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Il y a 11 ans

Micmacs à Tire-Larigot : Jeunet cherche l’inspiration

Avec son nouveau film, «Micmacs à Tire-Larigot », Jean-Pierre Jeunet fait un grand pas en arrière par rapport à « Un Long dimanche de fiançailles », dans le sens où il revient à une recette simple « à la Amélie Poulain » parfaitement ancrée dans son univers.

Une histoire très basique
On y retrouve les tics, les personnages, les situations, les mouvements de caméra… on y retrouve toute la forme. Mais le fond ? A défaut d’émouvoir ou même de provoquer une quelconque émotion (on reste littéralement de marbre pendant 1h45, seules 2-3 rires isolés ayant perturbé le silence de la salle, malgré la présence au casting de Dany Boon), « Micmacs à Tire-Larigot » raconte une histoire très basique de vengeance, ancrée dans l’univers de Jeunet mais sans la profondeur ou la finesse qu’on pouvait trouver dans le reste de sa filmographie.

Jeunet se piège tout seul
Comme si « la formule Jeunet » avait été découverte par son propre créateur et venait d’être industrialisée, les scènes s’enchaînent, se ressemblent, n’ont pas vraiment de saveur, ne sont pas très inspirées, ressemblent exactement au minimum syndical de ce qu’elles devraient être mais sans jamais surprendre.

Un film qui se laisse regarder, sans plus
En résulte un film se laissant regarder sans problème mais plat à tous les niveaux : les personnages, la photo (quelconque… pour du Jeunet !), l’histoire, les gags, l’aspect visuel (sans aucune trouvaille). La déception que provoque « Micmacs à Tire-Larigot » est issue d’un seul et unique problème : l’envie outrancière du film de brosser le spectateur dans le sens du poil sans jamais un geste de travers.

Sortie le 28 octobre 2009
Note de la rédaction de Filmsactu.com : 11/20

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