
TOULON
Saison 200762008 : champion de France de Pro D2
Stade : Mayol (capacité : 14 000 places)
Entraîneurs: Tana Umaga (NZL), Jean-Jacques Crenca, Lipi Sinnott (NZL)
Les mouvements
Arrivées : Santiago Dellape (ITA / Biarritz), Mathieu Larrouy (Albi/Pro D2), Guillaume Ribes (Albi/Pro D2), Jérôme Filitoga (Albi/Pro D2), Ben Castle (NZL/Waïkato Chiefs), Davit Kubriashvili (GEO/Montpellier), Christiaan Liebenberg (RSA/Stormers/AFS), Ross Skeate (AFS/Stormers/RSA), Jocelino Suta (Mont-de-Marsan/Pro D2), Olivier Missoup (Oyonnax/Pro D2), Joe Van Niekerk (AFS/Lions/RSA), Jerry Collins (NZL/Wellington Hurricanes/NZL), Sisaro Koyamaibole (FIJ/Petrarca/ITA), Matt Henjak (AUS/Western Force/AUS), Sébastien Fauqué (Montauban), Damien Vidal (Béziers/Pro D2), Ramiro Pez (ITA/Venise/ITA), Sonny Bill Williams (NZL/Canterbury Bulldogs XIII/NZL), Luke Rooney (AUS/Penrith Panters, XIII/AUS).
Départs : Mehdi Mérabet (Racing-Métro/Pro D2), Lorne Ward (RSA/Bath/ENG), Wessel Roux (RSA/Bourgoin), Lawrence Sephaka (RSA/Golden Lions), Anton Oliver (NZL/arrêt), Pier-Nicol Feldis (Carqueiranne-Hyères/Fédérale 1), Franck Alazet (Carqueiranne-Hyères/Fédérale 1), Victor Matfield (RSA/Bulls/AFS), François Van Schouwenburg (RSA/Bulls/RSA), Nico Breedt (RSA/Bulls/AFS), George Gregan (AUS/arrêt), Grégory Chambon (Nice/Fédérale 1), Andrew Mehrtens (NZL/Racing-Métro/Pro D2), Chris Rossouw (RSA/Cheetahs/AFS), Benjamin Servien (Perth/AUS), David Douy (Osaka/JPN), Nathan Mauger (NZL), Jeremayia Tamanisau (FIJ/Bordeaux-Bègles/Pro D2), Dan Luger (ANG/Nice/Fédérale 1), Jean-Martial Cottin (entraîneur/Saint-Raphaël-Fréjus/Fédérale 2).
L'effectif
Arrières-ailiers : Orene Ai'i (NZL), Sonny Falconetti, Olivier Grimaud, Marc Andreu, Martin Jagr (RCT), Luke Rooney (AUS), Jérémy Sinzelle, Khaled Zagar.
Centres : Mafileo Kefu (AUS), Gabiriele Lovobalavu (FIJ), Kiri Mariner (SAM), Tusiata Pisi (NZL), Sonny Bill Williams (NZL).
Demis d'ouverture : Julien Chouquet, Sébastien Fauqué, Ramiro Pez (ITA), Damien Vidal.
Demis de mêlée : Anthony Giacobazzi, Matt Henjak (AUS), Normaan Jordaan (AFS).
Troisième ligne : Fotunuupule Auelua (AUS), Cédric Béal, Jerry Collins (NZL), Sisaro Koyamaibole (FIJ), Grégory Labadze (GEO), Olivier Missoup, Thomas Sourice, Soane Toevalu, Joe Van Niekerk (AFS)
Deuxième ligne : Santiago Dellape (ITA), Esteban Lozada (ARG), Yoann Maestri, Ross Skeate (AFS), Jocelino Suta, Thomas Vervoort.
Piliers : Nicolas Agnesi, David Banquet, Benjamin Bastères, Ben Castle (NZL), Jérôme Filitoga, Alessio Galasso, Davit Kubriashvili (GEO), Mathieu Larrouy, Saimone Taumoepeau (NZL).
Talonneurs : Philip Fitzgerald (SCO), Christiaan Liebenberg (AFS), Anthony Muleta, Guillaume Ribes.
