
Tony Parker, comment vous est venue cette idée de réaliser un film sur votre vie ?
J'ai toujours été un fan des documentaires sur Michael Jordan, Magic Johnson ou Larry Bird. Cela m'a toujours motivé avant les matchs. J'avais une grosse demande sur mon site Internet de personnes frustrées de ne pas avoir d'images de moi. J'avais une matière importante avec ma mère qui filmait tout quand nous étions jeunes. Nous avons entre 8 et 9 heures d'archives. J'ai donc décidé de donner ma vision et de raconter comment j'ai vécu la moitié de ma carrière. C'est un film pour motiver tous ceux qui jouent au basket en France.
Le film est assez intimiste. Etait-ce un souhait de votre part ?
Oui je voulais faire un film sur la famille. Je voulais intégrer le maximum de gens. Je souhaitais montrer comment j'ai grandi et à quel moment j'ai rencontré mon entourage. C'était important que l'on connaisse les personnes qui m'ont beaucoup aidé quand j'étais plus jeune : Alexis Rambur, Boris Diaw, Ronny Turiaf… Si j'en suis là aujourd'hui, ce n'est pas arrivé tout seul. Il faut être bien entouré. La famille et les amis sont très importants.
Vous êtes crédité comme co-réalisateur et on sent chez vous une véritable implication dans ce projet…
J'étais présent tous les jours. J'ai essayé de caler toutes les interviews. Je suis également allé à New York pendant deux jours en salle de montage pour récupérer toutes mes actions auprès des spécialistes de la NBA. J'en ai profité pour observer la manière dont ils réalisaient leurs DVD. Cela a été une superbe expérience. Je n'ai jamais été autant investi dans un projet. Chaque image montée a été approuvée par moi.
Avez-vous l'impression d'être le Jordan des Français ?
J'ai encore un long chemin à parcourir avant d'arriver à ça. Comme je vous l'ai dit, je ne suis qu'à la moitié de ma carrière et j'espère gagner encore beaucoup de titres. J'ai vu tous les DVD de Michael Jordan. J'ai d'ailleurs vécu un grand moment quand il a accepté d'intervenir dans ce film. J'avais des frissons quand il est entré dans la salle pour l'interview. Si j'en suis là, c'est grâce à ma famille mais également grâce à lui. C'était mon idole.
Vous dîtes que vous êtes à la moitié de votre carrière. Y aura-t-il un second film ?
Bien sûr. Je continuerai à l'image d'un Jordan qui en a sorti quatre sur l'ensemble de sa carrière. Si cela fonctionne bien et que cela plaît aux gens, je continuerai. C'est un bon moyen, pour tous les jeunes qui aiment le basket, de voir plus d'images. Quand j'aurai des petits enfants, ils pourront regarder ce que j'ai fait.

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