Tennis : Rezaï tend la main

21e joueuse mondiale, Rezaï a des ambitions à la fois personnelles, mais aussi avec l'équipe de France. (Reuters)
"Je sais que je figure parmi les favorites mais je ne me mets pas trop de pression. Je vais essayer de gérer ça, c'est toujours pareil quand on joue en France". Tête de série n°5 de l'Open GDF-Suez, qui s'est ouvert lundi, à Coubertin, Aravane Rezaï est forcément attendue dans la capitale, où la meilleure Tricolore du moment, classée 21e mondiale, n'a pas pu éluder les questions sur l'actualité la plus chaude. Une équipe de France qu'elle a boudée et qui, ce week-end, a subi le week-end dernier à Liévin un cuisant revers avec une élimination dès le premier tour face aux Etats-Unis (4-1).
"J'espère en être à l'avenir. Je veux vraiment jouer pour mon pays. Ce week-end, j'étais de tout coeur avec elles, je les ai soutenues devant ma télé", a affirmé la joueuse âgée de 22 ans devant une poignée de journalistes. "Sur cette rencontre, le stage de dix jours qui était prévu était trop long pour moi. Les règles sont strictes et ils n'ont pas voulu en changer." Des règles qui imposent, entre autres, que les joueuses ne soient pas accompagnées de leurs entraîneurs privés, ce que Rezaï, qui a rejoint Patrick Mouratoglu cette saison, la numéro un française, refuse d'accepter, comme Marion Bartoli.
Rezaï: "L'objectif est de gagner"
Aravane Rezaï n'est cependant pas totalement opposée à cette règle, mais sur une période plus courte que celle imposée avant la rencontre contre les Etats-Unis. "Pour les autres nations, avoir les entraîneurs privés est un plus. L'objectif est de gagner, c'est ce qu'il y a de plus important. Et gagner, cela ne se prépare pas en dix jours, mais sur toute l'année", explique-t-elle encore. "Un peu plus de souplesse, cela serait bien. Sur la dernière rencontre, j'ai proposé de rejoindre le stage durant cinq jours, sans mon entraîneur et cela n'a pas été accepté."
Dans ce sport indivivuel qu'est le tennis, la vie de groupe n'est pas toujours facile à intégrer dans l'esprits des joueurs et des joueuses, mais Aravane Rezaï nie que cette question puisse lui poser problème. "La vie de groupe ne m'effraie pas, ce n'est pas un problème. Mais il faut que les joueuses puissent garder leurs habitudes, faire ce qu'elles aiment et préfèrent", dit-elle. "Moi, je m'entends bien avec tout le monde et je m'appuie plus sur la complicité que sur la jalousie."
Les dirigeants de la Fédération française de tennis devraient donc revoir leur copie, ce que chacun semble envisager après le week-end catastrophe de Liévin, comme l'a laissé entendre le capitaine de l'équipe de France, Nicolas Escudé, et le président de la FFT, Jean Gachassin. "Moi, je n'ai jamais fermé la porte mais là, les conditions n'étaient pas les meilleures pour moi dans l'objectif de gagner", a conclu Rezaï, dans l'attente d'une évolution de la situation d'ici le match de barrage, qui aurait lieu en avril. Un rendez-vous pour lequel les Bleues ne bénéficeront pas du statut protégé de tête de série. La présence de Rezaï n'en sera dès lors que plus appréciable.












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