Essai Mercedes A250 e AMG Line hybride rechargeable

Commercialisée depuis 2020, la Mercedes A 250 e est la première compacte hybride rechargeable du constructeur. Nous avons eu l’occasion de passer une semaine à son volant, l’occasion de rouler environ 800 kilomètres et de se faire un avis sur ce modèle.

Un design qui reste intact

Si on fait abstraction du badge EQ Power sur les ailes, et bien sûr, de la trappe de recharge, située à l’arrière droit du véhicule, cette Classe A (modèle W177) propose exactement le même design extérieur et intérieur que les versions thermiques, arborant une grosse calandre avec l’étoile Mercedes en son centre.

Mercedes A 250 e

Les lignes restent donc familières, avec cette agressivité typique de la Classe A actuelle; notre version d’essai étant un modèle en finition AMG Line, agrémenté du Pack Premium Plus, la plus haute disponible sur la compacte. Pas tant que ça d’ailleurs, puisqu’avec 4,42m de longueur, elle est nettement plus longue que la majorité de ses rivales comme la BMW Série 1 ou l’Audi A3. La largeur est également plus importante, avec 1,91m, et nous avons affaire à l’une des plus grandes compactes du marché.

Mercedes A 250 e

Un habitable vaste

Ces dimensions plus importantes lui permettent d’afficher une meilleure habitabilité que ses concurrentes, et la place ne manque pas à l’arrière pour deux adultes. Le troisième devra composer avec un tunnel central haut et une assise courte.

La bonne surprise des places arrières vient également de l’espace pour installer des sièges auto. Les fixations ISOFIX , au nombre de deux, sont très facile d’accès, et une fois installés les enfants ont encore de la place pour leurs jambes.

A l’arrière toujours, les passagers bénéficient de leurs propres aérateurs, de filets au dos des sièges baquets chauffants de notre version AMG Line, et surtout, de deux prises USB-C, pour qu’il n’y ait pas de jaloux.

Le coffre est le seul à pâtir de la motorisation hybride de cette A250 e, puisque les batteries, d’une capacité de 15,6 kWh se situent sous le plancher et l’amputent de 60l pour une contenance totale de 310l, un peu faible pour la catégorie, mais pas ridicule au quotidien.

A l’avant, le conducteur et son passager disposent de sièges baquets en similicuir et alcantara, électriques et à mémoire, ils proposent un excellent maintient latéral, et l’assise est plutôt agréable, mais pas spécialement moelleuse.

Bien installé dans son siège, le conducteur sera face au nouveau volant Mercedes, réglable en hauteur de profondeur, avec ses petits pavés tactiles, permettant chacun de contrôler les deux grands écrans face à lui. Les palettes en plastique sont solidaires du volant et respirent la solidité; au delà de la gestion manuelle de la boite de vitesse 8 rapports en thermique, les palettes permettant également de régler l’intensité du freinage régénératif en conduite 100 % électrique.

Dotée du dernier système d’info-divertissement MBUX, notre Mercedes n’abandonne pas les boutons physiques pour autant, et il est appréciable de pouvoir contrôler les fonctions de ventilation (climatisation, désembuage) directement. Entre les sièges, un pad tactile, à la manière d’un touchpad, permet également de contrôler l’écran de droite et le système d’info-divertissment. Vous disposez donc de 3 manières d’interagir avec cet écran, directement en tactile, via le volant, ou via le touchpad, auxquelles vient se rajouter la voix, puisque votre Mercedes saura répondre à des ordres simples concernant la navigation ou encore la température à bord.

Si la reconnaissance vocale peut sembler un peu « gadget », elle peut être utile pour augmenter la température sans quitter la route des yeux, ou chercher la station service la plus proche, sans toucher au GPS. Notre GPS proposait d’ailleurs la navigation 3D via une caméra au dessus du pare-brise; un peu déroutant et pas forcément toujours très clair, mais on s’y fait à l’usage. Notre modèle disposait également de la recharge d’un smartphone par induction, et de pas moins de 3 prise USB-C à l’avant.

Cette Classe A offre un intérieur moderne, technologique, peut être un peu bling bling avec son éclairage coloré (et réglable) dans l’habitacle, mais l’ensemble apparait au final équilibré et bien plus agréable qu’il n’y parait. L’accès à l’habitacle se fait via le système KEYLESS-GO du constructeur, permettant l’accès et le démarrage sans clé. Notre visite des places avant se termine par le petit levier de sélection des modes de conduite, au nombre de 6 sur cette version.

Un comportement apaisé

Doté d’un moteur 4 cylindres essence turbocompressé 1,3l de 160 ch et d’un moteur électrique de 102 chevaux, la A250 e – qui est exclusivement une traction – revendique en cumulé une puissance de 218 chevaux pour 450 Nm de couple, des chiffres alléchants pour une compacte, jusqu’à ce que l’on se penche sur le poids annoncé, à près de 1700 Kg à vide.

