le thérapeute. Il peut ainsi traiter différentes addictions. Par exemple, en faisant associer à son sujet des goûts et des odeurs désagréables, à l’image de la cigarette, celui-ci pourra peut-être s’en sevrer. Idem dans le cas d’un régime, le patient aura, dans sa période de relaxation, imaginé l’aliment qu’il adore et lui aura accolé une image suscitant le dégoût.
Même pas mal ou l’hypnoanalgésie
Pendant l’état hypnotique, il semblerait que le corps sécrète beaucoup d’endorphines, antalgiques naturels que nous secrétons nous-mêmes. La chirurgie sous hypnose est une preuve supplémentaire de l’efficacité de l’hypnose sur la douleur.

Autosuggestion et effet placébo ou véracité des effets ? Tout comme pour les magnétiseurs, pour l’instant peu de certitudes. Ce qui est certain, c’est que de nouvelles méthodes comme l’EMDR (Eye movement desentization and reprocessing), l’hypnose du traumatisme, sont de plus en plus utilisées. Cette méthode de mouvements oculaires, plonge le patient dans un état hypnotique. Il semblerait qu’elle agisse sur les neurones et plus profondément sur certains traumatismes.

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