PIERRE MIGNONI : « Du 50-50 » > Masculin.com

Source : Sporever
25/06/2008
Clermont disputera samedi contre Toulouse sa deuxième finale de rang, la neuvième de son histoire. En quête d'un premier Brennus, le demi de mêlée auvergnat Pierre Mignoni s'attend à une rencontre très indécise.

Pierre Mignoni, depuis votre victoire face à l'USAP, on ne sent pas d'euphorie dans les rangs clermontois…
La finale sera un autre match. Nous sommes très contents mais c'est une joie intérieure. Cette qualification n'est qu'une étape. On l'a fait, c'est bien. Mais il reste cette dernière marche qu'on n'a jamais réussi à passer.

Cette demi-finale a-t-elle été plus facile que la saison passée contre Toulouse ?
C'était un match très différent, très serré. Dans le final, je me souviens qu'on avait gardé le ballon pendant trois minutes grâce à nos avants. C'était plus stressant que samedi. On pense maintenant à la finale.

Napolioni Nalaga sera-t-il l'arme fatale de l'ASM au Stade de France ?
Il fait partie de ces joueurs qui ont déjà des capacités physiques impressionnantes. Lui joue ailier et a de grosses prédispositions en vitesse. C'est un joueur qu'il faut faire évoluer dans de bonnes conditions. C'est une arme si on le met en situation. Après, on connaît ses qualités, c'est un extraterrestre. Il peut marquer des essais de 80 mètres tout seul. Même avec deux gars devant lui, il est capable de franchir, d'avancer. Mais il faut le canaliser dans un cadre défini, et c'est ce qu'on parvient à faire. Il a encore une marge de progression énorme. Ce n'est pas comme moi, à mon âge (Ndlr : 31 ans) !

Ce sera la neuvième tentative de l'ASM en finale. Comment exorciser le syndrome des finales ?
On croit toujours qu'on peut gagner. L'an dernier, à trois minutes près, on la gagne (Ndlr : défaite 23-18 face au Stade Français). Ces trois minutes, on s'en est rappelé toute cette saison pour avancer et travailler. Cette expérience peut nous servir mais chaque match est tellement particulier…

Comment passer le cap cette fois ?
C'est à nous de nous investir mentalement encore plus. Personne n'est à l'abri en finale. C'est du 50-50, comme en demi-finale. Il faut prendre les choses à l'endroit et conserver sa régularité dans les moments décisifs.

Cette fois, sentez-vous que c'est la bonne ?
Il est temps de le gagner ce Brennus car les années passent (rires).


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