Absent du circuit pendant plus de trois mois, Jo-Wilfried Tsonga revient aux affaires. Avec une petite appréhension liée au manque de compétition mais avec la ferme intention d'essayer de « frapper un grand coup ! »

De notre envoyé spécial, Eric Frosio, à New York
Jo-Wilfried Tsonga, vous voilà enfin de retour !
Oui ça fait longtemps que je n'avais pas retrouvé les joies du circuit. Pour une reprise, me voilà à l'US Open. Et je suis bien content d'être là.
Comment vous sentez-vous depuis votre opération du genou réalisé pendant Roland-Garros ?
Beaucoup mieux. Je suis prêt à en découdre. J'ai pris mon temps pour me préparer, soigner mon genou et être à 100% pour mon tournoi de reprise. J'ai d'abord essayé d'être opérationnel pour les JO de Pékin mais ça n'a pas été possible. Mon genou n'était pas prêt. C'était frustrant mais bon, c'est la vie. J'ai alors pris un peu de repos et me suis ré-entraîné afin d'être prêt pour l'US Open. Je croise les doigts en espérant avoir un bon niveau de jeu pour mon match de reprise. J'ai encore une petite appréhension. C'est normal. J'espère qu'elle s'estompera au fil du match.
La compétition a dû beaucoup vous manquer…
Oh oui ! Ce qui me fait plaisir dans ce sport, c'est la compétition. Tous les gars du circuit aiment ça et quand on en est privé, on est triste. Mais bon, je n'avais pas le choix. Il fallait que je m'arrête.
Avez-vous digéré le fait de ne pas avoir pu participer aux JO de Pékin ?
Oui mais ce n'était pas évident quand j'ai regardé la cérémonie d'ouverture des JO à la télé. C'était un moment un peu désagréable. Je me disais : « putain, j'aurais pu y être ». Malgré tout, j'ai adoré pouvoir suivre ces Jeux devant ma télé.
Même s'il s'agit d'un tournoi de reprise pour vous, êtes-vous capable de frapper un grand coup à l'US Open ?
Une chose est sûre : je ne me mets pas de barrière. Jamais. Si je peux frapper un grand coup, je le ferais. Au tennis on est deux sur un court. Ça va dépendre de moi mais aussi un peu des autres. On verra. J'espère que je serais à la hauteur de mon tennis. Mais j'ai les crocs, j'ai envie de jouer, de m'éclater, de faire plaisir au public. On peut dire que j'ai les dents qui trainent par terre.

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