[ESSAI AUTO] DS 7 Crossback : peut-on encore faire des voitures de luxe en France ?

Le SUV premium DS ne manque vraiment pas de classe

--- Le ---

Première voiture du président Macron, le DS 7 Crossback est le symbole même du luxe à la française. Sera-ce suffisant pour séduire le public ?

[ESSAI AUTO] DS 7 Crossback : peut-on encore faire des voitures de luxe en France ?
LB ©
Ludovic Bonnet

Rédacteur en chef
Masculin.com
[Google+]

Devenue une marque à part entière en 2014, DS Automobiles jouit d'une belle image auprès du public. Mais cela ne s'est pas (encore) traduit dans les chiffres : en 2017, seules quelque 50 000 DS ont été vendues dans le monde, soit une baisse de 38% sur un an.

Face à ces mauvais résultats, le constructeur a annoncé le renouvellement complet de sa gamme et le lancement de plusieurs nouveaux véhicules à l'horizon 2020. A commencer par le DS 7 Crossback, un SUV statutaire qui ne manque pas d'élégance. Et alors qu'Emmanuel Macron en avait fait sa voiture présidentielle en 2017, j'ai choisi d'en faire l'objet d'un essai auto sur les routes des Alpes en cet été 2018 !


Les phares du DS 7, tout un symbole

Rendez-vous est pris au DS Store de Lyon Sud pour récupérer la bête : un DS 7 Crossback tout noir, dans sa version Performance Line +. Et immédiatement, le charme opère.

Solidé campé sur ses jantes 19 pouces dans sa robe sombre, le SUV dégage une élégance incomparable. Ce mélange de lignes anguleuses et élancées et cette face avant racée sont une réussite, avec ses 4m57 de long, 1m89 de haut et 1m61 de large. En y regardant de plus près, impossible de ne pas remarquer le travail d'orfèvre réalisé sur les phares.

Alors que la Citroën DS de 1967 se voyait dotée de phares tournants, son héritier de 2018 bénéficie de projecteurs full LED adaptatifs qui pivotent et s'animent avec élégance au moment de déverrouiller le véhicule. Ceux-ci sauront aussi se révéler efficace à la nuit tombée, avec une portée pouvant atteindre 500 mètres et un faisceau suffisamment large pour offrir une visibilité parfaite.

Plus qu'un simple détail, cette attention apportée à l'éclairage témoigne du souci du détail, omniprésent sur ce modèle. Le DS 7 Crossback a droit à des finitions (très) soignées et c'est parfaitement ce que l'on attend d'une voiture premium.


Essai du DS 7 Crossback diesel BlueHDI 180


Zoom sur les feux arrière du DS 7 Crossback

Le confort plutôt que la folie

On retrouve la même atmosphère à l'intérieur : il n'y a rien qui dépasse. C'est beau, c'est confortable. Au centre, l'horloge BRM se déploie dès que l'on met le contact. Les sièges, réglables électriquement et chauffants, vous enveloppent parfaitement. Les matériaux utilisés (notamment l'alcantara) rendent le cocon encore plus accueillant, alors que le large écran tactile de la console centrale apporte une touche de modernité.

Cerise sur le gâteau, mon modèle d'essai est équipé d'un toit ouvrant panoramique. Sympa pour profiter de la fraîcheur des cols alpins en cet été caniculaire !

A l'arrière, l'espace est généreux pour les jambes mais les plus grands d'entre vous devront faire attention à leur tête !

Le DS 7 passe en mode sport... enfin presque !

Si tout ceci est très bien fini, on en viendrait presque à regretter une certaine austérité. Ou, du moins, un manque de folie. Le DS 7 Crossback ne serait-il finalement pas trop sage ?

Pour le savoir, je choisis de passer mon joujou en mode "sport" (on trouve aussi des modes de conduite "confort", "éco" et "normal"). Equipée d'un moteur diesel 2.0 Blue HDi de 180 chevaux lui-même associé à une boîte automatique 8 rapports, la bête ne tarde pas de faire hurler sa cavalerie. A l'oreille, le résultat est très agréable. Dans les faits, la sportivité laisse à désirer : environ 10 secondes pour le 0 à 100km/h et un léger roulis dans les virages attaqués avec gourmandise.

Néanmoins, le DS 7 a le bon goût de savoir en garder sous la pédale et de faire parler sa puissance en cas de dépassement. Le tout avec une consommation constatée de 7,4l/100km tout au long de cet essai.


Intérieur du DS 7 Crossback


Coffre du DS 7 Crossback

Des suspensions toujours "révolutionnaires"

Une fois encore, on se rend compte que Citroën a tout misé sur le confort. Et cela passe aussi par le DS Active Scan Suspension.

Rappelez-vous que DS a toujours joué les précurseurs dans le monde de l'automobile puisque, déjà en 1955, la Citroën DS devenait la première voiture de série à être équipée d'une suspension hydropneumatique. Aujourd'hui, le DS 7 Crossback hérite d'un système tout aussi bluffant (et qui ne donne pas le mal de mer !), capable de détecter les imperfections de la route en temps réel et d'adapter les 4 amortisseurs de façon indépendante. Le résultat est bluffant, notamment lorsque vous roulez sur des bouches d'égout ou des bandes rugueuses : à bord, on ne sent rien ou presque !

Tout ce qu'il faut, là où il faut

Au-delà de ce nouveau système de suspensions, le DS 7 Crossback embarque bon nombre de technologies. A l'usage, j'ai beaucoup apprécié l'instrumentation 100% numérique et personnalisable : celle-ci affiche toutes les informations habituelles (navigation, kilométrage, vitesse...), mais visuellement, c'est encore et toujours une réussite.

Un petit caillou propulsé dans la caméra frontale (située sur la calandre) m'a empêché de profiter du système de vision nocturne Night Vision, mais celui-ci semble aussi pratique que convaincant.

Ajoutons aussi que le modèle est (évidemment) compatible Apple CarPlay et Android Auto, qu'il est doté d'un système de recharge par induction, d'une climatisation automatique bi-zone ou encore de deux compartiments réfrigérés. Côté coffre, le volume proposé est l'un des plus grands du segment avec pas moins de 555 litres (et jusqu'à 1750 litres).

Le DS 7 Crossback peut-il faire trembler la concurrence ?

S'il reprend la base technique du Peugeot 3008, le DS 7 Crossback ne boxe pas réellement dans la même catégorie que son cousin sochalien. Les rivaux annoncés sont à chercher du côté de l'Allemagne avec les Audi Q3 et BMW X1 par exemple. Et n'en déplaise aux détracteurs du "luxe à la française", le SUV DS n'a absolument pas à rougir face à ses rivaux.

Proposé à partir de 31 200 euros (mais 55 000 euros pour la version Performance Line + de cet essai), le DS 7 Crossback offre un excellent rapport qualité-prix grâce à ses nombreux équipements, sa technologie embarquée et (surtout) son confort optimal. Dommage que sa gamme de motorisation un peu tristounette et l'absence de 4 roues motrices viennent le pénaliser en fin de course. Mais qui sait ce que nous réserve le constructeur français ?

Découvrez la Galerie Photo

Thèmes connexes : essai auto-moto DS SUV
A VOIR AUSSI EN VIDEO
A LIRE AUSSI ...
SUR LES MÊMES THÈMES
VOS REACTIONS