Mais en fait, c'est quoi la Bourse ?

Qu'est-ce que la Bourse ? Comment ça fonctionne ? On vous dit tout !

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Bourse sans oser le demander, voici ce que nous vous proposons aujourd'hui ! Un bon moyen de briller en société mais aussi et surtout de mieux gérer son argent.

Mais en fait, c'est quoi la Bourse ?
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Le terme « Bourse » signifie « bourse des valeurs ». Sa fonction est d’organiser la rencontre entre l’offre et la demande de capitaux. « La » Bourse se distingue en particulier d’une « bourse de commerce », où sont achetés et vendus, non pas des titres qui représentent des capitaux, mais des denrées alimentaires, des métaux ou de l’énergie.

Actions et obligations, quelle différence ?

La demande de capitaux est le fait d’agents économiques qui en manquent pour leur développement : entreprises, Etats, collectivités locales. Cette demande de capitaux passe par une offre de titres aux agents économiques prêts à investir : particuliers et investisseurs dits « institutionnels ». Par opposition aux marchés des emprunts d’Etat, le terme « Bourse » se restreint aux marchés organisant l’achat et la vente d’actions, qui sont des titres de propriété sur tout ou partie du capital d’entreprises.

Le marché des obligations, ces titres de dette émis par des entreprises, fait aussi partie de la Bourse, mais il est moins animé que celui des actions. Le prix des actions dépend strictement de l’offre et de la demande : leur valeur (leur cote) augmente quand la demande est supérieure à l’offre ; leur valeur baisse dans le cas inverse.

La Bourse accueille aussi depuis longtemps des titres financiers liés aux actions, et même « dérivés » des actions. Tel est le cas des « trackers » indiciels par exemple, ces titres financiers adossés à l’évolution d’indices boursiers comme le CAC 40 ou le Dow Jones. Par opposition aux marchés « à terme », le mot « Bourse » est réservé aux marchés financiers « au comptant » : la livraison et le paiement des titres se font immédiatement après leur négociation. 

Les acteurs de la Bourse

L’achat d’une seule action en Bourse rend un particulier actionnaire, c’est-à-dire propriétaire d’une partie du capital d’une entreprise. Le poids des investisseurs particuliers est cependant variable selon les pays. Malgré la possibilité de passer des ordres d’achat et de vente directement sur Internet, les moins de 35 ans, qui représentent 30 % de la population française, ne sont aujourd’hui que 15 % à utiliser un compte-titres, ce support bancaire adossé à un compte courant qui est rendu obligatoire par la loi française pour acquérir ou céder des valeurs mobilières.

Ce sont les investisseurs dits « institutionnels » qui gèrent l’immense majorité des encours investis en Bourse : banques, compagnies d’assurance, fonds divers. Une grande partie des fonds ainsi gérés provient à l’origine de l’épargne des particuliers, mais les marges de manœuvre de ces acteurs de la Bourse sont sans commune mesure avec celles d’un ou de plusieurs particuliers.

A titre d’exemple, le groupe Barclays Global Investors gère un montant d’actifs équivalent au Produit Intérieur Brut (PIB) de l’Etat français (près de 2000 milliards d’euros). Aujourd’hui, elles-mêmes cotées, les Bourses ont permis aux entreprises de développer des projets que leurs seuls chiffres d’affaires n’auraient pu financer. Sans le marché des valeurs technologiques américaines NASDAQ, les sociétés Microsoft et Google n’auraient pu obtenir les moyens de leur financement.

Les plateformes : comment ça fonctionne ?

La société gérant la Bourse de Paris (Euronext) réunit les places de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne, et elle possède aussi le marché londonien de produits dérivés LIFFE. Elle a fusionné en 2008 avec la société gérant la Bourse de New York (NYSE) pour former le géant NYSE Euronext. Avant 2007 (directive européenne « Marchés financiers »), lorsqu’un investisseur passait à sa banque ou à son intermédiaire financier un ordre d’achat ou de vente portant sur une ou plusieurs valeurs, l’intermédiaire était obligé de transmettre l’ordre aux systèmes de négociation centralisés des Bourses.

Aujourd’hui, un grand établissement bancaire et financier peut se porter lui-même contrepartie des ordres passés par ses clients et il doit afficher en permanence (via internet, en véritable « faiseur de marché ») les prix auxquels il est prêt à vendre ou acheter des titres à ses clients. Avec des horaires de négociation plus larges et des coûts de transaction souvent inférieurs, des plateformes indépendantes (Turquoise, BATS Chi-X) concurrencent les Bourses elles-mêmes sur leur propre terrain, c’est-à-dire en proposant à la négociation les mêmes valeurs exactement.  

 

Article proposé en collaboration avec le portail boursier Trader-Finance.fr

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