
Thomas, Romain, Aurélien, vous partez le dimanche 13 juillet pour un tour du monde assez original. De quoi s'agit-il précisément ?
Romain : L'idée est de faire un tour du monde en utilisant le football comme moyen de rencontre. Et de partager des expériences avec des footballeurs du monde entier. Nous avons prévu d'aller visiter des clubs amateurs et professionnels, ainsi que des centres de formation. Et à l'issue de chaque semaine, écrire nos impressions sur le football local afin de partager une vision du football différente de celle que l'on a en Europe.
Aurélien : Nous voulons aussi montrer que le football est un excellent outil d'éducation et de cohésion sociale.
Thomas : L'objectif est également de dégager l'essence du football et son aspect authentique, quelque peu oubliés en Europe où il le business prévaut sur l'esprit sportif.
Pouvez-vous vous présenter ?
Aurélien : J'ai 25 ans et je suis masseur kinésithérapeute, diplômé depuis septembre 2007.
Thomas : J'ai 26 ans, j'ai fait des études de finance et je fais du football en amateur pour le plaisir.
Romain : J'ai 26 ans, je suis architecte et j'ai terminé mes études l'année dernière. Depuis, j'ai travaillé. Je suis passionné de football et j'ai joué en club durant quatre ans.
Comment va se passer ce tour du monde ?
Romain : Le voyage va durer dix-huit mois. Nous commençons par l'Afrique puis l'Amérique du Sud, l'Asie du Sud Est et l'Inde. Au total, il y aura vingt-quatre pas. Nous n'avons choisi que des pays en voie de développement avec des cultures que nous connaissons moins.
Qu'attendez-vous de ce périple ?
Romain : Une aventure humaine et sportive. J'espère pouvoir taper la balle avec des gens des quatre coins de la planète et faire progresser mon niveau (rires) Pour ma carrière professionnelle d'architecte, j'espère pouvoir étudier les stades de foot que l'on visitera. Un des buts de ce voyage est de créer un annuaire qui regrouperait toutes les pratiques de solidarité et les organisations - ou les personnes rencontrées dans le football qui les diffusent - afin de créer plus de contacts entre elles et de faire connaître les plus modestes.
Thomas : Savoir comment les équipes africaines peuvent briller en championnat quand leurs infrastructures sont obsolètes ou inadaptées ; connaître les différentes perceptions du sport le plus populaire dans le monde, selon les peuples et les pays, ainsi que les différentes manières d'appréhender le jeu sur le terrain.
Aurélien : En plus de l'enrichissement de ma connaissance du football, je compte aller à la rencontre des masseurs kinésithérapeutes des équipes de football des différents pays, échanger des connaissances et enrichir mon bagage afin de pouvoir ensuite m'orienter vers le sport en kinésithérapie.
Comment s'organise votre hébergement sur place ?
Romain : Nous sommes hébergés par des centres de formation quatre à cinq jours par mois. Nous verrons sur place pour le reste.
Avez-vous le budget nécessaire pour les frais ?
Aurélien : Certains ont fait le tour du monde en vivant avec un dollar par jour. Nous avons essayé de réduire le budget de vie sur place au minimum, ce qui correspond à 10 € par personne et par jour pour la nourriture, le logement et les transports. Par rapport au budget fixé à l'origine du projet, il manque 6 000 Euros. Nous comptons donc sur le parrainage à la journée qui est possible à partir du site Internet (pour en savoir plus, cliquez ici).
Comment envisagez-vous la vie commune à trois durant ces dix-huit mois ?
Aurélien : Ce voyage sera une très belle expérience humaine. Nos personnalités sont différentes mais complémentaires.
Thomas : Parfois, un peu de solitude sera nécessaire pour chacun de nous et il se peut qu'en un an et demi, il y aura des coups de gueule. Mais c'est un défi que nous avons accepté d'affronter. Nous allons partager tant de belles expériences que cela rendra la vie commune plus simple.
Propos recueillis par Mathias Triomphe

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