Football : Auxerre, roi de l'élite

Les Auxerrois, leaders de L1 pour la première fois depuis novembre 2002. (Reuters)
Trois mois en arrière. Auxerre, battu à domicile par Lyon, ferme la marche de la Ligue 1 après les trois premières levées, devancé au goal-average par Grenoble et Saint-Etienne. Un trimestre et dix matches plus tard, l'AJA trône au sommet de l'élite au soir de la 14e journée et de sa victoire acquise sur l'AS Monaco (2-0). Un succès, le septième de rang, qui permet aux hommes de Jean Fernandez d'empocher en une fois leurs 24e, 25e et 26e points, pour un total de 26 pris sur 30 possibles depuis la mi-septembre. Voués à lutter pour le maintien en début de saison, les Bourguignons devancent ce soir les dix-neuf autres clubs de l'élite après plus d'un tiers des matches disputés. Bordeaux et Lyon, qui un petit peu plus tôt ont commis deux nouveaux faux pas, respectivement devant Valenciennes (0-1) et à Grenoble (1-1), sont les premiers suiveurs des Auxerrois, à une longueur.
Face à l'ASM, autant le dire tout de suite, les Auxerrois n'ont pas montré le visage d'un leader de Ligue 1. Mais, avec le réalisme qui leur colle à la peau depuis plusieurs semaines, les Icaunais ont assuré l'essentiel contre un adversaire qui pourra regretter d'avoir encaissé le seul but de la rencontre dans le temps additionnel de la première période. Ce premier acte se révèle très pauvre en occasions. Il faut attendre plus d'un quart d'heure pour en trouver une digne de ce nom. Elle débouche d'un coup de pied arrêté. Suite à un coup-franc dont se charge le préposéà la tâche, Benoît Pedretti, Jean-Pascal Mignot place une tête décroisée qui passe de peu à côté du but de Stéphane Ruffier (17e). Première frayeur pour les joueurs de la Principauté qui, privés de leur artificier Nenê touchéà la cuisse, peinent à approcher la cage d'Olivier Sorin.
Un but à chaque fin de période
Dominatrice mais de manière très stérile, la formation bourguignonne ne met de son côté en danger l'arrière garde monégasque que sur coup de pied arrêté. A la demi-heure de jeu, c'est au tour de Cédric Hengbart, à la réception d'une longue transversale de Stéphane Grichting, consécutive à un corner de Pedretti, de voir son ballon repris de la tête frôler le poteau de Ruffier (30e). Et c'est en fait lorsque les vingt-deux acteurs semblaient se diriger vers un score de paritéà la mi-temps que l'AJA va s'installer aux commandes de la rencontre. Un but qui, sans surprise, fait suite à un coup-franc frappé par capitaine Pedretti. L'ancien international adresse un ballon à hauteur du point de penalty sur lequel Adama Coulibaly est le plus prompt pour placer un puissant coup de tête que Ruffier ne peut qu'effleurer avant qu'il n'entre dans son petit-filet (1-0, 45e+1). Avec un maximum de réalisme, les locaux assomment leurs hôtes d'un soir juste avant le repos.
Un avantage que les Auxerrois vont défendre becs et ongles dans le second acte. Quarante-cinq minutes d'un faible niveau entre des Bourguignons repliés en défense mais prêts à jaillir au moindre contre et des Monégasques trop frileux et pas assez entreprenants. Et c'est sur l'une de ses dernières contre-attaques qu'Auxerre signe le but du KO, celui qui scelle le sort de Monaco, à deux minutes du terme. Profitant des largesses de la défense monégasque, Delvin Ndinga sollicite un une-deux avec Daniel Niculae, lequel lance en profondeur le jeune milieu de terrain congolais qui vient battre Ruffier d'un bel intérieur du pied droit (2-0, 88e). Le public de l'Abbé-Deschamps peut laisser éclater sa joie. Et pour cause, l'AJA s'invite au sommet du championnat de France pour la première fois depuis le 7 février 2003. Qui l'eut cru fin août...












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