Certes, les performances sont tout à fait correctes, avec un 0 à 100 abattu en 6,6s et une vitesse maximale de 235 km/h (sur circuit, bien sûr !), mais tout ça est très éloigné de la philosophie de notre Allemande. Son poids la pénalise en virage, et même si la tenue de route est excellente, bien aidée par les jantes 19 pouces AMG en option à 750€, la puissance disponible servira surtout aux dépassements et autres sorties de péages, tant elle n’invite pas à la conduite sportive, sans démériter néanmoins durant l’exercice, grâce à une boite 8 vitesses – qui intègre le moteur électrique – plutôt rapide et agréable au quotidien.

Ses 6 modes de conduite, Individual, Sport, Confort, Electric, Battery Level et Eco vous permettent d’adapter la réponse des éléments de conduite (pédalier, volant, aides) à votre choix du moment, mais c’est bien en Confort que cette Mercedes est la plus efficace, y compris sur les consommations.

Le mode Electric permet, comme son nom l’indique, de rouler en tout électrique; le mode Battery Level quant à lui sert à maintenir le niveau de charge de la batterie afin de pouvoir l’utiliser ultérieurement, en ville par exemple après un trajet autoroutier; c’est donc le moteur thermique qui est à la manœuvre, mais l’hybridation est toujours présente et « pousse » quand c’est nécessaire. Contrairement à d’autres constructeurs, Mercedes ne permet pas de forcer la recharge de la batterie en roulant, mais ce mode Battery Level récupère progressivement l’énergie au freinage et peu légèrement augmenter l’autonomie de la batterie.

La recharge elle, se fera donc exclusivement via les prises disponibles, en 2,3 kW sur une prise domestique (près de 7h de recharge) et jusqu’à 24 kW et 45 minutes de recharge sur une borne dédiée. Si la charge est longue à la maison, elle se fera dans la nuit et vous repartirez chaque matin – à condition de la brancher – avec une batterie pleine.

Au chapitre des aides à la conduite, Mercedes propose en option à 2 200€ (notre modèle n’en était pas équipé) la conduite autonome de niveau 2 dans un Pack d’assistance à la conduite. Nous disposions d’un régulateur classique de radars avant et arrière couplés à la caméra de recul, d’un détecteur d’angle mort, du freinage d’urgence, et de l’assistant au maintient dans la voie. Ce dernier est particulièrement présent, et occasionne parfois des freinages très désagréables, vous pouvez heureusement moduler à la baisse ses intrusions pour une conduite plus apaisée. Et puisqu’on parle de ce qui fâche, le commodo regroupant les phares, clignotants mais aussi essuie-glaces et positionné un peu loin du volant; si vous avez de petites main, vous devez constamment le « chercher », et vous-vous retrouverez parfois à actionner les essuie-glaces en plus de votre clignotant.

Enfin, le système de récupération d’énergie assistée par radar permet de moduler le freinage moteur selon les circonstances : si vous levez le pied et qu’il n’y a personne devant vous, la voiture se mettra souvent en roue libre et commencera à freiner et à maintenir une distance de sécurité dès lors que vous vous rapprocherez d’un autre véhicule. Surprenant lors des premiers usages, ce système devient vite indispensable et se trompe assez rarement sur la conduite à adopter.

Des consommations raisonnables

En essayant une version hybride rechargeable, ill nous a semblé important de se concentrer sur les consommations réelles, et surtout l’autonomie en tout électrique proposée par la Mercedes A250 e. En 2021, si vous choisissez d’acheter une voiture PHEV, c’est soit pour les consommations, soit pour la curiosité, soit surtout, pour les avantages fiscaux dont vous pouvez bénéficier en tant que professionnel. Cette A250 e d’ailleurs, avec sa consommation WLTP de 1,3l/100 et son prix sous les 50 000€, promet encore un bonus de 1000€ jusqu’à cet été, et toujours une absence de TVS pendant 3 ans pour les entreprises.

Au final, que consomme cette Mercedes A250 e hybride rechargeable ?

Il faut rappeler avant tout que le protocole d’homologation WLTP n’a jamais été conçu pour les hybrides rechargeables, et les chiffres annoncés n’ont pas de sens pour un véhicule qui peut fonctionner 100% à l’électricité sur quelques dizaines de kilomètres.

Afin de vous donner un aperçu complet des consommations de notre modèle d’essai, nous avons fait plusieurs tests, dans des configurations de température et de conduite différentes.

L’autonomie en tout électrique cristallise souvent toute l’attention quand il s’agit d’une voiture hybride rechargeable. Nous avons réalisé 4 cycles complets, en emmenant la batterie de 100% à 0% (sachant qu’il reste toujours un peu de batterie pour les relances) à chaque utilisation, pour vérifier si les 66 km selon la norme WLTP étaient atteignables ou non. Le chauffage à 19° était enclenché en permanence, et nous n’avons pas pratiqué d’éco-conduite.

