Qui, de nos jours, ne dispose pas d'au moins deux ou trois pantalons dans sa garde-robe ? Aujourd'hui, le pantalon est l'attribut vestimentaire démocratique par excellence. Entre l'homme et son fute, c'est désormais une histoire d'amour. Autrefois attribut populaire, le pantalon s'est développé aux XIXe et XXe siècles, pour devenir un classique de l'habillement. D'abord droit, en toile ou en lin, et cousu sur mesure, le pantalon, bien plus que la veste, est l'un des premiers vêtements à avoir connu la standardisation de masse du prêt-à-porter. Il est également devenu l'un des premiers supports de revendication politique populaire, inspirant les créateurs. | ||
Cette customisation du pantalon « classique », en réaction à la dictature idéologique de l'abominable « pattes d'éph » en vogue dans les seventies donnera des idées à plusieurs couturiers, parmi lesquels notre Jean-Paul Gaultier national constituera un précurseur. Cependant, la tendance reviendra bientôt à la normale, le jean coupé
« classic » devenant à son tour la norme en matière de pantalon.Les années 80, et surtout 90, verront le pantalon réadapté par différentes maisons (Célio, Jules, Mexx...) pour donner naissance à de nombreuses gammes proposant un juste milieu entre le froid pantalon de costume et le jean passe-partout.
À cette occasion, de nouvelles matières (velours ras ou côtelé, lainage fin, coton...) et surtout de nouvelles formes (cintré, « baggy »...) permettant d'adapter ce vêtement aussi bien au port de la veste, du pull, du T-shirt ou du manteau.
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