Football : Un choc et des bourdes

Upson devance la défense allemande pour l'ouverture du score. (Reuters)
Tout le monde reconnait la propension des gardiens anglais pour commettre des erreurs incroyables. David Seaman et David James ont fait leur preuve dans ce domaine, imités par la suite par Paul Robinson et Scott Carson, à chaque fois contre la Croatie, lors des matches de qualification pour l'Euro 2008. Ce dernier a rajouté ce mercredi une ligne à son "palmarès" peu glorieux. Mais il n'a pas été le seul. Le portier allemand René Adler y est allé de sa petite bourde, offrant le premier but à la sélection aux Trois Lions. Ces erreurs ont d'ailleurs éclipsé ce choc entre deux grandes nations du football européen, pourtant très intense. En 29 confrontations, c'est le 15e succès anglais.
L'enceinte archicomble du Stade Olympique de Berlin, théâtre de la finale de la Coupe du monde 2006, déjà refroidi par la température hivernale, ne s'attendait pas à souffrir autant. La Mannschaft, fébrile et empruntée, a fait couler des sueurs froides dans le dos de ses supporters. Sans complexe, les Anglais mettent d'entrée Adler sous pression. Agbonlahor et Defoe sèment la panique par leur vivacité. Mais c'est finalement un défenseur qui trouve la faille. Sur un corner, le portier allemand René Adler manque complètement sa sortie. Le stoppeur de West Ham en profite pour pousser le ballon au fond des filets (1-0, 25e).
Les démons de Carson ressurgissent
Les hommes de Joachim Löw tentent bien de réagir et s'en remettent aux coups de pied arrêtés. Bastian Schweinsteiger adresse de bons ballons mais David James veille au grain. Serein sur sa ligne, le gardien de Portsmouth cède pourtant sa place à la mi-temps à Scott Carson, tristement connu pour sa bourde monumentale qui a privé la sélection anglaise d'une participation à l'Euro 2008. Et le portier de West Bromwich Albion va faire honneur à sa réputation. Sur une action anodine, John Terry protège mal la sortie de son gardien qui tarde à s'emparer du ballon. Rusé, Patrick Helmes glisse le cuir entre les jambes d'un Carson peu inspiré (1-1, 63e). Les gardiens anglais sont maudits...
Malgré l'égalisation allemande, les hommes de Fabio Capello poussent toujours sur le but de Wiese comme sur cette frappe des 25 mètres de Shaun Wright-Phillips qui heurte le poteau (78e). Pas exempt de tout reproche sur le but allemand, John Terry, en bon capitaine, va se rattraper en plaçant une tête victorieuse suite à coup franc bien tiré par Downing (2-1, 84e). Wiese reste stoïque sur sa ligne. Privé des cadres comme Wayne Rooney, Steven Gerrard et Rio Ferdinand, Fabio Capello a réussi son pari et repart de Berlin avec un succès de prestige. Quant à Joachim Löw, critiqué pour ses choix parfois étonnants, il devra au plus vite retrouver du crédit auprès des supporters.











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