
Morgan Parra, malgré la défaite contre Biarritz (29-22) mardi, Bourgoin a montré de belles choses pour son premier match de la saison…
Ce n'est pas mal, mais c'est dommage de ne prendre qu'un point. On aurait pu en prendre plus, mais c'est vrai qu'on ne crache pas dessus. Prendre un point à Biarritz, c'est déjà super. C'est de bon augure pour la suite.
Vous êtes-vous surpris ?
Pas forcément. On voulait mettre du rythme dès le début du match et jouer sans complexe. Nous nous sommes tous lâchés. C'est très encourageant, mais on espère confirmer devant notre public.
Avez-vous eu du mal à vous adapter aux nouvelles règles ?
Ça s'est plutôt bien passé. Tous les joueurs avaient un peu peur, mais nous avons su en tirer parti. Maintenant, il faut encore bosser parce que nous avons été beaucoup pénalisés dans le jeu au sol. Pendant un mois, nous avons essayé de nous approprier ces règles. Je pense que ç'a été et que cela sera de mieux en mieux au fil des matchs.
En tant que demi de mêlée, avez-vous senti que cela pouvait aider à accélérer le jeu ?
Ça peut, en effet. Sur les mêlées, ça peut aussi mettre en péril les systèmes défensifs. Tous ces détails permettent de lancer le jeu plus rapidement. Mais je n'ai joué que quinze minutes ce week-end, je ne peux pas dire que j'ai vu une grosse différence pour le moment.
« On nous fait plus confiance »
L'année dernière, Bourgoin s'était incliné à quatre reprises à Pierre-Rajon. Pensez-vous encore à ces revers ?
Oui, surtout que nous avons perdu quatre matchs, dont deux contre Perpignan et Clermont, deux équipes qui se sont qualifiées pour les demi-finales. A nous de ne pas rééditer ces performances et de confirmer ce qui a été fait à Biarritz. Nous avons un groupe homogène et plus forts dans plusieurs secteurs que l'année dernière.
On a beaucoup parlé des jeunes de Bourgoin. Cette année, vous avez un peu plus d'expérience. Est-ce que cela se ressent dans le groupe ?
Oui et non. Disons qu'on nous fait peut-être un peu plus confiance. Mais je ne sais pas si ça se ressent. Quand on est jeune, on joue un peu en tentant des choses. Il y aura des bonnes choses et des mauvaises. Mais on tente.
Le fait que ces jeunes soient des internationaux a-t-il changé quelque chose ?
Au niveau du statut dans le club, ça n'a rien changé. Pas même au niveau du regard des autres. Maintenant, médiatiquement, ça nous a apporté un plus qu'on parle de nous. Mais au niveau des entraîneurs, ou des autres joueurs, ça ne change pas grand-chose qu'on soit internationaux.
Samedi, vous retrouvez Perpignan, très efficace l'année dernière à l'extérieur. Comment abordez-vous ce rendez-vous ?
On sait que ça sera un gros match. Ils sortent d'un gros match contre Brive chez eux. Ils vont vouloir tenter un coup chez nous, comme l'année dernière (Ndlr : victoire de l'USAP, 10-9). A nous d'imposer notre jeu pour faire grosse impression devant notre public.

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