Rugby : Marconnet, ô capitaine !

Marconnet se définit lui-même comme un garçon sensible. (Maxppp)
Le brassard: "Le capitaine ? Quelqu'un d'irréprochable..."
"C'est une grande fierté pour moi. J'ai attendu onze ans avant de l'être. Je n'aspirais pas à le devenir, mais en tout je suis très fier et très honoré par ce brassard, même si ce n'est qu'un intérim. Ça représente de l'exemplarité sur le terrain. Un bon capitaine, je pense que c'est quelqu'un qui s'exprime à bon escient. C'est quelqu'un qui montre l'exemple sur le terrain, qui est dans l'action, quelqu'un d'irréprochable et d'exemplaire en termes d'investissement et de rendu de copie. Là où je pèche un peu, c'est en dehors du terrain (rires). Avant d'être un métier, le rugby reste pour moi une passion. Je n'ai pas été formé avec la prétention de faire de ce sport un métier et mon approche reste ludique et joviale. Alors, parfois, ça peut gêner, mais c'est ma façon de faire. Cela doit rester un plaisir."
Esprit de revanche: "Je suis un garçon sensible"
"J'ai tourné la page. Tout sportif professionnel connaît au cours de sa carrière, ou ne connaît pas, les blessures et les aléas de la vie, ça peut être des décès de proches, des maladies... Ça fait aussi partie du chemin, en tout cas, je me suis toujours battu pour revenir ; c'est vrai que ça récompense tout le travail que j'ai fait, même si je préfère regarder devant plutôt que derrière. Je ne sais pas si j'aurai la larme à l'oeil samedi. Je suis un garçon sensible, mais ça ne se calcule pas, je ne pleure pas à la demande, je ne suis pas comédien, donc rendez-vous samedi, 18 heures. Va savoir... Le buzz du week-end dernier est venu de l'interprétation de l'hymne sud-africain, pourquoi ne viendrait-il pas de moi, ce week-end, qui m'effondrerait. On serait mal... (rires)."
Grand frère: "Une carrière passe si vite..."
"Maintenant, je commence à avoir un peu d'expérience, on est quelques uns à avoir quelques sélections, donc ce sera aussi encadrer les nouveaux, Alex et Benjamin, qui vont connaître leurs premières sélections. Ça va aller vite pour eux. Si je cligne des yeux et que je regarde onze ans en arrière... Putain, onze ans... (rires) Une carrière passe vite, mais ce sera un grand moment pour eux et ils vont vivre une belle émotion. Ils vont rentrer petit à petit dans le match et il faudra surtout qu'ils restent concentrés sur leurs performances. Mais s'ils ont été retenus, c'est qu'ils ont toutes les qualités requises et je ne me fais aucun souci pour eux."
Les mots pour le dire: "Ce sera spontané..."
"Capitaine, je l'ai été en club, au Stade Français. Je suis parti avec Christophe Dominici. Des choses ne me plaisaient pas et j'ai rendu les galons. C'était ma façon de montrer mon mécontentement. Mais mon investissement est resté le même, pas de problème là-dessus. Mais là, en sélection, c'est tout nouveau pour moi. Je me suis douté que je débuterai le match lorsque j'ai appris que je serai capitaine, mais je ne connais pas la composition d'équipe... Je trouve cette équipe de France très équilibrée entre fraîcheur, expérience, nouveauté. En tout cas, j'espère qu'on maintiendra le niveau d'excellence mis face aux Boks. Face aux Samoa, c'est un rendez-vous très difficile. Il faut continuer à progresser dans tous les domaines. La décompression est peut-être un mal bien français, mais je crois aussi tous les garçons ont des cartes personnelles à jouer. Il faut faire en sorte que toutes les ambitions individuelles servent le collectif. On ne pourra se montrer qu'avec le collectif, c'est la priorité. Je ne sais pas quel sera mon discours, ce sera spontané, il n'y a rien de calculé."
La mêlée: "C'est vraiment devenu une arme"
"Depuis que Didier Retière est arrivé en équipe de France, il travaille pour avoir une mêlée conquérante et on commence à en récolter les fruits. Dans le rugby moderne et avec les nouvelles règles, c'est vraiment devenu une arme. Fabien Barcella arrive à maturité, Nicolas Mas a fait une grosse performance... Nous sommes conscients de pouvoir déstabiliser une équipe sur la mêlée et de donner confiance à la nôtre. Et puis en France, on a quand même cette tradition de la mêlée, a fortiori sous le maillot national."
Les Samoa: "On connaît leur philosophie"
"Il va falloir avant tout rester concentre sur ce qu'on a bien su faire, être rigoureux notamment sur notre défense. On n'a peu d'images des Samoans àétudier, mais on connaît leur philosophie. C'est une équipe tout aussi physique que les Boks, mais qui se complaît aussi dans le désordre. Ils ont cet instinct du jeu qui leur fait préférer le jeu de passe et ils sont assez imprévisibles. Et rugueux. Il faudra rester concentré sur nos points forts. Rester dans notre registre et nos schémas."












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