YANNICK BRU : « Ne pas tirer de plans sur la comète » > Masculin.com

L'accent sera mis sur la récupération cette semaine à Toulouse avant de défier Clermont samedi. Yannick Bru, l'entraîneur des avants, revient sur la victoire contre Paris et évoque le choc face aux Auvergnats.

Yannick Bru, comment jugez-vous votre victoire face au Stade Français ?
La première mi-temps a été assez équilibrée, chaque équipe a eu une action dangereuse. On s'est un peu grisé alors qu'on sentait qu'on était bien en place. Nous sommes un peu sortis de notre plan de jeu durant ces quarante premières minutes. Notamment en se passant trop le ballon. On aurait pu mener de façon plus large, notamment si Jean-Baptiste Elissalde, au lieu de jouer rapidement une pénalité face aux poteaux, la tente. Il y a un essai que l'on peut marquer après une superbe relance de Maxime Médard, si Jean Bouilhou, au lieu de jouer avec Yannick Jauzion à l'extérieur, donne le ballon à Cédric Heymans à l'intérieur. Mais je n'oublie pas non plus que nous aurions pu encaisser un essai si Sergio Parisse avait aplati.

Quel a été le discours tenu par les coachs à la pause ?
On a dit aux joueurs de revenir au plan de jeu que nous avions établi, à un jeu au pied plus précis et à une défense féroce autour des rucks. On connaissait la valeur de la défense parisienne. Nous savions qu'elle allait monter très vite, mettre une grosse pression sur Jean-Baptiste (Elissalde). On ne voulait pas trop s'exposer en utilisant le jeu au pied. C'est ce que nous avons fait en seconde période, avec plus de précision et de qualité. La défense a été féroce, la conquête est devenue stable. C'était un élément primordial car on sait que Paris aime s'appuyer sur les fautes de ses adversaires et qu'il est essentiel contre eux de posséder le ballon.

Quel sera le thème de la semaine ?
Nous avons joué sous une chaleur caniculaire et nous aurons un jour de moins de récupération que les Clermontois. Notre demi-finale a sans doute été plus difficile et surtout nous sortons avec deux blessés (Ndlr : Yannick Nyanga, touché aux ischios, et Jean-Baptiste Elissalde, aux côtes). Il faudra bien nous projeter sur la récupération. Nous partirons avec un handicap certain pour défier Clermont qui aura peut-être un peu plus de fraîcheur en ayant aussi joué moins de matchs que nous avec notre campagne européenne.

Le Stade Toulousain n'est donc pas favori selon vous ?
Favori, pas favori… Franchement, cela n'a aucune importance. Il y a une certaine cohérence à retrouver en finale le premier du Championnat et le deuxième. Il ne faut pas non plus oublier que nous aurions pu aussi terminer en tête si nous n'avions pas joué trois matchs en semaine. Les Clermontois auront un avantage en termes de fraîcheur puisque nous avons joué plus de rencontres qu'eux. Ils ont un effectif quasiment au complet alors que nous avons de la casse. Mais sur une finale, tout est possible.

Quel regarde portez-vous sur ces Clermontois qui vous ont battus à deux reprises cette saison ?
En tant que joueur, j'ai eu de la chance de remporter deux titres. En 2001, Clermont nous avait battus deux fois lors de la saison régulière, mais c'est nous qui avions gagné la finale. Chacun y trouvera son compte, mais il ne faut pas tirer trop de plans sur la comète.


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