Renault 5 et Supercinq : le doublé gagnant !

R5 Alpine Turbo

Les mythiques Renault 5 et Supercinq ont écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du constructeur au losange. Elles totalisent plus de 10 millions d’exemplaires vendus à elles deux, un record. À l’heure où les « youngtimers » sont en vogues, revenons sur ces deux modèles cultes.

Les débuts d’une « mini » pas comme les autres

Au début des années 1970, Renault cherche à renforcer sa présence sur le marché des « petites voitures ». La première génération de Renault 5 sort d’usine en 1972 pour concurrencer la Fiat 127, et reprendre le flambeau de la légendaire Renault 4L. Le style et l’ergonomie de la R5 trois portes sont aussi ses points forts : lignes arrondies, intérieur moderne, portes sans poignée qui allègent sa ligne, grand coffre avec les sièges rabattus. Pratique, elle est aussi performante et sûre, avec un moteur amélioré hérité de la 4 CV et une partie avant déformable pour absorber les chocs et préserver l’habitacle.

Renault 5 1972

Déclinaisons des modèles et arrivée des sportives

L’aventure commerciale de la R5 démarre sur des chapeaux de roues. Le succès n’endort pas la vigilance de Renault, qui veut inscrire sa citadine sur la durée. Le renouvellement des modèles s’effectue à un rythme soutenu : la 5 TL, 5 LS et 5 GTL (modèle le plus vendu) intègrent tour à tour des technologies innovantes (équipements intérieurs grand confort, freinage assisté, motorisation performante). Le modèle 5-portes débarque en 1979. Il coïncide avec l’essor des R5 sportives, marquées par le succès des versions Alpine, Alpine Turbo et Turbo.

Renault 5 Turbo

Passage de relais à la Supercinq

Au milieu des années 1980, la Renault 5 est concurrencée par l’un des modèles phares de Peugeot : la 205. La Renault 5 de deuxième génération, appelée Renault Supercinq, voit le jour en 1985. Carrosserie retravaillée, motorisation toujours plus moderne : produite à près de 5 000 000 d’exemplaires sur une période de 12 ans, elle égale son aînée dans les ventes. Et reste la voiture la plus vendue en France pendant plusieurs années consécutives.

Renault 5 2ème génération (Super 5)

Toujours plus sportive, la Super 5 GT Turbo

En 1985, Renault souhaite perdurer l’héritage de la R5 Alpine Turbo en proposant une version sportive de sa Supercinq. Elle est encore mieux aboutie et elle tient mieux la route (même s’il ne fallait pas se laisser surprendre par le coup de pied au fessier procurer par le turbo qui avait tendance à saturer l’avant). Son petit moteur Cléon-Fonte d’1.4L auquel on a greffé un turbo développe 115 chevaux pour la phase 1 et 120 chevaux pour la Super 5 GT Turbo phase 2 sortie en 1987 après avoir été restylisée. Grâce à un poids plume de 830 kg, elle offrait des performances hors du commun pour l’époque.

Renault 5 GT Turbo

Renault Clio dit « Bye Bye » à la Supercinq

Renault lance la Clio en 1990, pour rajeunir sa gamme de citadines, tandis que la Twingo première du nom émerge à la même période. C’est le début de la fin pour la Supercinq, qui surfe néanmoins sur son succès populaire. Pour rendre hommage à son modèle fétiche, le constructeur lance plusieurs modèles « clins d’œil » aux appellations fantaisistes. Après la Supercinq NRJ (1985) et Jeans (1989) sortent respectivement la R5 « Coup de cœur » et Campus (1990), la « Carte jeune » (1991), la « Saga » (1994), la « Bacarra » et enfin la « Bye Bye » (1996). Une sortie de piste royale pour un modèle entrée par la grande porte dans l’histoire automobile française.