JEROME FERNANDEZ, « Passer aux choses plus sérieuses » > Masculin.com

Source : Sporever
05/07/2008
De notre envoyée spéciale
Première partie de préparation bouclée pour les Bleus. Jérôme Fernandez et ses coéquipiers ont terminé leur stage physique à la Toussuire. Au programme la semaine prochaine : du hand à Dunkerque.


« Passer aux choses plus sérieuses »

Jérôme Fernandez, pouvez-vous revenir sur la préparation entamée par l'équipe de France à la Toussuire ?
C'est rendu un peu moins dur car on ne s'est pas arrêté très longtemps et on s'est un peu entretenu pendant les vacances. On n'a pas eu vraiment le temps de trop dégénérer au niveau physique. D'habitude, on a un peu plus d'un mois voire six ou sept semaines de repos donc là, la reprise est plus dure. Dans ces cas-là, on a intérêt à bien régler la jauge pour ne pas être trop rouillé au départ et monter progressivement le niveau d'exigence. Ici, c'est bien parce que l'on n'a pas trop de courbatures et que tous les jours, on peut essayer de donner le maximum pour augmenter.

Comment vous êtes-vous entretenus durant ces courtes vacances ?

Ça appartient à chacun. Il y en a qui en on plus besoin, d'autres moins. On se connaît bien pour la plupart. Si on sait que l'on en a besoin, on le fait. Ceux qui ont envie de prendre un peu plus de repos, surtout mentalement, le font également. A un moment, si on veut de nouveau se faire mal sur le début de la préparation, il faut que mentalement, on soit préparé sinon on a du mal à remettre le couvert. Trois semaines, c'est relativement court pour des sportifs de haut niveau. Quand on a pratiquement 330 jours de compétition dans l'année, trois semaines, c'est très court pour recharger les accus et faire le vide.

Comment cela s'est-il déroulé pour vous ?
La première semaine, on ne la voit pas passer. La deuxième, on se dit que ça y est, on va commencer à retrouver les sensations, à toucher le ballon et la troisième, il faut repartir en stage. Ça va extrêmement vite. On nous a donné un programme relativement léger, un footing tous les deux jours, histoire de ne pas trop dégénérer au niveau physique et d'un point de vue mental, ne pas trop s'user. Il est important d'arriver frais et dispo au début du stage car c'est six semaines de préparation et après, une compétition qui va durer pratiquement trois semaines. Il ne faut pas se cramer trop tôt ou on risque de le payer sur la deuxième semaine de la compétition.

« Une bonne ambiance »

Alain Quintallet, votre préparateur physique, a dit vous avoir concocté un travail très difficile…
Le travail qu'on nous a proposé est en effet relativement difficile. Il y a beaucoup de travail physique. On touche très peu le ballon mais c'est mieux car ça nous permet de prendre plus de vacances au niveau handball. La reprise se fait tout doucement au niveau des sensations handball. On a une séance tous les deux ou trois jours qui nous permet de retravailler les bases au niveau des épaules pour ne pas provoquer de tendinites ou des petites blessures dès le début du stage. Au niveau physique, ça nous permet de vraiment nous donner à fond sur les activités annexes comme la via ferrata, le VTT… C'est bien. Ça crée une bonne ambiance au niveau du groupe, tout le monde essaie de s'entraider, de se motiver et, au niveau individuel, ça permet à tout le monde d'aller chercher ses limites.

L'encadrement de l'équipe de France avouait son étonnement devant votre résistance à tous pour cette reprise. Certains se demandaient même en plaisantant si le menu n'était pas trop facile…
Ce n'est pas que ce n'est pas assez dur, c'est assez bien monté. Ça nous permet de nous donner à 100% sans avoir de problèmes physiques, sans aller jusqu'à la blessure ou la fatigue totale. Ça nous permet tous les jours de repartir et de nous donner à fond. A partir du moment où le travail physique est bien ficelé, ça nous permet de progresser et de se servir de tout ça pour le hand qui va commencer la semaine prochaine.

Est-ce que Pékin est, tous les jours, au centre de vos préoccupations ?
Pékin, on y pensait dès la deuxième partie de saison avec nos clubs. Maintenant, depuis que l'on s'est retrouvé, on y pense tous les jours même si, pour le moment, ça reste détendu car il n'y a pas encore la pression des matchs de préparation. On sait qu'on est encore relativement loin. Et on connaît la compétition. Certains ont fait Sydney il y a huit ans, d'autres Athènes il y a quatre ans : on sait un peu comment ça marche. Là, c'est dur la journée et le soir, c'est détente. Après, on va passer aux choses plus sérieuses quand le hand va arriver. Il faudra exploiter tout ce que l'on a fait physiquement durant ces deux semaines pour que ça nous serve pour notre propre discipline.


Dernières News Divers
Recevez le meilleur du site chaque semaine :