
Sandy Casar est quelqu'un de prudent. En fin de contrat avec La Française des Jeux, le Mantois a en effet décidé de prolonger de deux saisons en faveur de l'équipe de Marc Madiot. « J'ai longtemps hésité. Sur le Tour ou même chez moi, je n'arrivais pas à prendre une décision, nous a confié le quatorzième du dernier Tour de France à la veille de son départ en vacances. Je ressentais la pression des équipes et au bout d'un moment, il fallait bien que je prenne une décision. » Même si l'intéressé refuse de dévoiler le nom des formations intéressées par sa venue, Cofidis et Bouygues Telecom, qui ont tour à tour vu partir Sylvain Chavanel et Jérôme Pineau pour QuickStep, n'auraient pas été contre son arrivée.
Le temps est donc à la stabilité. Professionnel depuis 2000, Casar se voit épouser une carrière des plus fidèles dans les rangs de « La Française ». Surtout que la formation au Trèfle lui offre une latitude qu'il n'aurait peut-être pas retrouvée ailleurs. Du moins dans un premier temps. « Je ne cache pas qu'il y a aussi la sécurité. Je signe pour deux ans, je connais la maison, explique le coureur. Mes résultats étaient là et tout le monde regarde les résultats des autres. Cela n'aurait pas été difficile de prouver ma valeur. Mais j'appréhendais plus pour me faire une place dans le groupe. Et puis je me vois mal à l'étranger. J'avais déjà peur du changement par rapport à La Française des Jeux. Je suis aussi mauvais en langue étrangère. C'est un autre cap à franchir. On verra plus tard. Je ne m'en sentais pas prêt. »
Marc Madiot peut donc envisager de bâtir son effectif pour la saison 2009 autour de son leader. Même si le Français refuse généralement la casquette de patron de l'équipe. « Marc n'a pas pu me donner des assurances sur le recrutement puisqu'il est actuellement sur des dossiers en cours de traitement, nuance le sixième du Tour d'Italie 2006. Il attend des réponses, mais je pense qu'il y aura de bonnes réponses. Et puis, il y a des jeunes qui arrivent. Des bons jeunes. Avec un peu plus d'expérience, ils seront là. » Et puis, avec ses performances et les départ à l'étranger de certains cadres, il pourrait se faire une nouvelle place dans le cœur des Français. « Etre numéro 1 français, c'est bien, mais ce n'est pas un objectif, reprend Sandy Casar. Je veux simplement gagner des courses et me faire plaisir. »

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