
De notre correspondant à Toulouse,
Thierry Dusautoir, dans quel état d'esprit êtes-vous avant ce premier gros choc de la saison face à Biarritz ?
C'était déjà du sérieux à Montpellier puisque nous y avons perdu. Nous sommes obligés de gagner à la maison pour accrocher le haut du tableau. Pour le moment, nous avons une défaite et une victoire. Cela nous ferait du bien de faire un gros match ce week-end.
Comment expliquez-vous les difficultés rencontrées lors des deux premières journées ?
On doit s'adapter aux nouvelles règles. Nous avons repris plus tard que les autres équipes qui ont eu quelques semaines de plus pour le faire. Nous, on doit s'adapter un peu au fur et à mesure. Je ne dis pas que nous allons réussir à retrouver notre niveau lors des prochains matchs. Nous ne sommes qu'en début de saison. Tout le monde a le souvenir du rythme élevé que nous avions en juin dernier, on ne peut avoir le même dès maintenant.
Les nouvelles règles qui devaient favoriser les équipes joueuses semblent ne pas avoir l'effet escompté pour le moment…
Oui, mais beaucoup d'équipes font ce constat. On se rend compte que l'avantage est plus donné aux défenseurs qu'aux attaquants. Pour une équipe comme le Stade Toulousain, qui a l'habitude de jouer énormément, on s'expose un peu plus aux turnovers. Mais c'est un coup à prendre et je ne doute pas que, d'ici un mois, nous aurons retrouvé notre rythme de croisière.
Estimez-vous que ce match est le premier gros test pour les deux équipes ?
Contre Biarritz, c'est de toute façon toujours un gros test. C'est une des équipes référence de notre championnat. C'est vrai que les Biarrots réalisent un meilleur début de saison que les années passées. Ils vont venir avec de grandes ambitions. De notre côté, nous n'avons pas de pression particulière pour ce match. Eux non plus. Nous avons juste envie de nous faire plaisir et de retrouver les automatismes qui nous font défaut actuellement. La priorité est vraiment de retrouver la cohésion de la saison dernière et d'être efficaces et performants. Je ne sais pas si le déclic aura lieu ce week-end mais c'est un beau challenge.
« Contents de retrouver Benoît Lecouls »
Surtout avant de retrouver Clermont la semaine prochaine…
Oui, c'est un mois compliqué mais on ne stresse pas trop. C'est bien de pouvoir enchaîner ces gros matchs même si on aurait préféré le faire en étant au pic de notre forme, avec un maximum d'automatismes. On ne crache pas sur ces gros matchs. C'est aussi pour ça que l'on s'entraîne.
Est-ce toujours particulier de jouer au Stadium ?
Oui, dès que les matchs montent en intensité, nous les jouons au Stadium pour avoir un maximum de supporters à nos côtés. L'ambiance est toujours chaude et nous sommes tous contents de retrouver cette pelouse.
Même vous qui aviez subi un KO face à Clermont ?
C'est vrai que j'ai eu un bon KO. L'équipe aussi car nous avions perdu Vincent Clerc et la première place du championnat (ndlr : défaite 23-11 le avril dernier). Mais jouer au Stadium est toujours un bon moment pour moi.
Vous allez retrouver face à vous un de vos futurs partenaires, Benoît Lecouls, qui vous rejoindra après le match. Comment le vivez-vous ?
C'est vrai que c'est très curieux, surtout pour lui. Jouer contre son ancienne équipe procure déjà une sensation bizarre l'année d'après. Alors, changer d'équipe en cours de saison est vraiment particulier. S'il est aligné, il donnera tout ce qu'il a pour les couleurs qu'il porte. C'est un compétiteur. Nous sommes très contents de le retrouver. C'est un bon copain et un super joueur. Le groupe le connaît car il a déjà évolué à Toulouse. Moi, je l'ai côtoyé à Biarritz. J'ai passé de très bons moments avec lui.
Vous allez aussi jouer contre Valentin Courrent, parti cet été au BO…
Oui, je vois qu'il s'éclate à Biarritz et je suis vraiment content pour lui. J'espère qu'il va pouvoir s'exprimer au mieux là-bas mais qu'il sera un peu fatigué contre nous… (Rires) Cela n'enlèvera rien à son talent.

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