REACTIONS APRES 8EME ETAPE, Riblon : « J'avais les jambes dures » > Masculin.com

Source : Sporever
13/07/2008
Echappé en compagnie notamment de Laurent Lefèvre et Jérôme Pineau, Christophe Riblon a vécu la huitième étape du Tour en tête de la course. L'homme d'AG2R-La Mondiale revient sur sa journée. Retrouvez les principales réactions.

Riblon : « J'avais les jambes dures »

Kim Kirchen (LUX/Columbia, maillot jaune)
Il faut récupérer de ce jour avec la pluie. C'était une étape très dure. On verra dimanche si je peux suivre les meilleurs grimpeurs. On pourra aussi contrôler avec notre équipe. Je dis toujours que si je peux rouler avec les premiers dans les montagnes, tout est possible. Le Tour est encore long. 

Oscar Freire (ESP/Rabobank, maillot vert)
J'ai essayé de gagner l'étape. J'étais bien placé, mais j'ai perdu beaucoup d'énergie avant le sprint pour être bien positionné. J'ai passé les trois derniers kilomètres à rouler.

Alejandro Valverde (ESP/Caisse d'Epargne)
Aujourd'hui, le plus important était de rallier l'arrivée sans encombre et nous y sommes parvenus sans problème. Avec la pluie présente sur une  grande partie du parcours, ce qui compatit était d'éviter les chutes. A la veille de la première étape dans les Pyrénées que nous affronterons dès demain avec les cols de Peyresourde et d'Aspin au programme, mon bilan personnel ainsi que celui de toute l'équipe Caisse d'Epargne est très positif : deux victoires d'étape, celle de Luis León Sánchez hier et la mienne le premier jour, et Oscar et moi-même bien placés au général.

Jérôme Pineau (FRA/Bouygues Telecom)
C'est toujours décevant de se faire rattraper. J'ai besoin de me remettre dedans. Depuis le début de saison, je tourne autour d'une grande victoire pour passer le cap et pour qu'on parle de moi comme d'un coureur abouti. J'y ai cru très fortement quand j'ai vu la banderole des 4 km, mais c'est revenu très vite. J'avais oublié à quel point une équipe organisée pouvait rouler vite.

Laurent Lefèvre (FRA/Bouygues Telecom)
Ça fait toujours plaisir de recevoir des prix sur le Tour de France et de monter sur le podium. C'est l'épreuve la plus belle et la plus regardée au monde. Ça fait donc toujours du bien. C'est vrai que c'était une belle étape. Quand j'étais seul, j'étais très encouragé. Pareil à quatre. Pour les Français, c'est vraiment particulier. On est supporté tout le long du parcours. C'est vrai que ça donne des ailes. Ça fait toujours plaisir de voir un coéquipier revenir sur soi. A deux, on s'est donné à 100%. Mais malheureusement, avec les grandes lignes droites dans le final, c'était propice à une arrivée au sprint. Quand on part comme ça, il faut toujours y croire. Mais c'est vrai qu'on prend un coup au moral quand le peloton est revenu sur nous à trente kilomètres de l'arrivée à 50 km de la ligne. On a alors tenté le tout pour le tout. L'Espagnol a attaqué, j'y suis allé une première fois, puis Jérôme a contré. Nous sommes restés à deux avec l'AG2R (ndlr : Riblon). Je savais que ça allait difficile parce que le peloton était juste derrière. D'autant que je connaissais le final. On arrive vraiment dans la haute montagne. Il va falloir s'accrocher pour aller au bout et pourquoi pas essayé d'en gagner une.

Christophe Riblon (FRA/AG2R-La Mondiale)
Depuis que j'ai pris le départ, j'ai à cœur d'être dans les échappés. J'ai fait une chute le premier jour et j'ai été un peu handicapé au départ. Maintenant, ça va mieux. Aujourd'hui AG2R-La Mondiale se devait d'être devant. On n'a pas trop pris les échappées depuis le début. On se réservait un peu pour la montagne. A nous d'entrer en jeu. On a fait tout ce qu'on pouvait pour y être. On s'est bien battu, mais j'aurais être dans le final. Mais avec le froid et la pluie, je n'ai pas pu suivre. J'avais les jambes dures. Quand Pineau a attaqué dans le final, je n'ai pas pu y aller. La météo ne nous a pas trop aidés mais ça peut servir aux échappés. C'est surtout qu'ils sont rapidement revenus sur nous. On a fait ce qu'on a pu pour garder l'écart. Mais ce n'était pas facile. Je pense que j'aurais mal aux jambes ce soir et demain. Si on n'essaye pas, on n'y arrivera jamais. Ce n'est pas à Hautacam que je vais gagner. J'essaye sur les étapes qui me conviennent le mieux sans penser au lendemain. On est au Tour de France. Si je ne me donne pas à fond là… Je ne veux pas avoir de regret. J'essaierai de nouveau par la suite. Du moins, tant que les jambes répondront




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