Mourad Boudjellal restera comme l'un des hommes de l'été. Omniprésent sur le marché des transferts, l'homme fort du RCT n'a laissé personne insensible. Et si l'ambition est d'abord de se maintenir dans le Top 14 après le titre de champion de Pro D2, le recrutement estival laisse espérer un peu plus du côté de la Rade. Parmi les 19 recrues, on compte en effet six anciens pensionnaires du Super 14 (Castle, Liebenberg, Skeate, Collins, Van Niekerk, Henjak) et quatre du Top 14 (Larrouy, Filitoga, Ribes, Fauqué). La star de la nouvelle promotion est bien évidement Jerry Collins (1.91 m, 110 kg, 48 sélections). Le All Black, âgé de 27 ans, ne vient pas en Europe en préretraite. Bien au contraire, ce boulimique de ballon ovale a hâte de découvrir un rugby plus rugueux. Ses charges dévastatrices et ses plaquages destructeurs font déjà saliver les supporters toulonnais. Mais, les plus beaux coups sont peut-être les venues de deux joueurs de la Pro D2, le deuxième ligne très convoité Jocelino Suta (1, 92 m, 115 kg), énorme avec Mont-de-Marsan toute la saison, et le troisième ligne d'Oyonnax Olivier Missoup (1, 93 m, 95 kg). La seule incertitude se situe à l'ouverture. Après avoir raté Daniel Carter, qui a signé finalement à Perpignan, Tana Umaga a décidé de ne pas conserver Andrew Merthens. Du coup, Toulon a dopé son poste d'ouvreur en engageant trois titulaires potentiels, tous excellents buteurs : les Français Vidal (Béziers / Pro D2) et Fauqué (Montauban) ainsi que l'Italien Pez (Venise, 40 sélections). Quant au demi de mêlée Wallaby Mat Henjak (4 sélections), il débarque malgré une réputation sulfureuse de bagarreur. Le dernier renfort, et pas le moindre à en croire les Toulonnais et les médias de l'hémisphère Sud, se nomme Sonny Bill Williams. Le Néo-Zélandais, considéré comme une star de l'autre côté de la planète, a quitté le club de treiziste des Bulldogs pour tenter sa chance en Europe. Un départ mouvementé pour l'une des attractions de la saison à venir comme l'atteste son premier essai face aux Saracens le 20 août dernier. Sur le papier, Toulon impressionne déjà. Reste maintenant à le confirmer sur le terrain pour ne pas revivre la même désillusion que lors de la saison 2005-2006. Pour son retour dans l'élite, le RCT avait perdu 23 de ses 26 matchs en encaissant 837 points.
Trois questions à Sébastien Fauqué
Pourquoi avez-vous quitté Montauban au moment où le club se qualifie pour la Coupe d'Europe ?
De mon côté, j'avais eu quelques petits pépins physiques l'an dernier qui m'ont empêché d'être au top de ma forme toute la saison. Cela a nui à mes performances et cela a joué un peu sur ma confiance. Je savais aussi que du monde allait arriver à mon poste. Cela faisait six ans que j'étais à Montauban, j'avais besoin d'un nouveau challenge. J'ai vu les entraîneurs Laurent Travers et Laurent Labit pour discuter de ma situation. Tout s'est bien passé.
Vous aviez déjà décidé d'aller à Toulon…
Non, j'ai eu quelques contacts. Mais je suis arrivé un peu tard sur le marché des transferts car j'avais encore deux ans de contrat avec Montauban. Ce transfert s'est fait un peu comme ça. Avec le bouche à oreille. Certains clubs ont su que j'étais partant. J'avais cinq contacts entre le Top 14 et la Pro D2. Mais le projet de Toulon m'a plu. Je les ai sentis vraiment intéressés par ma venue à Toulon. J'ai pris la décision rapidement car le challenge dans ce club de renom m'a attiré.
Le fait d'être entraîné par Tana Umaga et de côtoyer Jerry Collins a-t-il joué dans votre décision ?
C'est une autre culture, une autre dimension dans le travail. Ce n'est pas du tout le travail à la française. C'est carrément un autre challenge, c'est ce qui m'a plu aussi. Je ne pense pas m'être trompé. C'est complètement différent autant physiquement que techniquement. La concurrence ? C'est un peu comme partout. Quand on attaque la saison, on ne sait pas comment cela va se passer. Nous ne sommes jamais tout seul à un poste. Il faut gagner sa place. A Montauban, j'étais capitaine et dans l'équipe depuis six ans. J'avais peut-être un petit avantage. Mais lorsque je n'étais pas en forme, je ne jouais pas. Rien n'est garanti.

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