Bourse ou Forex : comment faire le bon choix ?

Tout ce qu’il faut savoir pour mieux investir

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Vous souhaitez investir ? Vous ne savez pas encore comment placer votre argent ? Vous hésitez entre la Bourse et le Forex ? Voici quelques explications qui devraient vous permettre d’y voir plus clair.

Bourse ou Forex : comment faire le bon choix ?
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Différences réelles

Il y a déjà une différence de taille. Selon l’étude triennale de la Banque des Règlements Internationaux, le volume moyen des transactions réalisées quotidiennement sur les paires de devises du Forex (le marché des changes mondialisé) est de 4000 milliards de dollars au moins : ce volume est 3 fois celui de tous les marchés actions et à terme (ceux où se négocient des contrats « futures ») réunis.

Les différences évidentes entre la Bourse et le Forex sont ensuite essentiellement techniques :

1. Le Forex est ouvert 24 heures sur 24 du dimanche soir au vendredi soir, alors que les marchés d’actions ouvrent un certain nombre d’heures par jour et selon les fuseaux horaires de leurs situations géographiques respectives (Tokyo puis Paris puis Londres puis New York, par exemple).

2. Les produits ou instruments financiers de ces marchés hétérogènes (c’est-à-dire sans influence directe l’un sur l’autre) sont complètement différents : pas de dividendes d’actions sur le Forex, pas de gains sur les taux d’intérêt sur les marchés d’actions.

3. L’effet de levier qui permet d’investir plus que le montant des fonds dont on dispose est très supérieur sur le Forex : de 1 à 50 ou beaucoup plus selon les courtiers, alors qu’il n’est que de 1 à 5 au maximum sur Euronext Paris via le seul « Service à Règlement Différé ».

4. Alors que la plupart des marchés d’actions (et en tout cas tous ceux où sont cotées les valeurs des sociétés les plus importantes) sont des marchés réglementés (avec des règles d’encadrement et d’intermédiation édictées par une autorité de marché, une centralisation des ordres et un système de règlement-livraison), le Forex est un marché de gré à gré, les négociations se déroulant directement entre opérateurs.

5. Les marchés d’actions, même quand ils sont liquides (c’est-à-dire quand ils favorisent la possibilité d’acheter et de vendre très rapidement), sont moins liquides que le Forex, où l’on trouve toujours un acheteur lorsqu’un investisseur souhaite vendre une devise et un vendeur lorsqu’un investisseur souhaite acheter une devise.

6. Les marchés d’actions ont développé des centaines d’instruments financiers différents, alors que le nombre de paires de devises tradées sur le Forex est limité, avec une dizaine de « stars » incontestables parmi elles.

7. L’information utile et nécessaire à l’investissement sur les marchés boursiers est protéiforme et complexe : elle a trait à des variables de marché strictement techniques, mais aussi et surtout au contexte économique général ainsi qu’à la valeur intrinsèque des titres cotés, qui dépend des entreprises que ces titres représentent. Une paire de devises n’a pas de valeur intrinsèque, et la quantité d’information qui influe sur l’évolution de son cours est plus réduite qu’en Bourse. Cette information (les différentes statistiques institutionnelles publiées chaque semaine, la fixation régulière des taux d’intérêt directeurs des banques centrales, etc.) est connue simultanément par tous les acteurs du marché, la transparence du Forex étant supérieure à celle des places boursières.

Intervenants communs

Les principaux intervenants des marchés boursiers et du Forex sont les mêmes : il s’agit des acteurs institutionnels que sont les banques, les compagnies d’assurances, les fonds de toutes sortes (fonds de pension, hedge funds), avec des spécificités locales : si les institutionnels et les banques couvrent 80 % des transactions du Forex, le fait que des fonds de pension étrangers détiennent environ 25 % du capital des sociétés du CAC 40 est bien spécifique.

Du côté des particuliers, avantage à la Bourse : les investisseurs particuliers sont  l’origine de 44 % des encours boursiers, et 15 % des Français de moins de 35 ans ont un compte-titres. On est encore loin du compte sur le Forex, pourtant l’investissement des particuliers y connaît un engouement phénoménal grâce à la facilité d’accès de ce marché : en 2012, 10 % des transactions spot du Forex, pour un volume journaliser de 150 milliards de dollars, étaient le fait de particuliers.

 

Article proposé en collaboration avec le portail financier Trader-Forex.fr

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