Essai BMW Série 2 Coupé 220i : plaisir raisonnable

A l’heure où le paysage automobile se résume aux SUV et à leurs dérivés, rares sont les constructeurs à encore oser s’aventurer hors des sentiers battus. BMW semble toutefois décidé à ne pas (encore) abandonner ses fidèles en proposant depuis quelques mois une nouvelle version de sa Série 2 Coupé. De quoi toucher la corde sensible et même la faire vibrer puisque cette dernière conserve la propulsion, véritable ADN de la marque bavaroise. Enfin, et pour ne rien gâcher en ces temps où les jours des moteurs thermiques sont comptés, la BMW Série 2 Coupé échappe encore à un malus trop dissuasif. Du moins pour la 220i, motorisation qui nous a accompagnés durant quelques jours.

Séquence nostalgie

BMW Série 2 Coupé G42

Quatre mètre cinquante-quatre de long mais seulement un mètre trente-neuf de haut, la Série 2 Coupé affiche un style ramassé désormais bien trop rare sur nos routes. Ailes élargies, boucliers sculptés, capot bosselé sans oublier de sublimes jantes 19 pouces (en option à 2150€) lui confèrent une certaine prestance et fleurent bon les promesses… La teinte noire du modèle essayé n’est pas la plus photogénique du catalogue mais elle a le mérite de ne pas trop attirer les regards. Une valeur sure pour les adeptes de la discrétion.

BMW Série 2 Coupé G42

Objet de vives discussions ces derniers temps, la face avant de cette Sérié 2 Coupé G42 (basée donc sur la plateforme des Série 3 et 4) se fait moins massive avec ses double « haricots » effilés. Et si vous trouvez que le contour chromé attire trop l’attention, il suffit d’opter pour le Shadow Line étendu (option à 260€) et sa finition noire brillante.

BMW Série 2 Coupé G42

Autre particularité de la Série 2 Coupé, des phares à LED spécifiques dotés d’une seule optique contre deux sur les autres modèles de la marque. Clin d’oeil au mythique Coupé 2002 de la marque. De quoi affirmer sa singularité avec en prime un joli travail de mise en relief. A la clé, une sensation de profondeur et une signature lumineuse reconnaissable des connaisseurs.

BMW Série 2 Coupé G42

Côté ligne extérieur, la Série 2 Coupé dispose donc d’une personnalité qui lui est propre. Certains apprécieront, d’autres auraient préféré plus de classicisme.

Pensée pour le conducteur

A l’intérieur, le constat est tout autre. Les habitués de la marque seront en terrain connu et apprécieront une finition exemplaire. Les matières sont flatteuses visuellement, les ajustements parfaits. Une belle illustration du premium en somme. BM ayant eu en prime la délicatesse de ne pas céder aux sirènes du tout tactile pour son coupé.

BMW Série 2 Coupé G42

Les écrans numériques sont bien évidemment de la partie, encore plus si vous optez pour le live cockpit (1100€) mais la console centrale conserve quelques boutons pour sélectionner les modes de conduite ou piloter le système d’info-divertissement. Idem pour la climatisation. De quoi froisser les apôtres du minimalisme mais à l’usage, impossible de rivaliser avec ce bon vieux bouton pour ajuster la température ou naviguer au sein de sa playlist favorite.

Mais la technologie a aussi du bon à l’image de la fonction « Auto-Reverse » qui enregistre les 50 derniers mètres parcourus et permet ensuite de ressortir en marche arrière sans avoir à toucher le volant en empruntant exactement le même chemin. Gadget de prime abord, cette fonction se révèle redoutable une fois l’habitude prise.

BMW Série 2 Coupé G42

Enfin, comment ne pas être sous la charme de ces sièges coloris cognac dont on retrouve un rappel sur les contre-portes. L’assise est par ailleurs confortable avec en prime un maintien latéral ajustable en fonction des préférences du conducteur. Bien sûr, coupé oblige, il faudra composer avec une position de conduite basse et allongée. La ligne plongeante du pavillon limite quant à elle l’espace disponible aux places arrière. Les enfants s’en accommoderont sans mal. Les adultes de plus de 1m70 se sentiront vite un peu trop à l’étroit passés quelques kilomètres. Quant au coffre, avec un volume de 390l, il pourra sans difficulté accueillir les bagages pour une escapade romantique sur la côte normande le temps d’un week-end.

BMW Série 2 Coupé G42

Raison ou passion ?

L’occasion d’apprécier la discrétion du 4 cylindres (dont les montées en régime laissent entrevoir une sonorité pas désagréable pour une fois) associée à la douceur de la boîte ZF à 8 rapports.

BMW Série 2 Coupé G42

Le bocage normand et ses petites routes sinueuses pourraient être l’occasion d’accélérer le rythme mais les 184 ch (« seulement » – 300 Nm – 1550 Kg) et la propension de la suspension à vous transmettre la moindre irrégularité de la chaussée vous ramènent vite dans le droit chemin. De quoi limiter les passages à la pompe, avec une consommation pour le moins raisonnable de 7l/100 dans ces conditions.

BMW Série 2 Coupé G42

Mais si votre motivation première est plutôt de titiller les chronos tel Ari Vatanen (sur circuit bien sûr), il suffit de se tourner vers la M240i, son 6 cylindres en ligne, ses 374 cv (0 à 100s en 4,5s, soit 3s de moins que la 220i) et son malus pouvant frôler les 20000€ selon les options choisies… GMK nous dirait que « c’est aberrant frérot » ! Nous sommes d’accord. Mais pas la peine de tergiverser davantage la vie du passionné d’automobile est ainsi faite désormais.

BMW Série 2 Coupé G42

C’est là tout l’intérêt de la 220i, bien plus abordable avec un ticket d’entrée autour de 43 000€ (56 000€ pour le modèle essayé équipé de nombreuses options) et un malus compris entre 500 et 1000€ en attendant une descendante électrique capable de concilier puissance et budget raisonnable. Car oui, l’avenir sera électrique ou ne sera pas même pour les « petits » coupés. Faut-il pour autant s’en émouvoir ? Pas sûr. Mais nous aurons l’occasion de l’évoquer prochainement à travers l’essai de la pétillante i4 M50…

BMW Série 2 Coupé G42

Julien

Mettre en lumière les dernières nouveautés High-Tech et automobiles, tel est mon quotidien sur Masculin.

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