RUGBY : Finir sur une bonne note... - Actu Sport
Masculin.com  ››  Sport  ››  Rugby  ››  Finir sur une bonne note...

Rugby : Finir sur une bonne note...

Maxime Médard et les Bleus veulent conclure leur tournée en beauté. (Reuters)
Maxime Médard et les Bleus veulent conclure leur tournée en beauté. (Reuters)

Le 26/06/2009 - Injustement éclipsé par l'affaire Bastareaud, le troisième et dernier match de la tournée des Bleus dans l'hémisphère sud face à l'Australie samedi, à Sydney, doit pourtant permettre aux joueurs de l'équipe de France, compétitifs lors de leurs deux tests face aux Blacks, de valider ses acquis, à condition de trouver la fraîcheur pour résister au rigoureux défi australien.

Et dire que les Bleus en étaient presque à se plaindre de passer à ce point inaperçus à Sydney, où le test-match face aux Wallabies, depuis l'arrivée de la délégation française dimanche dernier, était renvoyé dans l'anonymat d'une actualité sportive locale centrée plutôt sur le jeu à treize que sur le quinze traversé ici par une crise profonde. Depuis jeudi et l'affaire de qui vous savez, le degré d'attractivité médiatique du XV de France a, c'est un euphémisme, sensiblement augmenté. Du staff aux joueurs, tout ce qui porte un coq sur le coeur s'en serait pour tout dire bien passé et le sujet ne fait l'objet d'aucun commentaire. A quoi bon d'ailleurs...

Sans le vouloir, Mathieu Bastareaud a volé un peu de cette tournée à ses coéquipiers et pourtant, comme le rappelait Marc Lièvremont, ses joueurs ont un match à disputer samedi au stade olympique de Sydney face à une formation que Thierry Dusautoir n'a pas hésité cette semaine à désigner comme la meilleure nation de l'hémisphère sud devant les champions du monde sud-africains. "Même si les Sud-Africains m'ont vraiment impressionné face aux Lions, les Australiens ont très peu de points faibles, ils ont des stars comme Giteau, Mortlock et Smith qui rayonnent depuis des années dans le rugby international", commente le Toulousain dans les colonnes de La Dépêche du Midi. C'est dire qu'après s'être coltinés par deux fois les Blacks, cette équipe de France, pas loin après trois semaines de tournée de se retrouver sur la jante malgré la solide préparation physique avalée en Nouvelle-Zélande, va devoir réunir ce qui, lui reste d'énergie pour résister aux Wallabies. Un adversaire face auquel à l'automne dernier, à Paris, les Bleus avaient tutoyé la victoire sans jamais pouvoir y prétendre vraiment (13-18).

Dusautoir: "On savait très bien qu'une tournée comme ça, ce n'était pas de la tarte"

Une troisième victoire en 2008 face aux Français pour les joueurs de Robbie Deans, qui continuent donc d'être une énigme pour Lièvremont et ses joueurs. Dusautoir connaît bien ce sentiment d'être à la fois si près et si loin: "Sur le match de novembre, je nous ai sentis assez bien, apprécie le troisième ligne. Après, il y a eu un manque de réussite, qui a fait qu'on est passéà côté de la victoire. Mais on avait été solides, on les avait fait subir. Si on garde ce même état d'esprit, on pourra leur poser des problèmes. Eux ne se découvrent pas beaucoup, ils ont un jeu au pied long, une grosse défense et quand ils décident de garder le ballon, ils marquent." Une rigueur et une efficacité entretenues et confortées par Deans depuis sa nomination en début de saison dernière, mais pas franchement à l'oeuvre ces deux dernières semaines à l'occasion de deux victoires (31-8, 34-12) des Wallabies face à l'Italie, dont la dernière ne fut acquise que dans les dix dernières minutes de jeu.

A la décharge des Wallabies, pas moins de huit de leurs cadres étaient à ces deux occasions laissés au repos, laissant la relève australienne à l'oeuvre face aux Transalpins, à l'image du jeune prodige James O'Connor, auteur d'un triplé pour sa première cape et qui prendra place sur le banc samedi, prêt à prendre sa chance en vue du Tri-Nations. L'illustration d'une concurrence exacerbée appelée de ses voeux par Deans. Au point que, s'il se murmure qu'une bagarre entre joueurs pourrait être à l'origine de l'affaire Bastareaud, les joueurs australiens, maintenus sous haute tension, auraient bien failli en venir aux mains cette semaine à l'entraînement. Le déficit de fraîcheur au coup d'envoi n'en apparaît pas moins en défaveur des Tricolores. "C'est notre plus gros défi parce que physiquement, on est moins en forme. C'est aussi le plus excitant car il n'y a aucun calcul à faire, il faut se donner au maximum et après, c'est terminé, il n'y aura plus rien si ce n'est les vacances. Ce serait génial de conclure sur une bonne note cette tournée qui a été assez intéressante. (...) On savait très bien qu'au bout de dix mois de compétition, se taper une tournée comme ça, ce n'était pas de la tarte. C'est le dernier objectif, la dernière marche avant les vacances."

