BYRON KELLEHER : « Terminer ma carrière en France » > Masculin.com

Auteur d'une saison remarquable à l'image de son énorme prestation en finale, le demi de mêlée Byron Kelleher s'est parfaitement intégré à Toulouse. A tel point que le All Black veut prolonger jusqu'en 2011.

Byron Kelleher, vous remportez le Bouclier de Brennus pour votre première saison à Toulouse. Cela doit être une grosse satisfaction ?
Oui, je suis très heureux. La Coupe du monde avait été une très grosse déception pour moi. J'avais été blessé moralement. C'était une cicatrice. Je suis venu ici à Toulouse et j'ai été adopté par les gens et parfaitement intégré dans l'équipe. Je suis devenu un leader. C'est très émouvant.

Après la finale perdue en H Cup, vous prenez votre revanche…
On est allés en finale de la Coupe d'Europe et on a malheureusement perdu mais (en français dans le texte), nous avons gagné le Top 14. C'était le plus important. Je suis très heureux de faire partie de cette équipe et d'avoir été si bien accepté pour ma première saison. C'est bien car cela me permet de jouer mon meilleur rugby possible.

Quelle a été la principale différence entre ces deux finales ?
Nous avons beaucoup appris de cette défaite en Coupe d'Europe. Nous avions fait des erreurs contre le Munster (ndlr : défaite 16-13 à Cardiff), peut-être à cause de la pression. Depuis, nous avions bien travaillé pour ne pas connaître une nouvelle défaite et ainsi faire de gros matchs en cette fin de saison.

Après une saison aussi longue, avez-vous été étonné de votre état de forme ?
Oui, c'était une très longue saison, surtout avec la Coupe du monde. Je n'ai pas eu de repos depuis vingt mois et je vais maintenant partir en vacances. Je ne sais pas où je vais aller mais je vais profiter pendant cinq semaines de la plage et du soleil ! (Rires)

A titre individuel, comment jugez-vous votre magnifique prestation face à Clermont ?
C'était important car nous avions perdu plusieurs éléments qui sont normalement des joueurs clés de l'équipe (ndlr : Vincent Clerc, Clément Poitrenaud, Yannick Nyanga en particulier). J'ai essayé d'être le plus performant possible, notamment en défense. Il le fallait de toute façon car Clermont a des joueurs très puissants.

« Rien de comparable dans le monde »

Comment avez-vous vécu cette finale et l'ambiance du Stade de France ?
C'était fabuleux. Il n'y a rien de comparable dans le monde. Dans des compétitions nationales comme la Currie Cup (ndlr : en Afrique du Sud) et le NPC (le championnat néo-zélandais), vous n'avez pas la même atmosphère. Je suis vraiment heureux d'être ici. C'est encore mieux que ce que j'imaginais. Je pense que c'est un spectacle très excitant à regarder.

Souhaitez-vous continuer à Toulouse ?
Oui, je vais renégocier mon contrat. J'ai décidé que j'étais bien en France et que je voulais en profiter le plus longtemps possible. Comme ça, quand vous me poserez des questions l'année prochaine, je pourrais répondre en français (sourire). Je veux terminer ma carrière en France et rester à Toulouse.

Quand allez-vous en discuter avec vos dirigeants ?
Je vais les rencontrer mercredi. Il me reste encore un an et je veux jouer le plus longtemps possible. J'aimerais bien rester encore trois ans ici. Je m'y sens comme à la maison, loin de chez moi.

Vous avez donc définitivement abandonné l'idée de disputer la Coupe du monde 2011…
Oui car à moins que la Fédération néo-zélandaise ne change sa politique par rapport aux joueurs qui évoluent à l'étranger, je ne vois pas comment je pourrais rejouer en sélection. Je suis satisfait de ce que j'ai accompli avec les All Blacks. J'ai disputé trois Coupes du monde mais je n'en ai malheureusement pas gagnées. Mais c'est la vie ! (en français). Mais encore une fois, je me sens bien et je veux continuer à Toulouse.

 


Dernières News Rugby
Recevez le meilleur du site chaque semaine :