Football : La 23e journée au crible

C'était la fête au Vélodrome dimanche soir. (Reuters)
LE TOP : OM
Deschamps en a rêvé, ses joueurs l'ont fait. Pour la première fois de la saison en Ligue 1, l'entraîneur marseillais a vu son équipe exprimer pleinement son potentiel offensif. Grâce notamment à la vivacité de ses ailiers, Ben Arfa et Valbuena, l'OM a fait souffrir la défense adverse, en l'occurrence celle de Valenciennes, battue dimanche au Vélodrome (5-1) pour la plus large victoire olympienne cette saison en championnat.
Outre les deux ex-bannis, Lucho doit également recevoir les louanges des observateurs. Auteur du premier but, l'Argentin a confirmé sa montée en puissance physique plus que nécessaire pour qu'il retrouve son niveau de Porto. Bordeaux battu à Rennes (4-2), l'OM reprend trois points au leader, même si les Girondins comptent toujours une avance confortable (9 points) sur les Olympiens. Mais avec un match en retard à disputer au Vélodrome contre Sochaux, l'écart apparaîtrait plus accessible à combler. Il ne faut pas toutefois compter sur Deschamps, comme le rapporte le site officiel du club marseillais, pour parler à nouveau de titre. "Il y a beaucoup de mistral à Marseille. La semaine dernière, on était au fond du trou alors ce soir (dimanche), je ne vais pas parler de titre. Il y a beaucoup de matches même si ce week-end plusieurs équipes ont perdu des points. Il faudra faire le maximum pour avoir le plus de points possible en février/mars car à partir d'avril, c'est le sprint final". Et à ce rythme, l'OM serait favori pour le podium.
LE FLOP : PSG
Quand Paris s'éteint. Antoine Kombouaré avait tenté de piquer l'orgueil de ses troupes, en affirmant notamment que certains de ses joueurs n'avaient pas le niveau pour jouer au PSG, avant le rendez-vous capital contre Lorient, mais l'entraîneur parisien fut une nouvelle fois désavoué par son effectif.
Ce qui s'est passé samedi soir au Parc relève bien plus que de la déception. Balayé par les Merlus (3-0), le PSG se retrouve 15e au classement après quatre défaites de rang. Et si le but de Hoarau, injustement refusé en début de rencontre, aurait pu changer la face de ce match, les Parisiens se sont encore montrés incapable de réagir. Au contraire, les hommes de Gourcuff ont donné une leçon de jeu collectif et enfoncé leur adversaire dans la crise. Car il s'agit bien de cela. Le président Robin Leproux ne pouvait que constater les dégâts après la rencontre en conférence de presse: "C'est une humiliation, c'est le mot que l'ont peut employer. Il faut se remettre en question, moi le premier. Je nous ai trouvés trop beaux en début de saison en pensant que les résultats pouvaient arriver facilement. Il y a toujours un événement, une erreur individuelle ou un manque d'engagement, qui fait basculer le match. Je suis au PSG et je ne peux pas accepter ce qu'il se passe. Les joueurs peuvent livrer un meilleur niveau de jeu, mais sur le terrain mathématique, c'est une catastrophe. Les joueurs ont besoin peut-être d'être bousculés et j'ai été trop bienveillant. C'est une défaite honteuse et ce n'est plus possible. "
LE JOUEUR : Asamoah Gyan
C'est ce qu'on appelle un coaching gagnant. 76e minute de jeu entre Rennes et Bordeaux, Fred Antonetti décide de lancer Asamoah Gyan alors que les Bretons se retrouvent soudain sous la menace des Girondins, revenus sur leurs talons grâce à deux buts inscrits suite à des coups de pied arrêtés aux 64e et 69e minutes (3-2). L'attaquant ghanéen, finaliste de la dernière CAN, touche son premier ballon une minute plus tard. Héritant du cuir à 25 mètres, entouré alors de trois Bordelais, il efface Planus d'un petit pont et ajuste son intérieur du pied droit pour tromper un Carrasso à la main gauche pas assez ferme. Un but qui assomme définitivement la bande à Laurent Blanc (4-2).
LA PHRASE : Benoît Pedretti: "Vu nos derniers entrainements..."
Le capitaine auxerrois n'a pas épargné ses coéquipiers après la raclée reçue samedi soir à Grenoble (5-0). "On a été faibles. On a laissé trop d'intervalles donc on a été puni ce soir. On reste limités sur notre niveau de jeu. C'est comme ça. Il va falloir réagir et montrer qu'on est des hommes. On assume quand on gagne, il va falloir assumer quand on perd. Ce soir (samedi), on avait envie de jouer quand même. Mais bon, vu nos derniers entrainements, ce n'est pas étonnant de faire un résultat comme ça", a lâché Benoît Pedretti aux caméras de Foot +.
LA STAT : 5
C'est le nombre de buts inscrits samedi soir par Grenoble devant Auxerre (5-0). Si la victoire des Isérois constitue en soi un événement dans cette saison de Ligue 1, il s'agit de la deuxième seulement enregistrée par les hommes de Mecha Bazdarevic après celle obtenue face à Toulouse le 6 décembre (1-0, 16e j.), le score est également parlant. Ljuboja et ses coéquipiers ont marqué plus de buts face aux Bourguignons que lors de leurs sept matches précédents (4). Pas de quoi s'enflammer évidemment pour le GF 38 qui reste bon dernier, à 13 points du premier relégable. Son entraîneur reste en effet très humble: "Depuis le début de saison quand on fait un résultat, on nous dit que l'équipe adverse n'était pas bonne. On a été bons, mais je pense qu'Auxerre n'était pas à son meilleur niveau ce soir (samedi). On va jouer avec dignité jusqu'à la fin de saison", confiait ainsi l'ex-joueur de Sochaux sur RTL.
LE SONDAGE
Riche en émotions et en buts, la 23e journée a livré un sondage assez partagé. Vous avez ainsi donné autant d'importance à la défaite de Bordeaux à Rennes (2-4), comme un premier signe inquiétant après le nul à domicile devant Boulogne, qu'à l'attaque de feu de l'OM devant Valenciennes (5-1), avec 21% des suffrages. Juste derrière, un autre score fleuve, celui de Grenoble face à l'AJA (5-0), totalise 20% des votes, tandis que le revers concédé par le PSG au Parc devant Lorient (0-3) en a récolté 19%. Enfin, la claque reçue par Monaco à Saint-Etienne (3-0) et Montpellier qui revient à trois points seulement des Bordelais n'ont visiblement pas marqué les esprits avec respectivement un score de 10 et 9%.












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