
Voilà une nouvelle qui n'étonnera pas grand monde dans le monde du cyclisme. Leonardo Piepoli, suspendu par sa formation Saunier-Duval lors du dernier Tour de France pour pratiques dopantes, a été convaincu de dopage lundi, annonce le comité national olympique italien (CONI). A deux reprises, les analyses du coureur italien ont révélé des traces d'EPO qui auraient été utilisées le 4 et le 15 juillet lors de la Grande Boucle. Leonardi Piepoli a, à son tour, été pris la main dans le sac, tout comme son coéquipier et ami Riccardo Ricco, également écarté du Tour de France le 17 juillet 2008 à Cholet. Il sera convoqué devant le CONI vendredi et risque deux ans de suspension. Tout comme Ricco…
Si cette nouvelle n'étonnera pas beaucoup de personnes, elle illustre déjà l'efficacité des nouvelles recherches de l'Agence française antidopage (AFLD). L'AFLD dispose de nouveaux moyens de détection de l'EPO de type CERA. Des recherches sont effectuées depuis lundi sur des analyses de prélèvements sanguins de coureurs suspects lors du dernier Tour de France. Des traces de CERA, EPO retard jugée indétectable, avaient été retrouvées dans les urines de l'italien Riccardo Ricco lors de la dernière Grande Boucle. Le président de l'AFLD, Pierre Bordry avait estimé que l'annonce anticipée de ces contrôles dans la presse sont la cause de nombreux forfaits pour les Championnats du monde sur route. Il fallait donc s'attendre à ce que des têtes tombent. Et cela n'a pas tardé à se justifier.

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