Mais qui est ce Denis qui pique la femme des autres ?

Ce qu’il faut savoir sur le film

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Jean-Paul Rouve est un tombeur, prêt à séduire tout ce qui bouge ou presque. C’est ainsi qu’est Denis, son personnage dans le film du même nom.

Jean-Paul Rouve et Fabrice Eboué dans Denis

Une histoire inspirée de la réalité

L’idée est née d’une discussion entre le réalisateur et un ami, qui s’est trouvé dans la même situation que Vincent avec ses ex. Fabrice et Jean-Paul l’ont remarqué aussi : on a tous parmi ses connaissances un « Denis ». Un type qui en apparence n’a rien pour lui, ou du moins, rien de plus que les autres. Et pourtant, toutes les filles tombent dans ses bras. Elles savent ce qu’elles recherchent et avec cet homme, elles l’ont trouvé. Le réalisateur tente de comprendre comment cela est possible à travers les interrogations de Vincent dans le film.

Une analyse de la séduction contemporaine

Le film encourage à réfléchir au-delà du comique. Il oppose en fait le comportement des deux « mâles » de notre époque. L’homme intellectuel et rationnel, fruit de la modernité, qui croit que tout à une explication et se perd parfois dans ses réflexions. Face à lui l’homme simple et naturel, confiant en lui, qui n’est pas dans le contrôle permanent. Contrairement au premier, il ne cherche pas de signification à tout ce qui lui arrive et prend les choses avec plus de pragmatisme.

La contribution des acteurs aux dialogues

Lionel a écrit le scénario en collaboration avec Laurent Roggero. Jean-Paul Rouve et Fabrice Eboué n’ont cessé de l’influencer ensuite, en allant jusqu’à improviser pendant les jours de tournage. En réécrivant les dialogues avec lui, ils ont pu apporter leurs sens de l’humour respectifs au film et affirmer le style de leurs personnages. Ainsi, tous les spectateurs devraient trouver matière à rire. A l’initiative de Jean-Paul Rouve, la fin de l’histoire est même complètement différente de la version originale.

Sara Giraudeau, fille de talent

Sara Giraudeau (rôle de Nathalie), peu connue du grand public, est la fille de la comédienne Anny Duperey et de l'acteur Bernard Giraudeau. Plus habituée aux planches qu’à la caméra, elle a remporté un Molière de la révélation théâtrale pour La Valse des pingouins en 2007.


Le catch, au coeur du film Denis

10 kilos en plus

Pour interpréter Denis, Jean-Paul Rouve n’a pas hésité à prendre 10 kilos avant le tournage du film, sans en avertir le metteur en scène. D’après lui, cela permettait de rendre le personnage plus crédible et le mystère encore plus grand quant à son charme.

Les prises de catch

Le catch est vite venu à l’esprit du réalisateur pour se faire affronter physiquement les deux personnages principaux. Ce sport correspondait au côté original et désinhibé de Denis. Plusieurs semaines d’entraînement ont été nécessaires pour mettre au point les chorégraphies. Les acteurs ont réalisé les enchainements et certaines de leurs cascades mais pour les prises trop risquées, ils se sont fait doubler par des professionnels. Le tournage de cette séquence de combat culte a duré une semaine !

Une toile de fond en intrigue policière

Afin d’illustrer la personnalité de Vincent, le réalisateur a fait de lui un expert de la police scientifique. Pour une fois, les scènes de crimes ne sont pas au centre du film mais le ponctuent régulièrement, donnant ainsi lieu à des situations déconcertantes. On s’intéresse à la vie privée de l’un des techniciens, pas à la résolution de l’affaire criminelle.

L’ornithophilie ou phobie ?

Du grec ancien ornis (oiseau) et logos (connaissance), c’est la branche de la zoologie qui a pour objet l'étude des oiseaux. Denis en est passionné. Alors que Jean-Paul Rouve était, à l’image de son personnage, très à l’aise avec les oiseaux, Fabrice Eboué n’a lui pas eu besoin de jouer la comédie. Il était vraiment incommodé en présence des volatiles ce qui donne toute sa crédibilité à la scène.

Un directeur de la photographie populaire

Stéphane Le Parc est la chef opérateur de nombreuses autres comédies populaires, parmi lesquelles : Vive la France, Bienvenue à bord, Nous York ou Le Mac. Son éclairage apporte plus de profondeur à l’histoire et au personnage que celui uniforme utilisé pour les téléfilms.

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