Troisième à Hautacam et deuxième du classement général à seulement une seconde de Cadel Evans, Fränk Schleck continue de penser au maillot jaune. Il reste deux semaines au Luxembourgeois pour réaliser son rêve.

De notre envoyé spécial à Pau, Pierrick Taisne
Fränk Schleck, au début du Tour, vous disiez rêver de la Grande Boucle. Dans quel état d'esprit êtes-vous aujourd'hui alors que vous n'êtes qu'à une seconde du maillot jaune ?
C'est vrai que j'ai toujours rêvé du Tour. Aujourd'hui, je ne suis qu'à une seconde du maillot jaune, mais le Tour n'est pas fini. Il reste une semaine, voire dix jours qui vont être très difficiles.
Pourriez-vous de nouveau réaliser une montée sur Hautacam, comme celle faite lundi ?
Aujourd'hui, ce n'est pas la question à poser car je ne pourrais pas (rire). J'espère que je pourrais montrer que ce n'était pas un hasard. Mais personne n'est à l'abri d'une défaillance. Nous ne sommes pas des machines. Je ne peux pas promettre que je referai une telle performance.
On a néanmoins le sentiment que la CSC détient les clés de la course…
Bien sûr. Carlos Sastre a bien roulé hier. Il était fort et était dans le groupe de Cadel Evans. Nous sommes une équipe très forte. Pas que les trois leaders. Nous n'aurions pas pu faire le show que nous avons fait lundi si nous n'avions pas Jens (Voigt), Fabian (Cancellara), Kurt (Arvesen) et toute l'équipe. Ils ont fait un travail immense et c'est grâce à eux que je ne suis qu'à une seconde du maillot jaune.
« Pourquoi changer ? »
Les rôles sont-ils redéfinis dans l'équipe ?
Nous étions trois à viser le général : Andy (Schleck, son frère), Carlos (Sastre) et moi. Andy a malheureusement connu un jour sans hier. Il est sorti du général, mais nous avons toujours deux leaders. Pour l'instant on a très bien fonctionné. On a vu une équipe très unie et très homogène. Pourquoi changer quelque chose ? J'ai attaqué deux fois. Carlos a contré et j'ai également retenté. Pourquoi changer ?
Cadel Evans est-il le danger numéro 1 ?
Il n'y a pas que Cadel. Je vois Menchov très fort, même s'il a pris deux minutes hier. C'est ce qui me met en confiance. Mais encore une fois, je ne sais pas si je pourrais remettre ça.
Comment se passe une journée de repos ?
On en profite pour reposer le corps et les muscles, mais pas de trop. Si on se laisse trop aller, ce ne serait pas bon pour les prochains jours. Les prochains jours il ne devrait pas y avoir de gros changement au classement général. Mais on pense à ce qui s'est passé lundi, et ça, ça nous fait réfléchir.
Avez-vous fait des cauchemars de la montée d'Hautacam ?
Non. Nous avons bu deux verres de vin rouge. Ça va mieux maintenant (rires).
Avec Steven Le Diagorn à Pau

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