HAND (F), La tête dans le seau > Masculin.com

Source : Sporever
18/08/2008
Complètement dépassés contre la Chine dimanche, les Françaises se sont compliqué la tâche dans leur course au podium. En quarts de finale, elles affronteront les Russes. Sans espoir si les Bleus ne changent pas d'état d'esprit.

La tête dans le seau

« Catastrophique », « dépité », « naufrage »… Olivier Krumbholz n'est pas du genre à mâcher ses mots. Surtout quand ses filles passent complètement à côté de leur sujet contre la Chine (21-18), dimanche. Officiellement qualifiées depuis le match nul de l'Angola contre le Kazakhstan (25-25), les Bleues ont semblé complètement à côté de leur sujet. A tel point que certains se sont demandé si cette équipe là voulait monter sur le podium olympique. « Je ne sais pas ce qu'il se passe. Aujourd'hui, je n'ai juste pas l'impression que le groupe ait envie d'une médaille. Sinon, il se donnerait les moyens, il s'arracherait », regrettait ainsi Raphaëlle Tervel sur le site officiel de l'équipe de France.

Olivier Krumbholz est encore plus sévère. « Je suis dépité, soupire le technicien français. Je suis l'entraîneur de cette équipe, je suis obligé d'assumer la responsabilité de ce qu'il se passe. En vingt ans de carrière, je n'ai jamais vu une équipe partir en sucette comme elles sont parties. Les athlètes étaient complètement stressées. Ca n'était pas des athlètes, mais des lapins pris dans un phare. » Tour à tour victorieuses contre l'Angola (32-21) et le Kazakhstan (21-18), les Françaises avaient eu toutes les peines du monde à se mettre en route. On se demandait alors si les coéquipières de Stéphanie Cano avaient décidé de gérer leur entrée dans le tournoi ou si l'angoisse de manquer ce grand-rendez-vous avait inhibé les jeunes femmes.

Nicolas : « 2 % de chance de passer »

Les sévères défaites contre la Roumanie (34-26) et la Norvège (34-24), ainsi que le surprenant revers contre l'hôte chinois, sont venus confirmer la deuxième hypothèse. « Je ne sais pas comment on peut aussi mal jouer, s'interrogeait Krumbholz au micro de Canal+ à l'issue du match. Parfois, je ne comprends pas ce qui se passe. Il faudra demander aux joueuses. Trois filles qui étaient là aujourd'hui, dont une extraordinaire, Valérie Nicolas. Tout le reste, c'est la bérézina. » Auteur de 27 arrêts, la gardienne était une nouvelle fois une des seules au niveau avec Camille Ayglon et Raphaëlle Tervelle. « Il y a un virus qui s'est installé et nous n'arrivons pas à dépasser ça. Un moment c'est l'une, ensuite l'autre, » s'interrogeait d'ailleurs cette dernière.

Du coup, ce bien malheureux revers des Bleus contre la Chine les oblige à affronter les championnes du monde russes en quarts de finale. Invaincus en cinq rencontres, ces dernières ont par la même sorti des concurrentes au podium en dominant dimanche les Allemandes, médaillées de bronze du dernier Mondial. « Contre la Chine, nous avons eu beaucoup de problèmes en attaque et il faut que l'on trouve un remède avant les quarts où on n'y arrivera pas, prévient Valérie Nicolas. On avait 10 % de chance de gagner contre les Russes mais avec ce jeu là, nous n'avons plus que 2%. »


 


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