Le plus mauvais score atteint a été lors du premier essai, avec tout juste 30 kilomètres en agglomération (50 et 70 Km/h), et une température extérieure proche de zéro degrés. Nous avons ensuite réessayé dans les mêmes conditions sur 2 parcours similaires en ville, pour atteindre cette fois 38 km et 40 km.

Enfin, un dernier essai, sur un parcours mixte à 50, 70 et 80 Km/h et une température tout juste au dessus de 2°, nous a emmenés jusqu’à 44 km. Mais notre meilleur score d’autonomie électrique, avec 48 km en tout électrique, est venu … du mode hybride !

Baptisé « Confort » chez Mercedes, ce mode de conduite décide seul de l’énergie à utiliser selon les conditions de circulation et votre style de conduite. Contrairement à d’autres constructeurs, le moteur thermique va avoir tendance à fonctionner plus régulièrement, notamment sur certaines relances, afin de toujours utiliser l’énergie la plus efficace disponible.

Sur un parcours très varié (ville, route de campagne) de 81 km, jusqu’à épuisement de la batterie, nous avons donc roulé 48 km en tout électrique, et 33 km en thermique, soit une consommation totale de 3,6 l/100.

Enfin, en thermique à vitesse stabilisée, vous consommerez environ 6 l/100 à 50km/h, 6,5 l/100 à 90 – 110 km/h et 7,5l/100 à 130 km/h.

Quel bilan tirer des consommations de cette Mercedes A250 e ?

Certes, les chiffres de consommation sont très éloignés des fameux 1,3l/100 annoncés par le constructeur. Eloignés car en 100% électrique, et en rechargeant chaque soir, vous consommerez zéro, quant à contrario sur un parcours autoroutier de 200 km, vous serez autour des 6l/100 km; tout dépendra de votre usage, et surtout, quitte à se répéter, l’hybride rechargeable n’a d’intérêt que si elle est rechargée fréquemment.

Au final pour nos 800 km d’essai, nous avons consommé 5,3l/100 en moyenne, avec plus de la moitié de nos trajets sur autoroute. A vitesse stabilisée, la Mercedes n’est pas pénalisée par le surpoids des batteries et du moteur électrique (environ 300 kilos) et s’en sort tout à fait honorablement. Son petit réservoir de 35l (réduit de 8l par rapport à la version thermique) vous permet environ 450 km d’autonomie sur autoroute, de quoi voyager sereinement et faire une pause au bout de 3h.

Notre avis sur la Mercedes A250 e

Mercedes a choisi de doter sa Classe A250 e d’une grosse batterie de 15,6 kWh, avec une meilleur capacité que de nombreux SUV ou routières des segments supérieurs. Il en résulte une voiture lourde, mais au final assez peu impactée par la surpoids du système hybride, et offrant une autonomie tout électrique jusqu’à 48 Km en hiver selon nos mesures, augurant de chiffres proches de l’homologation, autour des 60 Km, lorsque les températures se réchaufferont. Certes, ce résultat s’explique par les capacités importantes de la batterie, mais en dotant sa Classe A d’une autonomie minimale d’une cinquantaine de kilomètres, Mercedes la rend totalement exploitable pour 90% des trajets quotidiens, vous permettant d’aller travailler en semaine, et pourquoi pas de faire vos courses le week-end, sans jamais utiliser une goutte d’essence.

Ses consommations en thermique sont également tout à fait correctes pour une compacte de 218 chevaux, et la gestion de l’hybridation par Mercedes fonctionne bien. Cette A250 e n’est jamais brutale ou désagréable et elle vous invite à une conduite souple et apaisée, là où elle est la plus efficiente.

Mercedes A250 e

A plus de 45 000€, notre modèle d’essai n’est pas à la portée de toutes les bourses, mais Mercedes a fait un effort sur le prix de ce modèle hybride rechargeable, facturée moins chère que la Classe A 250 4MATIC thermique de 224 ch, dotée il est vrai de la transmission intégrale, mais pénalisée par un malus minimum de 1386€, la version hybride bénéficiant elle d’un bonus de 1000€.

Qu’on le veuille ou non, cette marche forcée vers l’hybridation, poussée par les lourdes amendes de l’Union Européenne, est inéluctable, et n’est qu’une transition vers le 100% électrique auquel tous les constructeurs se préparent. Mercedes d’ailleurs n’est pas en reste avec son tout dernier EQA dévoilé récemment. D’ici là, cette Classe A250 e, si elle est à votre portée, est une proposition efficace si vous recherchez une compacte premium, bien équipée, plutôt frugale et agréable à conduire.

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Rédigé par Vincent

Sur Masculin, je vous parle de rhum, et parfois d'autres spiritueux que l'on déguste ensemble. Je vous parle aussi de voitures avec des essais réguliers !