James Bond et le Martini : une vraie histoire d’amour

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Comptoir de prédilection de Sir Ian Fleming, le Dukes bar de Londres constitue un lieu de pèlerinage pour tout fan de James Bond qui se respecte.

James Bond et le Martini : une vraie histoire d’amour
© Dukes London ©

C’est au Dukes bar de Londres que serait née la réplique « au shaker, pas à la cuiller ». Et selon Alessandro Palazzi, qui officie au Dukes depuis cinq ans, cette réplique reflèterait de 007 bien plus que son goût pour les cocktails.

Aussi passionné par son bar qu'il l'est par l'agent secret, qui célèbre cette année son 50ème anniversaire au cinéma, Alessandro Palazzi est allé jusqu'à créer deux recettes de martini en l'honneur de Ian Fleming. Selon lui, si Bond boit des martinis préparés au shaker, ce n'est pas par hasard.

Un cocktail sacré

En 1950, à l'époque où Fleming écrit le premier livre de la série, tous les aspects de la société étaient strictement codés. Les boissons et les heures auxquelles elles étaient servies n'échappaient pas à la règle. Alessandro Palazzi explique que les martinis étaient servis uniquement avant le dîner, à l'heure de l'apéritif, que les boissons ne contenaient jamais deux alcools blancs et surtout, que les cocktails étaient toujours préparés à la cuiller. Il en allait de même pour tout le monde. Pour tous, sauf pour Bond. James Bond.

Dans Casino Royale, 007 donne des instructions spécifiques au barman quant à la préparation de sa boisson, un cocktail qui deviendra le Vesper (du nom de la James Bond girl Vesper Lynd). Sa recette : trois mesures de gin Gordon pour une mesure de vodka, une demi-mesure de l'apéritif à base de vin et de liqueurs d'agrumes Kina Lillet, une tranche de citron, le tout mélangé au shaker.

Au diable codes et conventions, Bond crée ses propres règles et prépare ses boissons à sa guise. Comme le dirait Palazzi : « Il aime en mettre plein la vue ».

Fleming et les martinis de Bond

Au Dukes, Alessandro Palazzi a recréé le Vesper à l'aide de No. 3 London Dry Gin, de Lillet Blanc, d'Angostura et de vodka polonaise Potocki, en hommage à celle qui a inspiré le personnage de Vesper Lynd : la Polonaise Christine Granville.

Il s'agit là du plus demandé des martinis Bond, dans ce bar où Palazzi sert cinquante cocktails à £16.95 (21 euros) l'unité chaque soir. Un prix un peu élevé, concède le barman. Mais les clients en ont pour leur argent, puisque les boissons sont préparées avec force cérémonie, un spectacle à la hauteur de l'ancien repère de Fleming. Depuis leur table, les clients peuvent même apercevoir Palazzi sortir un chariot rempli de ses précieuses bouteilles, conservées au congélateur.

L'autre cocktail signé Alessandro Palazzi, le Fleming 89, a quant à lui été créé en partenariat avec la parfumerie londonienne Floris. Sa fragrance No. 89 Eau de Toilette constitue le parfum de prédilection de Bond. Inspiré par les fèves tonka utilisées pour la création du parfum, Palazzi fait infuser une poignée de fèves parfumées à a vanille dans 750 ml de vodka russe pour créer un élixir spécial. Dans un verre à martini gelé, il verse de la rose sucrée, la vodka infusée, du vermouth, du Lillet, quelques gouttes de bitter chocolat, une pointe de vodka russe et un zeste de liqueur de rose, pour créer son cocktail-dessert proposé à £18.95 (24 euros).

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