PAULINE PARMENTIER, « Savourer le moment » > Masculin.com

Source : Sporever
22/07/2008
Pauline Parmentier Le 5e joueuse française a connu une semaine riche en émotion. Au lendemain d'une victoire sur le tournoi de Bad Gastein en Autriche, elle apprenait sa titularisation pour s'envoler à Pékin. Retour sur cette folle semaine.

« Savourer le moment »

Pauline Parmentier, vous avez appris lundi soir que vous seriez la quatrième joueuse tricolore qualifiée pour les JO. Comment cela s'est-il passé ?
En fait, j'ai eu un coup de fil lundi matin du DTN Patrice Dominguez. Il m'a dit que cela avançait mais qu'il attendait la confirmation de la Fédération Internationale de Tennis. Le soir, il m'a envoyé un texto pour me dire que c'était officiel… Mais je venais de l'apprendre  quelques minutes plus tôt par un journaliste !

Cette fois votre sélection est officielle. Comment avez-vous réagi ?
C'était une superbe nouvelle… On m'en parlait depuis un moment donc je n'étais pas hyper étonnée mais j'étais contente que cela soit enfin officiel pour pouvoir me préparer en conséquence. Cela fait plusieurs jours que l'on m'appelle en me demandant si j'étais prête à jouer tout en me précisant à chaque fois que rien n'était sûr. Cela devenait pesant. Enfin, je peux savourer le moment…

Le fait que cette qualification soit le fruit des forfaits de Pierce et Mauresmo et de tout l'imbroglio relatif à cette histoire rend-il votre joie un peu plus mitigée ?
Non ce n'est que du bonheur, je suis super contente d'être dans l'équipe. Bien sûr, j'aurais préféré faire partie dès le départ des quatre sélectionnées mais même si je bénéficie des forfaits de Mary et Amélie, cela ne change rien à la donne.

Les JO, c'est le must

Comment se prépare-t-on lorsque l'on apprend la nouvelle à trois semaines à peine du lancement des Jeux ?
Cela ne va pas changer grand-chose. Si je n'étais pas allée à Pékin, je devais partir sur des tournois aux Etats Unis donc la préparation était plus ou moins la même.  C'est juste la destination qui va changer !

La destination n'est certes pas la même mais l'enjeu non plus, n'est-ce pas ?
Bien sûr, il va falloir que je me prépare à jouer un grand évènement. C'est évident que cela n'a pas la même valeur. Les JO pour tous les sportifs c'est le must même si le tennis ne fait pas partie des sports principaux. Je vais représenter mon pays, fréquenter tous les athlètes français, cela me fait déjà rêver !

Vous rejoignez donc Alizé Cornet, Tatiana Golovin et Virginie Razzano. Que pensez-vous vous de cette jeune équipe de France ?
Nous allons montrer une nouvelle équipe, très jeune. Ce sera un grand moment pour nous quatre et de superbes souvenirs à venir… Ce n'est pas qu'une satisfaction personnelle, je l'envisage aussi comme une belle aventure collective avec les autres filles.

Dimanche vous souleviez le deuxième trophée de votre carrière, en Autriche, à Bad-Gastein. Vous connaissez une semaine à rebondissement…
C'est vraiment deux bonnes nouvelles qui arrivent en même temps. Je savourais encore mon titre quand j'ai appris ma sélection. C'est une bonne période pour moi. J'ai réalisé une belle semaine où j'ai fais de bons matches, j'ai été solide. C'est une victoire qui arrive au bon moment, après une période difficile, donc elle fait d'autant plus plaisir.

Je savais que je n'étais pas loin

Le début de saison a été si compliqué que cela pour vous ?
J'ai totalisé très peu de victoires et nous avons décidé avec mon petit ami -qui est aussi mon coach - de cesser notre collaboration sur les courts. Pendant trois ans, nous avons vraiment fait de belles choses ensemble…

Mêler vie privée et vie sportive devenait trop compliqué ?
Gérer les deux, ce n'était  pas toujours évident et on avait tous les deux besoins de changer, de voir autre chose. Et puis on a gardé notre couple,  c'est ça le plus important (Rires).

En demi-finale, vous battez Agnès Szavay, tête de série numéro un du tournoi et surtout 14e joueuse mondiale. Etait-ce la grande satisfaction de la semaine ?
C'est la meilleure fille que je bats depuis le début de ma carrière ! En finale, la fille était moins bien classée que moi mais sur un match, tout peut arriver. Au niveau émotion, la victoire contre Szavay était plus intense et franchement, si lundi en arrivant en Autriche, on m'avait dit que je soulèverais la coupe dimanche après avoir battu la 14e mondiale en demi,  je pense que j'aurais rigolé ! Malgré tout, même si je perdais tôt lors des tournois précédents, je m'accrochais et je sentais que mon niveau de jeu commençait à s'élever…  Je savais que je n'étais pas loin…

Vous devenez ainsi la 40e joueuse mondiale. C'est aussi une belle satisfaction ?
Je passe de la 53e à 40e  place. Ce qui me fait avant tout vibrer, c'est de gagner des tournois. Mais comme le classement suit avec les résultats, c'est la cerise sur le gâteau !

Avez-vous l'impression que c'est un nouveau départ qui se dessine aujourd'hui ?
Un nouveau départ qui commence plutôt bien !  Nouvel entraîneur, nouvelle expérience, ce sera intéressant… Je dois faire un essai la semaine prochaine avec quelqu'un mais on verra, maintenant  je ne suis plus à une semaine prêt !


Dernières News Tennis
Recevez le meilleur du site chaque semaine :