
Nicolas Vogondy (FRA/Agritubel)
C'est un bon souvenir, mais c'est d'abord une grosse déception. Vu le final qu'on a fait à trois, puis moi tout seul, ça reste une grosse déception. J'ai quand eu droit au podium du Tour de France. Ce n'est pas rien. C'est vrai qu'il n'a pas manqué grand-chose, seulement 50 mètres. Malheureusement, ce sont les plus importants, et c'est ce qui fait la déception. J'ai fait toute la journée devant, j'habite près de Châteauroux, on était chez moi… C'est vraiment une belle journée pour Agritubel surtout qu'on passait à Loudun, au siège social. J'ai d'ailleurs vu le patron, Monsieur Fornes et sa femme. Ils devaient être heureux que je sois devant. Dans le final, vous avez essayer de faire le coup du championnat de France et filer tout seul… J'avais aussi gagné la Classique de l'Indre à Châteauroux à un kilomètre et demi. J'étais du même côté, j'avais fait la même échappée, mais ça ne marche pas toujours. Nous sommes au Tour de France et le niveau est plus élevé. Je ressaierai les prochains jours. Sur les quatre étapes, nous avons été quatre Agritubel devant. Mais il y a des jours où on ne nous verra pas. Ça ne peut pas marcher à chaque fois. Quoiqu'il arrive si on devait faire un bilan, avec des échappées, un maillot jaune et une troisième place, c'est un bon bilan.
Florent Brard (FRA/Cofidis)
On a essayé de la jouer fine avec le peloton, mais il ne nous a pas laissé de champ. On voulait rouler piano jusqu'au panneau des 25 kilomètres, puis nous avons gagné 15 kilomètres de l'heure. Il y avait trois belles bêtes devant avec Lilian (Jégou) qui s'est déjà illustré le premier jour et je ne parle même pas de Néné (Nicolas Vogondy). Je retrouve des bonnes jambes et sur un final roulant et rapide, on a tenu tête au peloton. Je cours depuis 18 ans avec Néné, ça faisait plaisir d'être avec lui. Un moment Lilian nous a dit qu'une partie était vallonnée et on lui a rappelé qu'on était du coin, qu'on connaissait les routes par cœur. Ça l'a fait sourire. On s'est très bien entendu. On n'a pas le même maillot, mais on est tous copains. Nous sommes des amis. C'est toujours sympa de se retrouver devant. J'aurais aimé que Vogondy aille au bout, mais c'est Cavendish qui s'impose. Il va en gagner d'autres.
Lilian Jégou (FRA/Française des Jeux)
Je viens de passer ma deuxième journée devant. Quand Samuel (Dumoulin) gagne à Nantes, j'avais les boules parce que ce n'était pas loin de chez moi. Mais on voit que sur les échappées, on peut réussir de belles choses. On va en voir d'autres et des victoires qui vont se jouer à pas grand-chose. J'avais la chance d'être avec deux régionaux. Je me suis surpris à leur donner des indications. Mais je me suis rendu compte que j'étais chez eux et qu'ils connaissaient mieux le terrain que moi.
Thor Hushovd (NOR/Crédit Agricole, maillot vert)
Porter ce maillot est toujours un objectif. Je suis content de ma journée, mais il va falloir se battre pour le garder. Kim Kirchen n'est pas loin derrière. Je dois me concentrer sur moi et sur ce que je peux faire. C'est une excellente chose pour nous et pour Roger Legeay qui cherche un sponsor. Le potentiel sponsor pourrait voir que nous sommes une bonne équipe.
Vincent Lavenu (manager AG2R-La Mondiale)
On se doutait que le scénario serait celui là même si finalement Nicolas Vogondy se fait reprendre juste avant la ligne. Je crois que les équipes de sprinters ont encore un petit peu « joué » avec l'échappée et elles ont bien failli perdre, c'est étonnant. Aujourd'hui (ndlr : mercredi), nous n'avions pas choisi de nous glisser dans les échappées de moins de 5 coureurs car on était persuadé que cela serait voué à l'échec et c'est ce qui s'est passé. A partir de demain une autre course commence pour nous. J'espère que l'on va être à la hauteur de nos espérances, et j'en suis même persuadé !
David Le Lay (FRA/Agritubel)
Dans l'oreillette, on l'a encouragé sur la fin. Il y avait vent dans le dos et avec de bons rouleurs comme lui et Brard, ça pouvait aller au bout. C'est dommage mais si on continue comme ça, ça va finir par nous sourire un jour. On est là pour animer la course. Ça n'a pas sourit pour Nicolas, mais j'espère que ça lui sourira une autre fois. Et puis si ce n'est pas lui, ça sera pour un autre. C'est dommage parce qu'il méritait d'aller bout. Je pense qu'il est déçu. On va essayer de lui remonter le moral.
Avec Jalil Bennani et Steven Le Diagorn

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