Avant d'affronter le Brésil pour son premier match du tournoi olympique, Nikola Karabatic se montre confiant dans le potentiel du groupe France. Il revient également sur la gestion humaine d'une équipe sur le long terme.

Nikola Karabatic, avez-vous pris vos marques à Pékin ?
Nous sommes arrivés très tôt, une semaine avant la compétition, surtout pour nous habituer au décalage horaire. Ce n'est pas facile de ce côté-là. On a du mal à rattraper le sommeil mais c'est sympa, c'est bien d'être là en avance. Comme ça on profite du village et cela permet de se focaliser ensuite sur la compétition.
Justement, estimez-vous que vous êtes meilleurs qu'à Athènes (Ndlr : Les Bleus avaient terminé cinquièmes) ?
Il y a quelques grands joueurs qui ont arrêté aussi. En tout cas, la moitié des joueurs est restée et l'équipe sera plus expérimentée. On dira après si nous étions meilleurs.
Que représente cette médaille d'or olympique pour un champion habitué à gagner ?
C'est sûrement au-dessus de tout. Je ne sais pas ce que cela fait de gagner l'or olympique ou même une médaille mais c'est sans doute le plus beau moment au monde. Je ne veux pas y penser parce que je me dis que cela me porterait malheur.
« Nous avons surmonté la déception d'Athènes »
A ce niveau-là, les échecs doivent sans doute vous servir…
A Athènes, on ne perd qu'un match pour finir cinquièmes. Nous avons été amers mais nous sommes parvenus à surmonter cette déception. Nous ne sommes pas morts. Maintenant, nous sommes plus costauds, nous avons été champions d'Europe en 2006. Nous avons gagné avec cette équipe.
Comment gérez-vous la cohabitation de groupe ?
C'est simple. Nous sommes arrivés le 1er et nous repartons le 25 août. Cela fait plus de trois semaines au village dans de petits appartements. Cet élément va entrer en compte dans l'état d'esprit. Ce n'est pas facile de vivre à autant dans un si petit espace. C'est bien de pouvoir s'aérer, sortir et voir autre chose. Nous avons deux appartements à six personnes. On a l'impression de vivre avec des colocataires. Il y a plutôt intérêt à ce que cela se passe bien.
Ça ressemble finalement à la vie étudiante…
Nous avons les cartes, la console de jeux. Ça ressemble effectivement à la vie étudiante mais avec les fêtes en moins. Et les filles en moins. Et pourtant il y en a au village et des très jolies (rires).

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