
Tout vient à point à qui sait attendre. S'il n'a pas encore 25 ans (il les fêtera en septembre prochain), Benoît Baby va connaître un moment fort, samedi au Stade de France face à Toulouse. Dans l'enceinte dyonisienne, l'ancien pensionnaire de la maison rouge et noire disputera enfin sous le maillot clermontois la première finale de sa carrière. Régulièrement enquiquiné par les blessures ou écarté, le natif de Lavenalet a jusqu'à maintenant été privé des cinq finales (Top 14 et Coupe d'Europe confondues) qu'il aurait pu disputer avec le Stade sous les ordres de Guy Novès.
Fragile de nature, l'arrière clermontois renaît cette saison après voir quitté « le club de son cœur » l'été dernier. Avant tout, celui qui a délogé l'international Anthony Floch du poste de n°15 à l'ASM a retrouvé le simple plaisir de jouer, après avoir payé un si lourd tribut aux blessures dans sa jeune carrière. « Trop de blessures ont changé mon point de vue, confie-t-il. Avant, je jouais pour réussir, je rêvais d'une carrière exceptionnelle, de titres, d'équipe de France. Maintenant, je joue pour le plaisir. » Et plutôt bien, puisqu'il est devenu l'un des hommes de base des lignes arrières dans le système de Vern Cotter.
S'il n'a pas encore totalement recouvré les sensations du joueur qui avait ébloui les observateurs lors de sa première sélection en bleu contre l'Irlande, en février 2005, l'ancien Toulousain remonte la pente à vitesse grand V. Une renaissance qui passait par un nouveau challenge. « J'ai longtemps voulu rester à Toulouse, mais j'ai finalement ressenti le besoin de partir, de changer de vie. Je suis venu à Clermont pour récupérer ce que j'avais perdu au Stade. » Quelques mois plus tard, Clermont ne regrette pas ces velléités de départ. Ni Baby, qui concède qu'une finale contre Toulouse en épilogue de la saison, il « y pensait depuis le début du Championnat »…

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