The Saboteur : un jeu vidéo digne de Tarantino

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The Saboteur : un jeu vidéo digne de Tarantino
Masculin.com - L.B., © Electronic Arts ©

Il y a un peu de Tarantino dans le jeu vidéo The Saboteur, sorti il y a quelques semaines sur Xbox 360, PS3 et PC. Du Tarantino de « Inglourious Basterds » notamment. Dans le film, des soldats américains jouaient de la machette pour se venger des nazis… tout en « arrangeant » la réalité historique. Sur console, c’est un peu la même chose. Dans The Saboteur, le joueur incarne Sean, un Irlandais au sein de la Résistance… dans le Paris de l’Occupation. Pour le réalisme historique, on repassera, mais ce n’est sans doute pas là le plus important.

Du noir et blanc à la couleur
En termes de jeux vidéo, l’un des éléments les plus importants est incontestablement l’aspect graphique. Dans The Saboteur, rien à dire, c’est une réussite, en dépit de quelques éléments un peu « flous ». Cela tient notamment à une certaine originalité : celle de plonger le joueur dans un univers en noir et blanc, où apparaissent seulement quelques touches de couleurs. Des couleurs qui prennent de plus en plus de place, au fur et à mesure de l’intrigue, autrement dit, à chaque fois que Sean vient à bout de ses ennemis nazis. Pour cela, le joueur a l’embarras du choix : la castagne avec ses petits poings, la manière encore plus violente avec son stock d’armes ou la discrétion en s’infiltrant au plus près de l’ennemi… Cette dernière solution est assez sympa à jouer, mais permet aussi de pointer quelques faiblesses dans l’intelligence artificielle puisque, même avec la plus grande discrétion, les Allemands finiront toujours par vous repérer – peut-être un sixième sens nazi…

Bon mais inégal
Au cours de chaque mission, le joueur aura la possibilité d’arpenter les rues de Paris ou d’autres villages alsaciens avec une certaine liberté. A la manière d’un GTA, The Saboteur offre effectivement un espace assez large. Voilà qui permet d’augmenter encore un peu la durée de vie d’un jeu, à qui on ne peut pas reprocher grand-chose à ce niveau là.
Des reproches, c’est plutôt à l’atmosphère sonore que l’on pourrait en adresser : la musique est sympathique – quoique répétitive – mais ce sont surtout les cris des passants et des nazis ou encore les dialogues qui laissent un peu à désirer. On pourrait là encore effectuer un comparatif avec Quentin Tarantino qui n’hésite pas à offrir des dialogues décalés dignes d’une série Z. Mais si cela s’apprécie facilement au cinéma, cela paraît beaucoup plus lourd – voire ridicule – dans ce jeu vidéo. Mais cela n’empêche pas The Saboteur d’être un très bon GTA-like. Très bon… mais inégal.

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