HAND - DIDIER DINART, « Athènes a servi de leçon » > Masculin.com

Source : Sporever
02/08/2008
Déjà champion du monde (2001) et d'Europe (2006) avec les Bleus, Didier Dinart rêve tout haut de sacre olympique. Mais le défenseur de Ciudad Real veut surtout ne pas repartir de Pékin les mains vides, comme il y a quatre ans à Athènes.

« Athènes a servi de leçon »

Didier Dinart, que représenterait une médaille d'or olympique ?
C'est le titre le plus prestigieux. Sportivement, l'Euro est plus dur car le gratin du handball a son giron en Europe. Ça enlève des petites équipes et c'est du concentré sur dix jours. Mais il n'a pas cette visibilité mondiale. C'est surtout la distinction qui manque à la plupart des joueurs réunis ici. Nous allons à Pékin avec l'objectif de gagner ou au moins de décrocher une médaille.

Comment appréhendez-vous le rythme olympique ?
Il y a huit matchs, avec quasiment deux jours de repos entre chaque. Même si on termine premiers du groupe, la rencontre la plus importante reste le quart de finale et il ne faut surtout pas le manquer. C'est le cap que nous avons raté à Sydney et à Athènes.

L'élimination en quarts de finale il y a quatre ans reste un souvenir vivace…
Athènes était une grosse déception. D'autant plus que l'on avait fini en tête du groupe avant de rencontrer des Russes contre lesquels nous avions toujours gagné. Cela nous a servi de leçon. Maintenant, l'échéance à venir, c'est Pékin. Il vaut mieux aller vers l'avant que regarder ce qui est passé.

Diriez-vous que l'équipe de France a changé entre ces deux échéances ?
Je pense que l'équipe d'aujourd'hui est beaucoup plus mature. Il y a plus d'affinités et, poste par poste, le niveau est très bon. On n'a pas à envier l'équipe d'Athènes.

« Tant que je prendrai du plaisir… »

Selon vous, qu'est-ce qui entretient l'attrait pour le maillot bleu ?
Tant que l'on prend du plaisir à jouer, on va de l'avant. Moi, je m'éclate et, physiquement, je suis bien et j'ai toujours faim de titres. Plus on gagne, mieux c'est. Et il y a la reconnaissance à la fin. On joue un peu pour ça. Tant que je prendrai du plaisir, je continuerai.

Vous auriez dit vouloir continuer jusqu'aux JO de Londres 2012 si, par malheur, l'aventure ne se passait pas comme vous le vouliez ?
On verra. Ça dépendra de mon physique. J'aurais aimé, pourquoi pas, arrêter sur les Jeux Olympiques de Londres. J'aurais 35 ans, ce n'est pas forcément vieux.

Vous sentez-vous, de fait, investi d'une mission à Pékin ?
On ne se sent pas forcément investi d'une mission. Ça reste un objectif assez particulier, collectif et personnel. On défend les couleurs de la France, on essaie de faire notre travail au mieux mais on n'a pas un poids sur le dos. On joue pour nous, pour se faire plaisir et gagner des titres.

Et vis-à-vis de votre sport qui pourrait, si vous remportez le titre, bénéficier de plus de visibilité ? 
Si nous sommes champions olympiques, nous écrirons une nouvelle page. Les « Costauds » ont déjà été champions du monde et d'Europe alors que les « Barjots » avaient été « seulement » champions du monde. Si on pouvait être champions olympiques, champions du monde et champions d'Europe ça pourrait être sympa. On peut rêver.

 


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