Comment fonctionne la bourse ?

A la bourse, on ne joue pas !

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Jouer en bourse est sans doute l'expression la moins adaptée à un investissement sur les marchés financiers. Le placement en actions n'est pas un jeu. Réflexion, mesure des risques et prudence doivent être privilégiés.Voici quelques conseils avec les quelques pièges ou risques à éviter.

© philippe Devanne
La Bourse est tout sauf une loterie. Elle répond à des codes, des procédures parfois complexes et utilise un vocabulaire qu'il est nécessaire de maîtriser avant de se lancer.
Le site ABC Bourse propose par exemple un lexique hyper complet.

Ensuite, on rencontre souvent des intermédiaires sur le chemin de l'investissement qui n'ont pas obligatoirement les mêmes intérêts que vous ou pire, qui n'ont pas une grande connaissance des marchés financiers.

Malheureusement, de nombreux conseillers de banque n'y connaissent pas grand chose. Ils vont vous indiquer des investissements parce que c'est une demande de leur direction par exemple. C'est notamment le cas lors de campagnes de privatisation d'entreprises publiques.
Autre comportement, celui des courtiers pourront avoir tendance à vendre et acheter en permanence pour votre compte... tout simplement parce qu'ils sont rémunérés pour chaque transaction (vente ou achat).

La fiscalité n'est pas obligatoirement bonne conseillère
Attention à ne pas investir avec « les déductions d'impôts » comme seul moteur de sa réflexion. D'abord parce que la fiscalité boursière est applicable dans le cadre de gros investissement.
Ainsi, les plus values (les bénéfices faits sur les ventes d'actions) ne sont imposées qu'en cas de cession de 20 000 euros d'actions dans l'année. C'est peu disent certains. Mais en fait c'est déjà pas mal si on gère son portefeuille sur du moyen terme, en limitant les ventes.

Dans ce cas là, c'est même plus avantageux qu'un PEA (Plan d'Epargne Actions).
En effet, les actions souscrites dans le cadre d'un PEA sont exonérées d'impôts (mais pas de cotisations sociales), si vous les conservez 5 ans et qu'elles sont éligibles, c'est à dire françaises ou parfois européennes. C'est à dire que des actions phares comme celle de Google ne sont pas éligibles et donc vous pouvez en détenir mais elles bénéficieront pas des avantages fiscaux du PEA. Ceci étant dit, ce Plan reste un très bon outil pour un « petit porteur ».

Ne jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier
C'est une des règles de base si l'on veut ne veut pas avoir de mauvaises surprises. Il faut constituer un portefeuille avec plusieurs types de valeurs. Les valeurs dites de « fond de portefeuille ». Elles ne progressent pas très vite c'est vrai, mais elles résistent mieux en cas de baisse générale. C'est un peu l'action « bon père de famille ». Une des plus connues c'est Air Liquide.

Ensuite, on choisira quelques valeurs de rendement. C'est à dire que ces entreprises versent de gros dividendes à leurs actionnaires, donc à vous, si vous en vous possédez des actions. Pour ces valeurs, le cours n'est pas le plus important.

Enfin, on pourra compléter son éventail d'actions par quelques valeurs spéculatives. C'est à dire des sociétés que l'on soupçonne d'être rachetées un jour ou dont le secteur d'activité repose sur des inconnues, les biotech, Internet, ... etc. Ces actions peuvent chuter mais elles peuvent aussi «bondir » très brusquement. Bref, c'est le risque maximum...de perdre ou gagner.

par R. Gougaud

Pour aller plus loin :
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