IRM : tout va bien pour Charlotte Gainsbourg

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IRM : tout va bien pour Charlotte Gainsbourg
Masculin.com - Ludovic Bonnet, © Nick Knight / © Keith Scofield ©

Il est des artistes que l'on ne peut critiquer. C'est plus ou moins ce qu'avait déclaré la journaliste et écrivain Clara Dupont-Monod dans une récente émission de La Matinale, sur Canal +. Elle parlait là de Charlotte Gainsbourg, et de son album IRM, dans les bacs depuis le 7 décembre 2009.

Une artiste encensée par la critique
Et elle n'avait pas forcément tort, Clara. Car Charlotte Gainsbourg est régulièrement encensée par la critique. Son précédent album, 5:55, l'avait révélée au grand public dans la peau de chanteuse. Déjà à l'époque, les commentaires à son sujet étaient dithyrambiques. Le fait d'être la fille de Serge Gainsbourg et Jane Birkin n'y est surement pas étranger. Rebelote avec IRM, qui s'inscrit d'ailleurs dans la droite lignée de 5:55.

Charlotte Gainsbourg ou le syndrome de la « fille de »
De toute façon, Charlotte Gainsbourg aurait du mal à cacher cette filiation. D'un point de vue physique et artistique, la chanteuse a en effet beaucoup emprunté à ses parents. Notamment à Jane Birkin, à qui cet IRM fait étrangement penser. Concrètement, Charlotte Gainsbourg ne peut pas miser sur une voix puissante pour faire passer ses émotions. Qu'à cela ne tienne, elle se sert d'une certaine poésie – que certains jugeront peut-être « cul-cul la praline » – et d'une mélodie très inspirée. L'album IRM a été produit par Beck, et ça s'entend.

Et pourtant, c'est bon !
Alors, après avoir avancé tous ces arguments – Charlotte Gainsbourg est protégée par la critique, elle bénéficie de la notoriété de ses parents, elle n'a pas de voix… – que dire de cet album ? Eh bien, qu'il est bon ! C'est ça qui étrange avec une artiste comme Charlotte Gainsbourg. Malgré toutes les éventuelles critiques que l'on peut formuler à son égard, il reste difficile de trouver cet album mauvais bien au contraire ! Le charme opère inévitablement, comme il a d'ailleurs si souvent opéré avec Serge Gainsbourg ou Jane Birkin. On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille, comme disait l'autre… Et pour le coup, on ne saurait s'en plaindre.

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