Un ultime effort à ne pas galvauder pour ne pas rester sur une défaite et ne pas isoler un peu plus l'exploit de Dunedin dans la saison des Tricolores. Refroidis le week-end dernier à Wellington par les conditions météo, qui ne leur auraient pas permis d'assumer les consignes de jeu martelées par leurs entraîneurs, Dusautoir et ses coéquipiers doivent, malgré un réservoir proche de la panne sèche, répondre face aux Australiens aux critiques d'un staff déçu par le manque d'initiatives de leurs joueurs. "C'est leur rôle d'être toujours plus exigeants et de nous donner des arguments pour répondre." Le choix dès lors d'aligner Dimitri Yachvili et Lionel Beauxis, onzième charnière de l'ère Lièvremont, plutôt réputés pour la qualité de leur jeu au pied, peut laisser perplexe... Il sera pourtant surtout question à l'occasion de ce dernier acte de la saison de faire corps derrière un seul même objectif: après Dunedin il y a deux semaines, s'imposer pour la première fois en Australie depuis bientôt près de vingt ans (*).

(*) La dernière victoire française en Australie remonte à 1990. Cette année-là, les Blanco, Sella, Saint-André, Camberabera et autre Benazzi s'étaient imposés (28-19) face aux Farr-Jones, Lynagh, Campese grâce à deux essais de Mesnel et "Cambé", auteur ce jour-là de points 21 points.

Ajouter à vos favoris     Envoyer à un ami     Partager sur Facebook

L'actu Rugby en direct :

Petit succès, Grand Chelem   (20/03/2010)
Que ce fut dur ! Le XV de France a remporté le 9e Grand Chelem de son histoire samedi, au Stade de France, face à l'Angleterre en clôture du Tournoi des VI Nations (12-10). Si les Bleus étaient assurés du succès dans le Tournoi après la défaite de l'Irlande face à l'Ecosse (23-20), ils y ont (...)
Petit succès, Grand Chelem
L'Ecosse sacre les Bleus   (20/03/2010)
Le XV du Trèfle quitte Croke Park sur une fausse note. Samedi, l'Ecosse s'est imposée sur la pelouse de l'Irlande (23-20) lors de la dernière journée du Tournoi des VI Nations. Auteur du Grand Chelem en 2009, la bande de Brian O'Driscoll n'inscrira pas son nom au palmarès de l'épreuve (...)
L'Ecosse sacre les Bleus
Les Gallois se sont bien amusés   (20/03/2010)
Le Pays de Galles n'a laissé aucune chance à l'Italie, samedi au Millenium de Cardiff, lors de la 5e et dernière journée du tournoi des VI Nations (33-10). Une rencontre totalement maîtrisée par les hommes de Warren Gatland qui ont inscrit 3 essais par Hook à deux reprises et Shane Williams. (...)
Les Gallois se sont bien amusés
Le Grand défi !   (19/03/2010)
Après près de deux mois de compétition et quatre matches pour autant de victoires, le XV de France n'est plus qu'à un succès du Grand Chelem, le 9e de son histoire, qui lui tend les bras. La juste récompense d'un Tournoi maîtrisé jusqu'à ce "crunch" de tous les dangers ce samedi, au Stade de (...)
Le Grand défi !
Parra grand format   (19/03/2010)
Plus qu'aucun autre Tricolore sans doute au cours de ce Tournoi, Morgan Parra aura acquis une dimension nouvelle pour devenir à la veille de ce France-Angleterre le patron respecté non seulement de son pack, mais aussi l'un des leaders de tout un groupe. A 21 ans, le demi de mêlée peut (...)
Parra grand format
Cheika plutôt que Galthié   (19/03/2010)
On attendait Galthié, ce sera Cheika ! Max Guazzini a déjoué les pronostics qui annonçaient, après la confirmation du départ de Jacques Delmas en fin de saison, le retour du demi de mêlée international dans la capitale. Le président parisien se tourne une fois encore vers l'étranger en (...)
Cheika plutôt que Galthié
Harinordoquy: "Va y avoir bagarre !"   (18/03/2010)
Samedi, Imanol Harinordoquy pourrait compter à son palmarès un 3e Grand Chelem après ceux de 2002 et 2004, rejoignant ainsi dans l'histoire des Bleus un certain Fabien Galthié. A 30 ans, le n°8 basque, nommé pour le titre de meilleur joueur du Tournoi, n'ignore rien du terrible combat qu'il (...)
Harinordoquy:
Princes du Chelem   (18/03/2010)
Si tout va bien pour lui samedi soir, le XV de France réussira le 9e Grand Chelem de son histoire et six de ses joueurs creuseront encore un peu plus leur marque au palmarès du rugby français. Au premier rang d'entre eux sera Imanol Harinordoquy, qui rejoindra Fabien Galthié avec trois Grands (...)
Princes du Chelem
Delmas, Paris à court terme   (18/03/2010)
Dans une situation de plus en plus précaire à Paris, Jacques Delmas a reçu l'assurance de son président, Max Guazzini, qu'il ne poursuivrait pas sa mission au-delà de cette saison. C'est le retour annoncé de Fabien Galthié dans un club de la capitale à la dérive, qui pousserait aujourd'hui le (...)
Delmas, Paris à court terme
Cette Rose pique-t-elle encore ?   (18/03/2010)
Moribonde dans ce Tournoi 2010, raté quoi qu'il arrive, et incapable d'élever son niveau de jeu, l'Angleterre rêve pourtant de faire trébucher son meilleur ennemi samedi, au Stade de France, en privant au passage le XV de France de son 9e Grand Chelem. Dans un choc, qui reste à part, les (...)
Cette Rose pique-t-elle encore ?


Suite de l'actu Rugby >>