Rugby : Paris n'avance plus

Les Parisiens ont souffert au stade Yves-du-Manoir. (Le Midi-Libre)
A Montpellier vendredi soir, Geoffroy Messina a oeuvré en mêlée. Et pour cause, le trois quarts-centre du Stade Français a été contraint de jouer les bouche-trous au poste de troisième-ligne aile pour pallier les absences. Car, avec le Stade Toulousain, l'équipe parisienne est la plus démunie du Top 14 quand championnat et matches internationaux cohabitent le temps d'un même week-end. Avec pas moins de sept internationaux sur le front des test-matches d'automne (Szarzewski, Taylor, Hernandez, Leguizamon, Parisse, Mauro et Mirco Bergamasco), les Parisiens se sont présentés diminués dans l'Hérault, et ont connu leur troisième défaite de rang. Un revers qui est venu s'ajouter aux défaites concédées à Clermont et dans le choc des deux Stade dans l'enceinte dionysienne de Saint-Denis deux et trois semaines plus tôt.
Invaincu et solide leader du Top 14 après les sept premières levées, le Stade Français pointe après dix journées sur le quatrième et dernier strapontin synonyme d'accession au dernier carréà la fin de l'exercice. De làà dire que le club de la capitale se retrouve en danger il y a un pas, reste que le matelas de points confortable qu'il s'était petit à petit construit en début de saison s'est aujourd'hui réduit comme une peau de chagrin. Et la dernière victoire acquise en championnat, le 4 octobre devant Montauban, commence sérieusement à dater.
0 point en trois matches
Dans l'Hérault, les hommes d'Ewen McKenzie n'ont paru en mesure de l'emporter que le temps d'un gros quart d'heure. Mais après avoir inscrit les 10 premiers points du match, avec à la clé un essai de Mark Gasnier, le Stade Français a essuyé sans pouvoir réagir la déferlante des Montpelliérains sans génie, mais appliqués. Rapidement privée de Brian Liebenberg qui avait été replacéà l'ouverture en l'absence d'Hernandez et Beauxis, l'équipe bis de la capitale n'a jamais trouvé la solution. Et pour la troisième fois, la défaite parisienne s'est soldée sans le point du bonus défensif, ce qui confère au Stade Français un zéro pointé peu en phase avec sa stature.
Il n'y a certes pas encore le feu à la maison, mais une réaction est désormais fortement attendue du côté du stade Jean-Bouin, et ce dès vendredi face à Castres. Si les internationaux français et argentins feront encore défaut, au contraire des Italiens qui en ont fini avec leur tournée d'automne, la venue d'un CO encore bien mal en point est l'occasion de se relancer vers les sommets. D'autant qu'aux avant-postes, Toulouse, Perpignan et Bayonne mènent grand train et que derrière, Montpellier, mais surtout Clermont, voire Biarritz, entendent bien se mêler à la lutte pour les quatre premières places. De leader tranquille, le Stade Français a rétrogradé en l'espace de trois semaines au rang de potentiel demi-finaliste bien fragile.












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