
David Auradou, pourquoi avez-vous choisi de retourner au Stade Français ?
Tout simplement car l'aventure au Racing-Métro ne s'est pas bien passée et que le club de cœur a toujours été le Stade Français. Je suis vraiment ravi. On a lu beaucoup de choses à mon sujet dans la presse, j'ai trouvé ça un peu petit. Je n'ai pas voulu répondre. J'ai un an pour me faire plaisir et faire taire tous ceux qui ont dit des conneries.
Avez-vous hésite longtemps avant d'accepter ?
Je ne suis pas du tout parti en mauvais terme du Stade Français. J'ai postulé pour y revenir et nous avons discuté avec le président (Max Guazzini). Ça s'est très bien passé. J'avais envie de finir sur une bonne note et si possible au Stade. On a trouvé un terrain d'entente et j'en suis le premier ravi.
Regrettez-vous d'avoir rejoint le Racing l'été dernier ?
Dans la vie, il ne faut jamais rien regretter. On pourra toujours faire un état des lieux à la fin de ma carrière. Ça s'est passé comme ça et je suis très déçu que nous n'ayons pas réussi à atteindre l'objectif qu'on s'était fixé, à savoir monter en première division. Il y a eu aussi des mésententes entre personnes mais c'est la vie.
« Un maximum de plaisir »
Les difficultés du Stade Français en deuxième ligne, avec notamment la blessure de Pascal Papé, ont-elles aussi favorisé votre retour ?
Je vais repartir presque de zéro. Pendant mon absence, des joueurs ont eu du temps de jeu et un autre très prometteur, Vigouroux, a signé. Il y aura énormément de concurrence. C'est sûr que Pascal va beaucoup manquer le temps de son absence. J'espère qu'il sera vite rétabli et qu'en début d'année il sera au niveau pour que le club soit le plus performant possible. On a besoin d'avoir un maximum de forces vives à tous les postes.
Avez-vous le sentiment de prendre un risque en retournant du côté de Jean-Bouin ?
L'important est de ne pas rester dans un certain confort. Pour un sportif, c'est important de se remettre régulièrement en question. Je connais suffisamment la boutique pour savoir que, quoiqu'il arrive, je prendrai un maximum de plaisir. Pour moi, c'était une évidence.
Pensez-vous que le Stade Français manquait de leaders la saison dernière ?
Cela fait partie de la vie de tous les groupes. Quand certains partent, d'autres arrivent. Je ne pense pas que ce soit ce qui a manqué au Stade Français en demi-finale contre Toulouse. Mais les saisons qui suivent une Coupe du Monde sont toujours très compliquées. Quand les internationaux reviennent, il faut remettre tout le monde en branle. C'est complexe. Ensuite, de nombreux joueurs se sont blessés tout au long de la saison. La saison a été un peu moins bonne que d'habitude mais il y a eu de très gros matchs et une équipe performante. Il n'y a pas de soucis à se faire.

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