Alain Daldem
Il y a 1 mois

Episode #1 : Ragnarök sur Netflix, du tonnerre d’Odin !

Vous avez découvert l’origine du Ragnarök avec le film Marvel du même nom ? Vous avez aimé les couleurs flashy, l’action, les gros muscles huilés de Chris Hemsworth ?

Oubliez tout cela, nous partons dans l’univers de la mythologie nordique, loin de la mécanique hollywoodienne, avec une coproduction de la Norvège et du Danemark pour Netflix.

Avec la rubrique « Episode #1 », nous vous proposons de découvrir une série après avoir visionné son 1er épisode uniquement. Des spoilers sont possibles, mais les suppositions iront aussi bon train !

Le Ragnarök, c’est quoi ?

Le mot Ragnarök désigne la fin du monde, le moment où les dieux affrontent les géants, et où personne ne réchappe de ce combat : ni dieu, ni monstre, ni humain (ou presque). Ces récits légendaires sont retranscrits dans les recueils nommés l’Edda poétique et l’Edda de Snorri.

A la lecture du paragraphe suivant, ne cherchez donc pas « Edda » sur Google Earth, ce lieu imaginaire a été inventé à partir du nom de ces ouvrages.

Une série qui commence comme un teen movie

Edda est une petite ville industrielle au cœur du Danemark. L’endroit où l’on passe mais où l’on ne s’arrête pas, même en cas de pénurie de Wasa. Du moins est-ce le cas pour la majorité des gens.

Pour Magne et sa famille, c’est tout l’inverse. Sa mère vient de retrouver du travail dans cette ville où ils ont vécu en famille il y a de nombreuses années, et où le père de Magne et de son frère Laurits est décédé.

Les deux jeunes vont découvrir leur nouvelle école, symbole d’amourettes et d’amitiés naissantes, d’autant que Laurits est plutôt beau gosse, alors que son frère semble gentil mais simplet, et atteint de dyslexie. Jusque-là, tout est très convenu par rapport à bien des séries.

Le syndrome Spiderman

Mais voilà, dans cette ville morne, des choses interpellent. La jeune Isolde, sorte de Greta Thunberg locale, tente d’avertir la population des dangers de l’industrie, et de la pollution des eaux, avec une succès limité. Elle est même le mouton noir de l’école, celle avec qui il ne fait pas bon trainer si on souhaite être populaire. Jusque ici, encore, rien de bien original.

Ca serait sans compter sur le fait que, tel Peter Parker découvrant ses pouvoirs, Magne ressent des changements en arrivant dans sa nouvelle ville. Sa vue s’améliore, ses lunettes lui deviennent inutiles, et il redresse les roues de vélo pliées comme si c’était du papier.

Ce n’est que le début. Car là où la série annonce qu’elle ne compte pas rester sage, c’est lorsque l’homme puissant du village, propriétaire des industries locales, décide en pleine nature de retirer ses fringues pour aller dézinguer à bout de bras un cervidé, lui arracher le cœur, et pousser une bonne gueulante de victoire sur un rocher dominant la vallée comme le ferait Simba après une belle journée de chasse.

Le bon dosage

Les productions nordiques ont souvent la réputation d’être lentes, très psychologiques, voire un brin chiantes pour qui n’a pas son abonnement à la salle de cinéma d’art et d’essai du coin. Même The Rain, la première série danoise sortie sur Netflix, n’a pas toujours réussi à trouver son (bon) rythme.

La force de Ragnarök, c’est de garder cette identité mystérieuse scandinave, mais d’avoir un rythme soutenu. En à peine 5 minutes, la série a posé son intrigue et présenté ses personnages. L’épisode de 45mn semble durer deux fois moins longtemps et comprend déjà des rebondissements et une intrigue parfaitement lisible. 

On regarde la suite ?

Oui, assurément ! Sur ce premier épisode, la série sait jongler entre humour et moments surprenants, voir totalement barrés. Il y a bien un recours à quelques trames classiques et certains personnages semblent manichéens. Mais tout cela n’est pas poussif, et peut voler en éclats à tout moment.

On a donc hâte de voir les dieux et les géants humainement incarnés se mettre sur la gueule sur fond de fable écologique, parfaitement dans l’air du temps. Alors oui, dévorer les 6 épisodes de cette première saison de Ragnarök devrait se faire sans encombre !

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Alain Daldem

Média, automobile, et gastronomie : trois domaines différents mais qui font mon quotidien. Je reste à l'affût des actualités de ces secteurs. Au plaisir de les partager prochainement avec vous sur masculin.com !