
Trois journées de championnat pour autant de défaites qui succèdent à quatre matchs amicaux également perdus. La saison a à peine débuté que le bilan comptable est d'ores et déjà inquiétant. Sauvé grâce à la rétrogradation administrative d'Albi, Dax voit rouge. Dominé par le Stade Français et Toulouse, l'USD a, cette fois, été battue par Montpellier (6-9) au terme d'un match qui ne restera pas dans les annales. Pas vraiment gâtés, les 6000 spectateurs du stade Maurice-Boyau ont assisté à la pâle prestation de la part des deux équipes et notamment de leurs buteurs Petitjean (un pénalité sur quatre et un drop manqué) et Bortolussi (une pénalité sur trois). Avec autant de points laissés en route, il était difficile pour les Landais de remporter leur première victoire. « Je ne vais pas leur taper dessus, ce n'est pas à cause d'eux que l'on perd », préfère souligner l'entraîneur Thomas Lièvremont. Comme face à Paris, l'ancien troisième ligne international n'a pas apprécié les décisions arbitrales. Mais cette fois, il le fait le savoir. Avec des mots durs.
« On s'est fait enfler, ce n'est pas parce que l'on a été repêchés sur tapis vert que l'on doit être arbitré comme ça chaque semaine, a-t-il pesté au micro de Canal+. Je ne peux pas continuer à dire aux joueurs, ce n'est rien, continuez à jouer. » En salle de presse, le frère du sélectionneur des Bleus a ensuite enfoncé le clou. « C'est simple : Dax n'est pas arbitré comme les autres. Je suis prêt à revoir avec les arbitres toutes les vidéos de nos matches. Je pourrais leur prouver ce que je dis. Là, ça commence à faire beaucoup. C'est incroyable. J'avais déjà ce sentiment, comme les joueurs, mais je n'avais rien dit. Parce qu'il n'y a rien à dire quand on perd 31 à 9. Mais aujourd'hui, c'est impossible de ne rien dire. Je demande toute la semaine de la discipline à mes hommes et ils s'y plient. Alors quand je les vois sanctionnés comme aujourd'hui, il y a un problème. »
Les yeux rougis par la colère et un sentiment d'injustice, Thomas Lièvremont n'a fait qu'exprimer la sensation partagée par toute l'équipe à l'encontre des décisions prises par l'arbitre Jean-Luc Rebollal. Et l'entraîneur d'étayer son discours avec le carton jaune écopé par le pilier Nicolas Decamps : « Il a contesté et je suis pour que l'on sanctionne les joueurs qui le font. Mais le problème pour moi est que Nicolas arrive le premier sur le regroupement et gratte le ballon à la régulière. Au départ, la pénalité doit être pour nous. Et ça, c'est arrivé au moins dix fois sur le match. Malgré nos échecs au pied, on aurait dû gagner le match avec un arbitrage cohérent. Montpellier n'a pas existé et a gagné. Ça ne sert à rien de demander aux joueurs de produire quelque chose et de prendre du plaisir. Si la défense n'est pas sanctionnée, il ne nous reste plus qu'à apprendre aux joueurs à tricher. » Suffisant pour venir à bout de Castres le week-end prochain ?

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