
Il a un nom français, une fiancée française et pourrait jouer la saison prochaine dans le championnat… de France. Voilà ce que dit la presse australienne au sujet de Mark Gasnier. Sollicité par plusieurs clubs, dont Bayonne et Biarritz mais aussi les Dragons Catalans (Superligue anglaise), le capitaine et centre de Saint George Illawarra serait en passe de s'engager finalement avec Paris si l'on en croit nos confrères de The Australian qui l'imaginent déjà jouer avec les Bleus en 2011. La rumeur enfle d'ailleurs depuis des semaines de l'autre côté de la planète où Gasnier est l'une des plus grandes stars du rugby à XIII. A quelques jours de la fin du marché des transferts, l'hypothèse semble désormais plus qu'envisageable.
Après Pierre Correia (Albi) et Dave Vainqueur (Agen), deux derniers renforts sont attendus du côté de Jean-Bouin où l'Australien pourrait retrouver son compatriote Ewen McKenzie. Le nouveau coach du Stade Français n'a d'ailleurs jamais caché son admiration pour le treiziste lorsqu'il était à la tête des Waratahs (Super 14). Son agent, George Mimis, confirme : « McKenzie était alors venu me voir pour me dire qu'il était intéressé. » « C'est un très grand joueur, a récemment indiqué McEnzie. Mais on a évoqué une soixantaine de joueurs depuis que j'ai été nommé à Paris. C'est vrai qu'il en fait partie. » Régulièrement interrogé sur un possible départ dans le championnat de France, l'intéressé ne s'est pas montré très loquace.
« Ce n'est pas le moment d'en parler, a-t-il lancé une nouvelle fois devant la presse cette semaine. Et ce ne sera pas le cas tant que rien ne sera fait. » Le temps presse pourtant. La fin de la période des mutations est programmée pour le 14 juillet dans le Top 14. D'ici à lundi, le président stadiste, bien aidé par son entraîneur qui posera très prochainement ses valises dans la capitale, devrait tenter d'accélérer les choses et de parvenir à un accord financier pour un contrat de deux ans. Car Gasnier, malgré son amour pour France, ne viendra pas à n'importe quel prix. Les sommes les plus folles sont d'ailleurs annoncées en Australie. On évoque un salaire annuel de 400 000 dollars australiens, soit 244 000 euros. A ce tarif, le pari peut sembler risqué. Voire carrément fou.

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