De notre envoyé spécial
Le Stade Français a repris le chemin de l'entraînement. Sous les ordres d'un nouvel entraîneur, l'Australien Ewen McKenzie, vitesse et jeu sont les maîtres mots.
De notre envoyé spécial au stade Jean-Bouin (Paris), Laurent Picat
Chaleur, tongs, lunettes de soleil… Tous les ingrédients pour un été réussi sont là, mais sur le terrain de Jean-Bouin, les joueurs du Stade Français ne sont déjà plus en vacances, contrairement à une partie des supporters présents en tribune. Un peu plus de cinq semaines après la défaite en demi-finale du Top 14 contre Toulouse, Ewen McKenzie a succédé à Fabien Galthié, Christophe Dominici a quitté la tenue de joueur pour revêtir celle d'entraîneur des arrières et quelques nouveaux visages ont fait leur apparition. Si la star du rugby à treize australien Mark Gasnier ne sera présente qu'au cours du mois de septembre, à la fin de son Championnat, Pierre Correia a lui remis le bleu de chauffe. Mais la deuxième séance collective du pilier gauche a été écourtée, mercredi. Légèrement coupé au menton, l'ancien joueur d'Albi et néo-international tricolore est rentré aux vestiaires après une demi-heure d'entraînement et n'a rejoint ses coéquipiers qu'à la fin de la séance, le temps pour lui de brièvement évoquer son cas avec Ewen McKenzie et Christophe Dominici.
Les deux hommes forts du Stade Français, auxquels il faut rajouter Fabrice Landreau, toujours en charge des avants, ont semble-t-il trouvé leur façon de travailler. « Big Mack », au français encore hésitant, discute avec l'ancien joueur du XV de France et lui transmet ses consignes. « Domi » se charge alors de mener les troupes et redevient un peu le joueur qu'il était il y a encore un mois, comme au cours du deuxième exercice de la journée, une opposition attaque-défense après lancer en touche. Le ballon vole de mains en mains entre les trois-quarts et « Domi » n'est qu'à quelques mètres derrière, encourageant ses joueurs et suivant leur action jusqu'au bout, en courant. La patte du nouveau staff se fait sentir à cet instant, sous les yeux de Sylvain Marconnet, encore au bord du terrain mercredi. Les mots vitesse et jeu résonnent et les ailes sont quasi systématiquement recherchées. Pendant que dans les tribunes, le tout frais retraité Pieter de Villiers et ses enfants saluent les supporters, la séance matinale commence à se muscler.
Dans le coin droit du terrain, Benjamin Delmoral, l'un des deux préparateurs physiques du club, prend avec lui la moitié de l'effectif. Il n'est pas encore le bourreau des joueurs, mais ce premier travail sur la condition est un aperçu de ce qui pourrait les attendre prochainement. Trois groupes se relaient pendant une dizaine de minutes sur un atelier intense, fait de petites passes rapides, entrecoupées de placages et de poids à soulever. Un aller-retour jusqu'à la ligne médiane, en quinze secondes, est réservé aux plus récalcitrants. Au milieu du terrain, Grant Duthie, arrivé dans les valises de l'ex-coach des Waratahs, guide les autres joueurs pour un exercice de lutte. McKenzie, l'ancien pilier droit des Wallabies champions du monde en 1991, se prête au jeu mais dans une bien moindre mesure que Fabrice Landreau, totalement impliqué. Le deuxième entraînement de la saison s'achève tranquillement, sans trop de plaisanteries, hormis la gentille chamaillerie de Dimitri Szarzewski avec le cameraman du site officiel du club. Une reprise décontractée mais sérieuse.
Le Stade Français a repris le chemin de l'entraînement. Sous les ordres d'un nouvel entraîneur, l'Australien Ewen McKenzie, vitesse et jeu sont les maîtres mots.

Chaleur, tongs, lunettes de soleil… Tous les ingrédients pour un été réussi sont là, mais sur le terrain de Jean-Bouin, les joueurs du Stade Français ne sont déjà plus en vacances, contrairement à une partie des supporters présents en tribune. Un peu plus de cinq semaines après la défaite en demi-finale du Top 14 contre Toulouse, Ewen McKenzie a succédé à Fabien Galthié, Christophe Dominici a quitté la tenue de joueur pour revêtir celle d'entraîneur des arrières et quelques nouveaux visages ont fait leur apparition. Si la star du rugby à treize australien Mark Gasnier ne sera présente qu'au cours du mois de septembre, à la fin de son Championnat, Pierre Correia a lui remis le bleu de chauffe. Mais la deuxième séance collective du pilier gauche a été écourtée, mercredi. Légèrement coupé au menton, l'ancien joueur d'Albi et néo-international tricolore est rentré aux vestiaires après une demi-heure d'entraînement et n'a rejoint ses coéquipiers qu'à la fin de la séance, le temps pour lui de brièvement évoquer son cas avec Ewen McKenzie et Christophe Dominici.
Les deux hommes forts du Stade Français, auxquels il faut rajouter Fabrice Landreau, toujours en charge des avants, ont semble-t-il trouvé leur façon de travailler. « Big Mack », au français encore hésitant, discute avec l'ancien joueur du XV de France et lui transmet ses consignes. « Domi » se charge alors de mener les troupes et redevient un peu le joueur qu'il était il y a encore un mois, comme au cours du deuxième exercice de la journée, une opposition attaque-défense après lancer en touche. Le ballon vole de mains en mains entre les trois-quarts et « Domi » n'est qu'à quelques mètres derrière, encourageant ses joueurs et suivant leur action jusqu'au bout, en courant. La patte du nouveau staff se fait sentir à cet instant, sous les yeux de Sylvain Marconnet, encore au bord du terrain mercredi. Les mots vitesse et jeu résonnent et les ailes sont quasi systématiquement recherchées. Pendant que dans les tribunes, le tout frais retraité Pieter de Villiers et ses enfants saluent les supporters, la séance matinale commence à se muscler.
Dans le coin droit du terrain, Benjamin Delmoral, l'un des deux préparateurs physiques du club, prend avec lui la moitié de l'effectif. Il n'est pas encore le bourreau des joueurs, mais ce premier travail sur la condition est un aperçu de ce qui pourrait les attendre prochainement. Trois groupes se relaient pendant une dizaine de minutes sur un atelier intense, fait de petites passes rapides, entrecoupées de placages et de poids à soulever. Un aller-retour jusqu'à la ligne médiane, en quinze secondes, est réservé aux plus récalcitrants. Au milieu du terrain, Grant Duthie, arrivé dans les valises de l'ex-coach des Waratahs, guide les autres joueurs pour un exercice de lutte. McKenzie, l'ancien pilier droit des Wallabies champions du monde en 1991, se prête au jeu mais dans une bien moindre mesure que Fabrice Landreau, totalement impliqué. Le deuxième entraînement de la saison s'achève tranquillement, sans trop de plaisanteries, hormis la gentille chamaillerie de Dimitri Szarzewski avec le cameraman du site officiel du club. Une reprise décontractée mais sérieuse.
Dernières News Rugby

Démarrage
Favoris











